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 Okay, ça va être un bain de sang.

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MessageSujet: Okay, ça va être un bain de sang.   Sam 4 Déc - 20:19

Temari était mauvaise au corps à corps. C’était dit. Cette vérité autrement plus évidente que son caractère philanthrope ne semblait cependant pas faire le poids face à ce dernier, et lorsqu’il s’était fallu s’interposer en dernier recours pour protéger un chûnin à cours d’armes blanches pour lui éviter une fin autrement moins glorieuse que celle de rentrer chez ses parents, elle n’avait pas hésité une seconde. La blessure était superficielle : ses réflexes lui avaient évité le tranchage simple et net de ses veines, mais la lame avait entamé l’épiderme assez profondément pour l’obliger à panser son bras plus proprement qu’en urgence à peine les portes de Suna traversée. Le centre hospitalier du village caché du sable était cependant d’un agréable tout relatif, et le calme eut au moins l’avantage de faire disparaître la migraine que le sang coagulé et la douleur engendrée avait su imposer à son esprit. Répondant évasivement à l’infirmière qui semblait tenir à cœur de prendre soin de la sœur du Kazekage comme il se doit (« comment ? vous êtes blessée depuis quatre jours déjà ? oh la mais je comprends votre infection et le manque de réflexe de votre bras, imaginez si on avait dû vous amputer ah lala mais heureusement que les ninja savent gérer leurs bobos tout seul en un premier temps hein ? ahah ! » ; discours auquel elle ne faisait de toute façon pas attention, trop concentrée à river son regard sur la tour du Kazekage qui transparaissait au-delà des vitres de sa chambre immaculée), la jeune femme se demanda si ses frères avaient su s’en sortir seuls durant ces deux semaines d’absence. Le Pays du Riz n’était pas réellement la porte à côté, aussi n’avait-elle pas pu faire plus vite pour cette mission de repérages ; elle se prenait à espérer, cependant, que les garçons avaient su manger autre chose que des pizzas ou que Kankurô n’avait pas exploité une gamine de dix ans pour leur cuisiner ce qu’ils voulaient à loisirs durant ce laps de temps… Ce n’était pas le genre de Gaara que de laisser le cadet faire ça, mais savait-on jamais : le châtain savait bougrement bien être persuasif, quand il le voulait.

Lorsque le personnel hospitalier la relâcha enfin, un bras largement enrobé et relativement utilisable, Temari s’empressa de rejoindre alors la maison qu’elle partageait avec ses deux petits frères, croisant les doigts pour les y voir tous les deux. Nul doute que si le rouquin avait été mis au courant de son retour, comme elle le faisait habituellement en envoyant une missive lors de son départ de l’emplacement de la mission, il aurait réservé Kankurô pour cette date et se serait échappé de ses corvées administratives pour mieux l’attendre au milieu d’une ambiance chaleureuse ; cette fois-ci cependant rien ne lui garantissait que Kankurô ne fusse pas en mission tandis que Gaara se retrouvait coincé dans une réunion de rabat-joie entre le conseil et quelques politiciens de passage au village. Un soupir résigné passa outre la barrière des lèvres de la blonde. Si tel était le cas, tant pis : elle se contenterait de leur préparer un bon dîner avec attention et bonne humeur pour mieux fêter leurs retrouvailles. Peut-être même prendrait-elle le temps d’aller acheter le dessert préféré du marionnettiste au pâtissier du coin.

Les pièges étaient en place et Temari les désactiva tous avec soin avant d’ouvrir la porte de la maison, souriante. Home, sweet home. Qu’il était bon de rentrer chez soi : tout d’abord, elle prendrait un bain, et puis… La lumière de la rue filtra dans l’entrée plongée dans l’obscurité et l’odeur s’échappa en effluves désagréables, pas tout à fait nauséabondes mais assez agressives pour faire plisser le nez à la jeune femme. Qu’est-ce que c’était que ça ? Gaara aurait-il encore expérimenté l’une de ses recettes étranges auxquelles il tenait tant ? Ils auraient pu ouvrir les fenêtres, soupira Temari en ouvrant le battant en grand d’un coup de pied assez doux pour ne pas le faire claquer contre le mur. Les chaussures n’étaient pas rangées correctement et Temari ne put s’empêcher de grincer des dents, s’agenouillant pour les replacer avant de rajouter les siennes au compteur, déposant son éventail contre un mur pour mieux passer dans la cuisine, histoire de prendre un verre d’eau. Et là, ce fut pire encore que les bribes de la Seconde Grande Guerre ninja que sa mémoire reconstituait parfois dans ses cauchemars puérils. La propreté était lamentable, la nourriture trainant un peu partout était dans un état de décomposition trop avancée pour ne pas lui coller des nausées sur le coup, les boîtes de restauration rapide jonchaient le sol et encombraient jusqu’au frigo qui devait vraisemblablement être vide. Aberrée, la jeune femme ouvrit la bouche sous la surprise avant de reculer d’un pas pour changer de pièce, jetant son dévolu sur le salon qui, s’il n’était pas aussi atteint que la cuisine, était au moins dans un désordre assez révoltant pour que ses nerfs craquent sur le coup. Gaara ! gueula-t-elle avec mauvaise humeur en rebroussant chemin une troisième fois avec la ferme intention de monter à l’étage pour les déloger s’ils y étaient, auquel cas elle secouerait ciel et terre pour les ramener par le peau du cul et leur apprendre la vie en communauté. Mais ce qu’elle vit sur la sixième marche ne lui plut pas, mais alors pas du tout. KANKURÔ ! hurla-t-elle alors d’une voix suraiguë, réduisant à n’en pas douter les tympans des voisins à l’état de bouillie végétative avancée. Elle allait lui apprendre, à cet enfoiré de marionnettiste, ce qu’elle pensait des préservatifs qui traînaient un peu partout chez eux quand un gamin de seize ans traînait dans le coin. Et elle ne préférait pas s’approcher assez près pour vérifier s’ils étaient usagés ou pas ; elle ne donnait pas cher de la peau du cadet le cas échéant.
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Sabaku no Kankurô

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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Dim 5 Déc - 1:00

Kankurô bâilla largement et se frotta les yeux. Il sortit de sa chambre plongée dans le noir et trébucha plusieurs fois à cause des objets qui jonchaient le sol. Les yeux encore à moitié ouverts et d’un pas titubant, il descendit les escaliers et gagna la cuisine. L’heure – avancée – était venue de commencer une nouvelle journée. Ou plutôt de la finir, vu que nous étions déjà en début d’après-midi. Kankurô étouffa un nouveau bâillement tout en ouvrant le frigo – vide – dans l’espoir d’y trouver quelque chose susceptible de le réveiller. Il eut une brève pensée pour les substances illicites qui traînaient dans sa chambre et secoua la tête. Non. Il lui fallait du café. Sauf qu’il n’y en avait pas. À vrai dire il n’y avait plus grand-chose de comestible dans cette maison. Ah, il allait devoir sortir faire des courses. Il s’approcha de la fenêtre la plus proche d’un pas peu convaincu et tira les rideaux. La lumière faillit l’aveugler. Il cacha précipitamment l’immonde lueur du soleil et réfléchit. Il pouvait demander à Gaara de faire des emplettes sur le chemin du retour. Il n’aurait qu’à déléguer la tâche ingrate à quelque subordonné. Ou alors il pouvait demander à ce cher Kaori, mais il lui semblait qu’il était en mission en ce moment… D’ailleurs, on était quel jour ? Kankurô soupira. Bon. Il ne pouvait pas – ou plutôt ne voulait pas – sortir. Il pouvait peut-être faire quelque chose de constructif ? Comme travailler sur ses marionnettes ou nettoyer un peu la maison de sorte à ce que Temari ne saute pas au plafond quand elle rentrerait ? Kankurô fixa d’un œil vitreux la boîte de conserve vide à ses pieds. Mouais. Il ne savait pas quand elle devait rentrer, mais Gaara en serait probablement informé bientôt et lui transmettrait l’information. Là, il pourrait s’inquiéter de l’état lamentable de leur intérieur. Mais pas maintenant. Kankurô bâilla encore. Bon. Ne lui restait plus qu’une option afin de remplir sa journée, ou plutôt ce qui en restait. Il remonta se coucher.

Kankurô profitait toujours de l'absence de Temari pour faire la grasse matinée. Ces deux dernières semaines n'avaient pas dérogé à la règle. Bien sûr il avait tout de même quelques obligations administratives – déléguées à Kaori – et quelques missions, comme celle qu'il avait remplie deux jours auparavant. La surveillance du village avait été renforcée suite à des menaces terroristes, et le marionnettiste avait accompagné Baki afin de constater par eux-mêmes les nouvelles mesures mises en place aux alentours de Sunakagure. Puis il était rentré et avait rédigé un rapport sur le sujet – là encore partiellement délégué à Kaori. Il avait occupé le reste de son temps à dormir de plus en plus tard, à mesure qu'il se couchait de plus en plus tard aussi. Il s'occupait de manière diverse et variée, mais une chose était sûre ce n'était pas en entretenant la maison, son passe-temps le plus avouable restant la modification de ses pantins. Une partie de son matériel traînait d'ailleurs dans sa chambre, en compagnie de plusieurs plans et croquis. Il avait tenté à maintes reprises de mettre en œuvre l'idée qu'il avait en tête, mais il fallait croire que le manque de sommeil ajouté "au reste" dirons-nous ne le rendait pas très productif. Dans tous les cas, ce n'étaient pas l'activité qui l'avait occupé le soir précédent, comme en témoignaient son état comateux ainsi que les "pièces à conviction" découvertes par Temari. Tout ça pour dire que le marionnettiste était dans un état lamentable et qu'il allait sacrément morfler au retour de sa sœur.

Retour auquel il n'était pas préparé, bien évidemment. Il se réveilla dans le calme, sans trop savoir quelle heure il était. Sûrement tard. Ce n'était pas ce qui le motivait à se lever. Il pensait plutôt à Gaara qui n'allait pas tarder à rentrer... Il fallait quand même qu'il fasse bonne figure, ou autant que faire se peut vu la tronche qu'il se payait. C'était d'ailleurs en partie son reflet dans le miroir qui l'avait convaincu de se recoucher. Mais bon. Il fallait s'activer un peu. Juste pour le principe. Allez, courage. Tu peux le faire. Ou... ou pas, en fait. Son regard endormi survola sa chambre et ses épaules s'affaissèrent. Il n'aurait su dire qui de lui ou de la pièce avait meilleure mine. Pas très motivant, comme spectacle. Heureusement, le destin avait de quoi le réveiller parfaitement. Il y avait du bruit en bas. Kankurô songea bien évidemment à son frère. Mais malheureusement pour lui, ce n'était pas Gaara.

« Gaara ! »

Kankurô se figea. Non. Impossible. Elle... elle ne pouvait pas être déjà de retour ?! Elle aurait prévenu Gaara de son départ du pays du riz, Gaara l'aurait prévenu, et ils auraient rangés vite-fait tout ce bazar pour accueillir leur grande sœur le sourire aux lèvres comme les parfaits petits frères qu'ils étaient... comme à leur habitude. Pourquoi n'avait-elle pas prévenu Gaara ? Ou bien... peut-être qu'elle l'avait fait, que Gaara lui avait transmis le message, mais qu'il n'y avait pas fait attention ? Non. Impossible. Il s'en serait souvenu. Il se serait souvenu d'une information aussi capitale ! Ou alors, il était dans les vapes à ce moment-là et... Ah, mais ça n'avait plus d'importance, Temari était rentrée et elle allait le tuer ! Sans compter qu'il était seul sur "le lieu du crime", de sorte qu'il serait seul à... subir ses foudres. POURQUOI GAARA N'ÉTAIT-IL JAMAIS LÀ QUAND IL AVAIT BESOIN DE LUI ? Non qu'il souhaitât que son frère subisse la colère de leur sœur plus que lui, mais... c'était tout de même plus facile d'y faire face à deux, non ? MERDE MERDE MERDE MERDE MERDE MERDE MERDE... Kankurô s'était habillé prestement tandis que les pas de sa sœur résonnaient dans la maison. Il planqua quelques trucs sous son matelas, ouvrit les volets pour aérer sa chambre dont l'odeur était un mélange de renfermé et d'herbe fumée et se précipita sur la porte. Avec un peu de chance, elle...

« KANKURÔ ! »

Non, rien. Je suis dans la merde. Il songea un instant à s'enfuir par la fenêtre, puis se ravisa. Ce serait pire à son retour et... si Temari rentrait dans sa chambre. Cette dernière reflétait parfaitement l'était du salon additionné à celui de la cuisine, trahissant plus que tout la façon dont Kankurô avait vécu – quoique "survivre" eut été plus approprié – durant les deux dernières semaines. Il valait donc mieux qu'il sorte avant qu'elle ne pénètre ici. Ce qu'il fit, non sans modeler une expression affable au possible sur son visage, accompagnée d'un sourire. Un peu crispé le sourire, mais bon.

« Te... Temari ! »

Il referma la porte de sa chambre derrière lui et s'appuya contre le battant, peu enclin à raccourcir la distance qui le séparait de sa sœur. Les mains dans le dos, il tritura nerveusement la poignée tout en continuant de sourire. Tandis que la sueur coulait le long de sa nuque, il songea que le désavantage de n'être pas maquillé, c'était qu'on voyait tout de suite que son expression était feinte – et qu'il venait de se réveiller. Il se racla la gorge.

« Ça alors, euh... Déjà rentrée ? »

Kankurô n'était pas bavard de nature, mais là tout de suite il se sentait incapable de soutenir en silence le regard de sa sœur. Ni même de le soutenir tout court, en fait. Ce qui expliquait qu'il n'avait pas encore remarqué qu'elle était blessée. Il savait dans quel état elle était en découvrant l'état de leur maison, et une seule pensée l'obsédait. Je suis dans la merde. Je suis GRAVE dans la merde.
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Sabaku no Gaara

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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Lun 6 Déc - 20:53

Gaara arborait comme toujours son expression insondable et calme… Et pourtant, il avait l’impression qu’il allait commettre un triple meurtre. Il était assis à une grande table ronde, avec le conseil de Suna, et il fixait des yeux un homme de la cinquantaine qui faisait son petit discours. « Et si…. Patati patata. Mais si…. Bidule chouette »…. Trois hommes politiques avaient réclamé une réunion à la dernière minute, pour quelque chose d’urgent… Urgent, ils avaient dit… Seulement, là, ils n’avaient droit qu’à des « si » par ci, des « si » par là… Que des choses qu’eux-mêmes pouvaient deviner tous seuls. Le Kazekage jeta un rapide coup d’œil au plus jeune des conseillers présents qui baillait ouvertement d’ennui lui rappelant Kankurô… Oh… D’ailleurs…. Il avait oublié de prévenir Kankurô avec tout ça ! Enfin, oublier, c’était plus qu’il n’avait pas eut le temps de faire en sorte qu’il soit prévenu qu’il avait reçu le message de Temari annonçant son retour. Il avait à peine terminé de lire le dernier mot écrit par la main de sa sœur qu’il avait du gérer plusieurs problèmes, et des réunions aussi. C’est comme ça que c’était sortit de sa tête. Là, il en était à la quatrième réunion de cette journée, et c’était de loin la plus inutile qu’il soit ! Et s’il n’était pas lui-même, il se serait déjà mis à grincer des dents depuis un bon moment. Il voulait être présent pour le retour de Temari, et voir si Kankurô avait eut le bon sens de ranger la maison. Surtout que bon, il estimait que son grand-frère était celui qui mettait le plus le bordel, et puis, il avait moins de temps que ce dernier qui alignait les grasses matinées là. Ce matin, il avait quitté la maison que vers 9h, mais le marionnettiste était toujours à dormir, et ce sûrement jusqu’à une bonne partie de l’après-midi. Il avait d’ailleurs vu les préservatifs traînant par terre, contemplant ces… drôles de petits sacs plastiques… avant de tout simplement les ignorer en continuant son chemin. Non, il n’avait pas eut envie de savoir ce que c’était le moment même. Mais peut-être poserait-il la question à Kankurô plus tard, parce qu’il avait quand même un minimum de curiosité sur ce que faisait et utilisait son frère et sa sœur. Qui sait, c’était peut-être très utile ces étranges petits sacs plastiques !

Enfin, son esprit se concentra à nouveau sur la réalité, n’ayant aucun mal à reprendre le fil du discours du deuxième politicien, preuve du contenu navrant. Une mouche vint l’agacer davantage en venant tourner autour de lui. Et alors que cette dernière passait non loin d’une de ses oreilles, un filet de sable l’emprisonna et l’écrasa sans la moindre pitié. L’expression Gaara n’avait en rien changé, et c’est peut-être une des raisons pour laquelle le silence s’installa soudainement. Les politiciens et quelques conseillers regardèrent le minuscule point noir tomber par terre et le sable retourner dans la gourde, puis leur attention se porta sur le Kazekage toujours aussi stoïque à part ses lèvres qui se mouvèrent… prise de paroles.

"Vous n’avez rien de mieux à dire ?"

Gaara se leva, aucune réponse pendant quelques secondes avant que le plus âgé des politiciens n’ouvre la bouche, mais là, le rouquin lui coupa la parole, ton froid, alors qu’en même temps il manipula du sable pour récupérer les notes des trois hommes.

"Je n’aime pas être dérangé pour rien. Revenez ici que quand vous aurez vraiment quelque chose de concret à dire !"

Les politiciens reculèrent leurs chaises de plusieurs centimètres, en ne pouvant pas s’empêcher de faire le lien avec le triste sort de la mouche. Ils ne bronchèrent pas du coup, regardant le Kazekage sortir avec leurs notes. Gaara allait juste lire les notes, par principe, mais il n’y aurait rien d’intéressant très certainement. Il les déposa dans son bureau, qu’il quitta ensuite, faisant part de son départ et que, bien sûr, il ne tolèrerait aucun dérangement sans une grande raison valable. Il voulait profiter du retour de Temari, enfin, en souhaitant que Kankurô ait fait le ménage avant qu’elle ne soit rentrée. Sinon, peut-être qu’il reviendrait bien plus vite de lui-même à son travail. Le soleil avait bien amorcé sa descente vers l’horizon, mais la chaleur s’était suffisamment accumulée pour que le jeune rouquin soit soulagé d’entrer dans une maison réussissant à garder un minimum de fraîcheur. Cependant, il se figea en même temps que la porte derrière lui se referma, les pièges et autres protections se réactivant. Il ne saurait dire ce qui l’inquiétait le plus là… La vue de l’éventail et des chaussures de Temari, ou encore l’odeur qu’il supportait mais qui signifiait clairement une chose… Le ménage n’avait pas été fait alors que sa sœur était revenue… Kankurô bordel ! A rien faire de sa journée ! Il aurait pu avoir le bon sens de ranger et tout, et ce même s’il n’avait plus pensé à le prévenir ! Gaara eut la vision d’une furie blonde aux quatre chignons éclatés, au teint rouge, prête à se jeter sur lui, hurlant et le menaçant avec un balai. Il cligna des yeux, la vision disparaissant mais il pouvait déjà entendre gueuler à l’étage… Pauvre Kankurô… Enfin, avec ça, son arrivée était peut-être passée inaperçue hein, autant en profiter…

Gaara eut cependant une pensée pour son frère aîné là-haut alors qu’il se retournait vers la porte. Il préférait affronter la grande chaleur du désert plutôt que la colère de Temari à cet instant si la maison était restée telle qu’il l’avait quitté ce matin. Puis quoi, lui, il avait juste eut la flemme de jeter des emballages, de faire la vaisselle, et aussi de mettre son linge sale dans la corbeille prévu pour. Les tâches ménagères…. Il n’avait pas le temps, et il n’aimait pas ça… Ce n’était pas la nuit qu’il allait faire ça non plus, pendant que Kankurô dormait ou jouait avec ses amies à il ne sait quoi, enfin, si, il pense savoir, c’est plus qu’il ne veut pas savoir…. Il se doutait fort bien que ce dernier n’aimerait pas le voir se pointer avec un balai dans sa chambre à ces moments-là. S’auto-excusant, que ce soit pour lui, pour Temari ou pour Kankurô, il essaya de faire le moins de bruit possible. Il reviendrait plus tard pour les retrouvailles avec sa sœur, enfin, à espérer qu’elle serait calmée… Il songea un instant qu’elle serait peut-être capable de se pointer à son bureau pour le ramener de force à la maison… Il posa la main sur la poignée, tout plein d’espoir de pouvoir fuir… Si sa sœur avait la force de gueuler, c’est qu’elle allait donc bien, de quoi être rassuré sur ce point… Alors qu’il allait ouvrir la porte, il crut entendre des pas précipités derrière lui… Un drôle de frisson traversa son échine, et bien que son expression resta aussi impassible que d’habitude, il n’en pensa pas moins un gros « Et merde » comme son frère aîné… Et il ne bougea plus du tout… Parce que bon, il n’allait pas non plus se barrer en courant dans la rue, avec le risque d’une Temari juste derrière à ses trousses…
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Jeu 9 Déc - 13:11

Alors que seul le silence lui répondait, Temari sentit une bouffée de colère aveuglante l’envahir, assez pour lui permettre de gravir les marches et passer outre les préservatifs qu’elle préféra ne pas regarder une seconde de plus – cela ne l’empêcha cependant pas de noter du coin de l’œil une légère couleur rosée qui l’informa malgré elle du goût que cela pouvait avoir. Le couloir de l’étage semblait ne pas avoir été assez fréquenté pour pâtir de l’état général de la maison, mais la poussière s’était amoncelée ça et là, ce qui était amplement suffisant à la jeune femme pour se sentir davantage remontée encore si c’était possible. Elle s’apprêtait alors à débarquer dans la chambre de son frère cadet pour le déloger de son lit et régler ses comptes proprement avec lui lorsque le concerné consentit enfin à émerger, habillé – Temari ne le remercierait sans doute jamais assez pour ça – mais exempt de maquillage et par là-même totalement vulnérable sous le regard inquisiteur de sa sœur aînée. En un coup d’œil, elle put tirer une dizaine de conclusions dont des manquements aux règles de vie imposées durant son absence, comme : 4) Je n’oublierais pas de m’entraîner au minimum une fois tous les deux jours, 9) Je mangerais autre chose que de la malbouffe que je commanderais par téléphone, 10) Je penserais par conséquent à acheter des légumes et des produits frais régulièrement pour ne jamais me retrouver à court, 15) Je me laverais quotidiennement. Bien sûr elle passerait sous silence les nombreux post-its désormais échoués qu’elle avait laissé un peu partout pour leur dire où trouver quel produit d’entretien : quelque chose lui disait qu’ils n’en avaient pas eu grande attention. Kankurô. siffla-t-elle entre ses dents lorsque son vis-à-vis prononça son prénom, plissant les yeux à sa question suivante pour laisser un silence lourd de signification planer entre eux. Elle ne savait pas si elle voulait le laisser s’enfoncer seul ou si elle allait l’y aider, à l’aide d’un marteau voire de ses propres marionnettes. Très vite cependant ses nerfs répondirent à sa place, et elle prit une grande inspiration telle une sommation personnelle de se calmer, affichant un sourire sur ses lèvres gercées par le voyage.

Oui. La mission fut un succès malgré quelques incidents de parcours : je suis heureuse d’être rentrée et vous revoir. commença-t-elle en penchant légèrement sa tête sur le côté, accentuant son expression alors particulièrement candide, ce qui, soyons franc, lui donnait un air particulièrement peu avenant. Au fond, elle ne voulait pas faire preuve de sarcasme : elle se disait juste que, quitte à ne pas les avoir vu pendant longtemps, autant commencer leurs retrouvailles sur un bon pied, non ? J’aurais juste espéré de votre part un petit peu plus de compassion. Je ne sais pas, me laisser de l’eau au frais et un pan de canapé assez propre pour que je puisse m’y asseoir ? continua-t-elle en haussant les épaules, désinvolte, et ses propres mots semblèrent alors anéantir définitivement les restes de sa patience limitée. Alors maintenant tu vas te bouger et plus vite que ça, je veux que tout soit impeccable dans une heure et ne comptez pas sur moi pour mettre la main à la pâte, je vais vous apprendre la vie en communauté moi espèce d’ingrats irresponsables ! gueula-t-elle en perdant toute trace de sourire pour aller ouvrir un placard à la volée, qui, curieusement, était particulièrement resplendissant de propreté comparé au reste de la baraque. Elle en sortit un balai qu’elle balança à la tronche de Kankurô, mettant ensuite à sa disposition des seaux, des produits d’entretien, une serpillère, sans cesser bien sûr de crier ses directives. Tu vas commencer par ta chambre, puis tu vas me faire le couloir et les escaliers, de haut en bas jeune homme, parce que tu l’ignores sûrement mais c’est comme ça que fonctionne le ménage, et je veux que ça brille, et je ne veux pas savoir de qui Gaara ou toi a détérioré telle ou telle pièce, lui aussi il va me faire sa chambre, et vous allez vous partager la cuisine et le salon, je ne veux pas une seule plainte ou je te colle à l’Académie pour trois mois, est-ce que c’est bien compris ?!

La jeune femme redressa légèrement le menton, comme soucieuse de contrebalancer son essoufflement pour reprendre contenance, fixant le châtain avec une lueur provocatrice dans les yeux, le mettant au défi de placer ne serait-ce qu’un mot. Au fond, elle semblait n’attendre que ça, dans son immobilité prédatrice de fauve assoiffé et insatiable ; un petit quelque chose cependant happa son attention et elle tourna vivement la tête vers l’escalier, cillant de surprise pour froncer les sourcils, mécontente. Ah, et tu penses t’en tirer comme ça ? murmura-t-elle en essuyant ses mains sur son yukata avant de s’engager sur les marches pour redescendre dans l’entrée, dans laquelle se tenait, comme elle l’avait deviné, Gaara, qui s’apprêtait vraisemblablement à partir. Sans sommation, elle posa sa main sur le col de sa tenue pour le tirer en arrière, préférant ne pas toucher à sa jarre. Même si elle savait pertinemment que son frère benjamin ne lui ferait jamais de mal (plus maintenant, tout du moins) le réceptacle de son arme la plus meurtrière lui semblait comme beaucoup trop malsaine pour qu’elle se permette d’y apposer ne serait-ce qu’un doigt. Gaara, tu tombes bien ! Kankurô t’attendait, justement. ironisa-t-elle en le trainant à l’étage sans même faire attention à ses trébuchements ou sa difficulté à monter l’escalier à l’envers. Elle ne daigna le relâcher que devant le châtain, croisant ensuite les bras en posant un regard lourd de signification le duo. Allez. C’est à vous. On y va maintenant, on se motive, et on ne tergiverse pas ! rugit-elle en tapotant le sol du pied, prenant néanmoins le temps de survoler le corps du rouquin du regard pour vérifier qu’il n’avait rien. Deux semaines, c’était long dans une vie de shinobi, et savait-on jamais : peut-être avait-il dû essuyer une tentative d’assassinat, ou tout bêtement avait-il pris ou perdu du poids à cause de leurs alimentations bancales à tous les deux. Les vêtements amples de l’adolescent l’empêchaient cependant de se faire une idée exacte, mais son teint semblait d’une couleur conventionnelle et il se tenait toujours droit comme un piquet, signe de bonne santé à n’en pas douter. Ce ne serait peut-être plus le cas dans une heure, mais tant pis : ils l’avaient provoquée !
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Mer 15 Déc - 14:34

« Kankurô. »

Un long silence s'installa. Pour tout dire, il ne dura probablement que quelques secondes, mais Kankurô eut le temps de voir sa vie défiler devant ses yeux. Il vit une scène de son enfance, où il se rappelait avoir tremblé de tous ses membres parce qu'il avait dit un mot de trop à Gaara, et sans Temari pour sauver la situation, le rouquin l'aurait probablement fait lentement agoniser en l'étouffant avec son sable. L'ironie de la situation lui sauta aux yeux. Là tout de suite, les rôles semblaient inversés. Sauf que... Gaara n'était pas là pour lui sauver la mise, bien sûr. Kankurô vit également défiler sous ses yeux quelques images des deux semaines précédentes, sorte de flash-back où les habits sales, les assiettes vides et les emballages de nourriture surgelée s'entassaient en accéléré dans tous les endroits possibles et inimaginables de la maison (car quand il n'y a plus de place dans l'évier, il faut bien trouver des alternatives, et il se trouve que, oh miracle, il y a aussi un évier dans la salle de bains. Et après l'évier il y a la baignoire... ce qui expliquait le manquement à la règle numéro 15 de Temari). Ensuite, il vit défiler la soirée précédente, ou plutôt le début de la soirée, car il se rappelait être sorti mais la suite restait très floue. Mais comme il avait un excellent esprit de déduction (et surtout un mal de crâne pas possible), il avait une petite idée de ce qui avait pu se passer. Après tout ce n'était toujours que la sixième fois en deux semaines...
Un sourire apparut sur les lèvres de Temari. Un grand sourire, qui s'élargissait proportionnellement à celui de Kankurô qui s'effaçait. Ce n'était pas bon signe. Ce devait être nerveux. Oui, c'est ça. Elle frôlait la crise de nerfs. Kankurô tenta de conserver son calme et de faire abstraction de ce que son instinct de survie et dix-huit ans d'entraînement auprès de sa sœur lui conseillaient, à savoir de partir en courant. Il se focalisa sur la réponse de Temari et se sentit un peu coupable de n'avoir pas commencé par s'inquiéter du résultat de sa mission, ou tout simplement de sa santé. Il remarqua d'ailleurs qu'elle avait un bras en écharpe, mais jugea peu opportun de lui poser des questions à ce sujet. Elle pourrait croire qu'il tentait de changer de sujet de conversation... et puis, elle n'apprécierait pas qu'il lui coupe la parole dans un moment pareil. Et surtout, surtout, son sourire devenait de plus en plus effrayant. Kankurô sentit un frisson lui courir dans le dos. Son instinct lui disait que ce sourire n'allait pas tarder à s'effacer pour laisser place à une expression furieuse. Il baissa le nez en silence, à la fois parce qu'il savait que Temari avait raison (ils auraient pu éviter de déposer des habits sales sur le canapé, quand même) et par réflexe, comme un chien qui sent venir le coup de bâton. Enfin, Temari explosa :

« Alors maintenant tu vas te bouger et plus vite que ça, je veux que tout soit impeccable dans une heure et ne comptez pas sur moi pour mettre la main à la pâte, je vais vous apprendre la vie en communauté moi espèce d’ingrats irresponsables ! »

Kankurô n'osait pas l'interrompre. De toute manière, elle ne lui en laissait pas le temps ; elle avait ouvert un placard (Ah tiens, c'est là qu'ils étaient ? se demanda vaguement le marionnettiste) et son attention fut bientôt rivée sur les balais, serpillières et autres produits d'entretien dont il connaissait à peine le nom. Pendant qu'il se tordait dans tous les sens pour tous les rattraper, Temari continuait de hurler ses ordres. Kankurô retint l'essentiel, à savoir qu'il avait une heure pour tout nettoyer sans rechigner, sans quoi il finirait à l'académie. Comme si le regard de sa sœur n'était pas suffisant pour le convaincre ! Son matos de nettoyage dans les bras, Kankurô hésita un instant à parler. Il aurait dû répondre à Temari, mais comme elle s'était provisoirement calmée il eut peur que cela ne fasse que l'encourager à en rajouter. Et il n'était pas sûr de parvenir à conserver son équilibre si elle rajoutait ne serait-ce qu'un seau de plus sur la pile qu'il tenait tant bien que mal. Il oublia bien vite l'idée de se servir de ses talents de marionnettiste pour faire un remake de l'Apprenti Sorcier, et se contenta de sourire pour affirmer qu'il avait compris. Un sourire qui, en fait, ressemblait plus à une grimace. Mais bon, elle avait compris. Il attendait la suite, lorsque Temari fit vivement volte-face en marmonnant quelque chose qu'il n'entendit pas. Il comprit de quoi il s'agissait lorsqu'elle remonta les escaliers en tirant Gaara derrière elle. En d'autres circonstances la scène aurait bien fait rire Kankurô (c'était le genre de scène qui n'aurait jamais dû sortir du cercle privé sans quoi le Kazekage aurait quelque peu perdu sa crédibilité) mais en d'autres circonstances il n'aurait pas été aussi soulagé de le voir. Oui, c'était un peu lâche de le dire, mais Kankurô était franchement content de ne pas être le seul à en prendre pour son grade. Même si, avouons-le, il avait une grosse part de responsabilité dans l'histoire. Gaara aurait probablement suivi son exemple s'il avait fait l'effort de mettre ses vêtements à la corbeille faite pour, les plateaux repas surgelés à la poubelle et de sortir les-dites poubelles. Sans compter les préservatifs élégamment laissés sur les escaliers, mais ça Kankurô l'avait oublié.

« Allez. C’est à vous. On y va maintenant, on se motive, et on ne tergiverse pas ! »

Par-dessus les balais et les seaux, Kankurô jeta un regard qui voulait tout dire à son frère. Le genre de regards qu'ils n'auraient jamais échangé trois ans plus tôt, ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Une bonne chose car cela prouvait qu'il y avait un lien fraternel entre eux deux, une mauvaise car cela montrait bien qu'ils étaient à présent deux pour subir les foudres de Temari. Auparavant, elle n'aurait jamais osé poser ne serait-ce qu'un doigt sur Gaara. Kankurô ne savait pas s'il devait se réjouir de cette nouvelle situation ou pas. Mais il sentit que le moment était venu d'intervenir... un peu. Juste pour calmer un peu Temari, car il n'aurait pas supporté de laver le sol en sentant son regard meurtrier dans son dos. Et aussi parce que devant son frère, il devait donner l'impression de contrôler ne serait-ce qu'un tout petit peu la situation. Question de principe. Il sourit.

« D'a... d'accord, c'est bon. Ne... ne t'énerve pas... »

Aïe, mauvaise approche. À sa décharge rapellons qu'il venait de se lever.

« Je veux dire, on... on va le faire hein, c'est pas la peine de crier. »

Et qu'il avait mal à la tête.

Pour appuyer ses dires, il posa le matériel sur le sol et tendit un balai à Gaara, sans cesser de sourire, de façon de plus en plus crispée. Il espérait que Gaara avait quelque vagues souvenirs de la façon dont on utilisait une serpillière ou de la fonction de chaque produit nettoyant, parce que chez lui, c'était le blanc. Et puis il lui lança un regard plein de sous-entendu, qui signifiait quelque chose comme : tu aurais pu me prévenir qu'elle rentrait aujourd'hui sinon à quoi ça sert que tu sois kage pour recevoir les nouvelles avant tout le monde ?
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Mer 15 Déc - 21:04

Gaara tenait à sa crédibilité tout de même, et un Kazekage courant dans la rue pour échapper à sa sœur et à une séance de ménage ferait certainement bien descendre cette dernière dans le cœur des villageois. Conscient de la présence aux ondes bien trop négatives arrivant derrière son dos, il se mit à réfléchir à toute vitesse sur ses diverses options pour faire face à Temari qui allait sûrement l’agresser verbalement et lui ordonner de monter à son tour à l’étage. Mais il y avait bien une chose qu’il n’avait pas envisagé qui lui en fit lâcher de suite la poignée de la porte, qui aurait pourtant était un bon moyen de résister en s’y accrochant. Il cilla lentement, alors qu’il se faisait tirer vers l’arrière, n’en revenant pas d’être traité ainsi…et aussi vulgairement… C’était le traîner comme s’il était un mioche de 5 ans ayant fait une grosse connerie et qui avait déjà pris les jambes à son cou… Il n’était plus un gamin mais il se garda bien de le dire, cillant une deuxième fois aux premières paroles que lui adressait sa sœur, et la vague idée de prétexter une réunion devant reprendre chatouilla l’esprit du Kazekage qui dut se rattraper de ses deux mains aux deux murs de l’escalier, ayant manqué de s’étaler dès la première marche là. Peine perdue… Il était évident qu’il ferait mieux de se taire et d’essayer de se ridiculiser le moins possible durant l’ascension des escaliers que Temari avait décidé de lui infliger à l’envers. Aucune pitié de toute évidence, il prit sur lui pour ne même pas broncher une seule fois, en se rattrapant comme il pouvait. Dès qu’il sentait ses talons buter contre la marche suivante, il cherchait de suite un appui. Il paniquait quelque peu, pas du tout à l’aise à bouger ainsi ses bras, mais si utiles, car, en s’agrippant deux secondes à la rampe, il s’évita de finir les quatre fers en l’air à descendre l’escalier en risquant d’entraîner avec lui au passage une Temari déjà trop énervée.

Enfin, tous deux arrivèrent bien en vie en haut… Gaara se redressa lentement comme il faut, s’éloignant d’un pas de sa sœur, et s’époussetant vivement comme si ça allait lui faire oublier ce passage humiliant (qui ne se serait jamais passé et la tentative aurait même finit par une Temari à l’hôpital voir pire quelques années plus tôt). Il avait d’ailleurs les yeux plissés, signe de mécontentement et lança un regard significatif à Kankurô, au cas où ce dernier oserait rire de son traitement. Mais son frère était loin de rire de toute évidence, et pour causes ! Temari pouvait fort bien être effrayante parfois, pas de la même peur qu’avait inspirée le Kazekage, mais plus de la crainte, en connaissance de son caractère mais aussi parce qu’ils la respectaient et l’aimaient. Gaara culpabilisait d’ailleurs, chassant son mécontentement pour une expression tout d’abord neutre alors qu’il croisa ses bras en même temps que sa sœur, un geste qui lui fit reprendre toute sa contenance (ainsi que sa classe naturelle). Il remarqua alors que maintenant comment Kankurô avait les bras chargés, un peu comme un mulet, mais aussi le bandage au bras de Temari quand il daigna poser un regard sur elle avec un soupçon d’excuses informulées. C’était à eux… Oh, il l’avait entendu hausser le ton, et avec ce que tenait son frère, aucun doute, il allait falloir se mettre au ménage, et en une heure… ça allait être bien compliqué tout ça. Il n’avait aucune idée de ce qu’il fallait faire en détails lui…

Gaara échangea alors un regard avec Kankurô, espérant que ce dernier en savait plus que lui, et quand ce dernier demanda à Temari de ne pas s’énerver, il le fixa des yeux avec une certaine insistance. Même lui devinait que dire à quelqu’un déjà d’énerver de ne pas s’énerver était une très mauvaise idée. Mais son frère se rattrapa quelque peu et lui tendit alors un balai. Le Kazekage laissa passer une seconde, avant de se résigner à décroiser les bras pour prendre le balai. Balai qu’il fit tourner un peu maladroitement, histoire de le regarder sous toutes les coutures. Bon, balayer, c’était sûrement simple, il avait déjà vu Temari et d’autres personnes le faire. Mais, ça ne suffirait peut-être pas… Seulement, il se dit que l’intention conterait plus que le résultat. Il ignora superbement le regard de reproche de Kankurô, estimant que ce n’était pas le moment de lui expliquer pourquoi il avait oublié de le prévenir. Et pour lui, il était évident qu’il ne l’avait pas fait exprès et son frère n’irait pas penser une telle chose non ? Gaara se décala finalement, son balai en main, pour retourner au niveau de l’escalier, comptant commencer par là. Il n’avait aucune logique ménagère, pour ne pas ranger les différentes pièces du haut, les nettoyer, avant de balayer en finissant par là où il voulait commencer. Se rendant compte qu’il n’avait pas prononcé le moindre mot, il finit par s’adresser à Temari d’une voix monocorde.

"Temari…Ton bras ?"

Une marque d’attention, car, même si le Kazekage garderait peut-être un peu de rancœur envers sa sœur pour le coup de l’escalier et un ménage difficile à venir, il était content de la revoir. Il se demandait ce qui lui était arrivé même si ça n’avait pas l’air grave. Il se mit à balayer maladroitement, se reculant et c’est là qu’il mit le pied sur un des préservatifs jonchant le sol. Il aurait pu se contenter de les pousser avec le balai, mais sa curiosité refit surface et il jeta un rapide coup d’œil vers Kankurô, avant de se pencher dans l’intention d’en ramasser un. Il n’avait jamais vu ça et il savait que ça ne pouvait qu’appartenir à son frère.

"C’est quoi ces emballages ?"


Peut-être que c’était pour y ranger les herbes que fumaient Kankurô ou une sorte de ballon bizarre, mais quelque chose lui disait que non…
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Mar 21 Déc - 16:52

Temari venait à peine de terminer de donner ses consignes et autres directives que déjà Kankurô retrouvait le sourire, lui faisant hausser un sourcil dubitatif. Oh, certes, ce n'était pas un sourire particulièrement arrogant, comme le marionnettiste savait si bien les faire ; celui-ci tenait davantage de la contenance, de celle dont les fiers se paraient pour ne pas tout à fait s'avérer vaincu. La blonde s'en sentit d'ailleurs particulièrement vexée, et fronça le nez en guise de réponse en le jugeant du regard, le mettant au défi implicite de la pousser à bout. Elle se ferait un plaisir d'y répondre, croyez-le bien. Le châtain cependant se contenta de tâtonner maladroitement le terrain en demandant à son aînée de se calmer, ou tout du moins autant que faire se peut. C'est vrai, hurler à tout va n'était pas la solution la plus probante, a fortiori contre ses propres frères qui, déjà en temps normal, savaient se plier à ses exigences féminines sans chercher à débattre, de peur qu'elle ne s'emporte. Mais, ah !, n'était-ce pas légitime bon Dieu ? Il y avait des limites à sa tolérance, pensa-t-elle en haussant les épaules, ce qui fut en tout et pour toute la seule réponse qu'obtint Kankurô à sa tentative princière. Du coin de l'œil, Temari remarqua que Gaara s'était déjà remis d'aplomb de son ascension pour le moins originale et, un peu amusée au milieu d'une marée de blasement, elle l'observa croiser les bras en se demandant si elle ne ferait pas mieux de filmer la scène qui allait suivre. Oh oui, immortaliser cette humiliation pour mieux l'utiliser comme arme massive. Quelque part, au fin fond de ses iris impitoyables, se mit à briller un éclat pernicieux qui, pourtant, ne fut pas assez malsain pour durer plus que quelques secondes. Temari avait une fierté qu'elle partageait avec sa fratrie, et les ridiculiser l'éclabousserait dans le même temps d'un burlesque qu'elle ne saurait digérer.

Redressant légèrement le menton pour appuyer son autorité naturelle, Temari voyagea son regard entre le châtain et le rouquin, vraisemblablement impatiente. Gaara fut le premier à réagir et, bien qu'il paraissait aussi paumé que le cadet, il se décida à traîner son balai jusqu'à l'escalier où il se mit à la tâche. Atterrée, la blonde l'observa quelques secondes, se demandant s'il se foutait d'elle ou s'il avait écouté une once de ce qu'elle avait expliqué (le fait qu'il n'ait pas été là au moment de sa notice orale lui passait totalement au-dessus de la tête à vrai dire) avant de se laisser aller à un profond soupir à fendre l'âme. Ils étaient désespérés et désespérants. S'avançant vers lui, elle marqua cependant un temps à sa question et ne put empêcher un léger chatouillement venir titiller son estomac. Léger sourire d'émotion.

Ce n'est rien. Un léger incident... une cicatrisation et ce sera bon. répondit-elle évasivement en levant légèrement le bras en question, comme pour prouver que cela n'entravait pas trop ses mouvements et ainsi rassurer ses frères (bien que Kankurô n'y ait pas porté la moindre attention, mais elle avait à l'heure actuelle déjà bien trop de griefs à son encontre pour rajouter son inattention à la lourde liste de ses reproches). Temari observa d'ailleurs le bandage, un peu absente, avant de hocher la tête pour se reprendre, un peu plus calme désormais. Une marque d'attention de Gaara, quoiqu'on en dise, savait adoucir les mœurs des Sabaku no. Enfin, lorsqu'ils savaient tous les trois s'arrêter sur ça, n'est-ce pas. Malheureusement le Kazekage ne semblait pas en avoir terminé, et sa curiosité presque candide le reprit lorsque son balai croisa le chemin des préservatifs de Kankurô. Rapide comme l'éclair, soucieuse de préserver cette innocence attendrissante autant que possible – Gaara avait beau avoir seize ans elle le visualisait ironiquement toujours comme un môme à protéger d'un Monde trop cruel pour lui, Temari lui saisit le poignet avant qu'il ne se penche totalement pour ramasser le plastique échoué, le tirant vers elle pour l'en éloigner alors que son regard critique revenait se poser sur le châtain. Il suffisait de pas grand-chose, quelque fois, pour alimenter des braises encore brûlantes. Rien d'intéressant. Laisse Kankurô s'en occuper. N'est-ce pas Kankurô que tu vas t'en occuper ? siffla-t-elle en appuyant ses mots et ainsi son empressement avant de tirer le rouquin vers sa chambre. Viens, on va commencer par ta chambre. Je vais t'expliquer comment ça marche, le ménage. rajouta-t-elle sans lui laisser le temps d'en placer une, n'ayant que faire de son éventuelle frustration. Vraiment, quand le marionnettiste saura se montrer plus responsable... !
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Dim 26 Déc - 0:30

Ferme-la, Kankurô. Ferme-la. Gaara venait de se redresser, comme si de rien n’était, et il croisa les bras en reprenant son expression neutre habituelle. Son frère réalisa alors qu’il l’avait échappé belle. Si Temari avait été capable de traîner l’hôte de Shukaku dans les escaliers, uniquement parce qu’il semblait sur le point de s’enfuir, qu’est-ce que ça aurait été s’il s’était réellement enfui et qu’elle l’avait rattrapé ? ... Il avait au moins une certitude : il avait bien fait de ne pas partir en courant. Il tendit un balai à son frère et faillit l’interrompre en voyant comment il le maniait. Temari venait de dire que… Oui mais non, Gaara n’était pas encore arrivé. Et puis, il se voyait mal ouvrir la bouche pour la ramener sur le guide du parfait ménager. Ça serait un peu osé, même pour lui. « Temari a dit qu’il fallait nettoyer de haut en bas ! » On ne dirait pas, mais il l’avait bien écoutée, en fait. Mais pour une fois, il valait mieux qu’il ne la ramène pas. Il se dirigea donc vers sa chambre, avec serpillière, seau et produit nettoyant en main ; ça l’arrangeait bien que Temari lui ait dit de commencer par là, en fait. Il ferait disparaître « les preuves les plus accablantes » plus rapidement, en espérant que Temari se calme un peu en voyant qu’il se montrait coopératif. Le tout, c’est de faire profil bas, voilà. Comme si c’était aussi simple.

« Temari… ton bras ? »

Kankurô se retourna, intrigué par la question de Gaara… et surtout par la réponse de sa sœur.

« Ce n'est rien. Un léger incident... une cicatrisation et ce sera bon. »

Aussi étrange que cela ait pu paraître peu de temps auparavant, Gaara était, aux yeux de Kankurô, souvent bien meilleur frère que lui. Bien sûr, il s’inquiétait aussi pour Temari, et en d’autres circonstances il lui aurait probablement posé la même question. Et il était évidemment partant pour casser la gueule du responsable si besoin était. Mais… dans pareille situation, il devait bien avouer que son frère était plus courageux que lui. Kankurô pensait avant tout à sa « survie », tandis que Gaara la laissait de côté un instant pour s’inquiéter de l’état de sa sœur. Raison de plus pour fermer ma gueule. Il n’y avait pas de quoi en être fier. Cependant, il ne put retenir un très léger sourire. Il secoua la tête et reporta son attention sur le seau.
Bon. Le mieux, c’était de mettre du produit nettoyant d’abord, non ? Ensuite de l’eau, pour diluer… et puis la serpillière. Kankurô ouvrit la porte de sa chambre et jeta un coup d’œil à l’intérieur de la pièce. Mouais. Ça pouvait aller. En tout cas, il n’y avait plus d’odeur bizarre. Un petit coup de balai aurait tout de même été préférable pour commencer, ne serait-ce que pour enlever le plus gros des… déchets ? Débris ? Le marionnettiste en était encore à réfléchir à la dénomination la plus appropriée lorsque Gaara reprit la parole pour demander, je cite, « c’est quoi ces emballages ? ». Quels emballages ? C’était vite vu, entre les pizzas, les surgelés et les plats à préchauffer, la maison regorgeait d’emballages vides en tout genre. Il se retourna à temps pour voir Gaara se pencher et Temari retenir son geste. Hum. D’un seul coup, Kankurô eut l’intuition qu’il n’était pas question du genre d’emballages auxquels il pensait. Il en eut la confirmation lorsque Temari répondit. Il n’aurait pas agit différemment s’il avait voulu fuir avec lui la colère de leur sœur. Ce qui n’était pas bien rassurant. Bien entendu, les choses auraient été plus claires s’il avait conservé quelques souvenirs de la veille – il se serait ainsi rappelé comment « les emballages » avaient échoués à cet endroit. Heureusement pour lui, tout lui revint dans un flash-back rapide comme l’éclair – d’où le nom – lorsqu’il vit les emballages susmentionnés. Ah oui. Ces emballages. D’accord. Il pouvait faire son testament.

Il jeta un coup d’œil à Gaara et lui fit signe de suivre Temari. Oui, oui c’est ça. Vas dans ta chambre pendant que je… euh… pendant que… j’assume mes actes. Il allait sûrement devoir s’expliquer plus tard avec sa sœur, et quelque chose lui disait que « au moins je me protège » ne serait pas un argument suffisant pour éviter le châtiment divin. Trois mois à l’académie… Il allait y avoir droit, c’était certain. En attendant, il fourra tout ce qui se trouvait sur et à proximité des marches dans son seau et se demanda vaguement où se cachaient les sacs poubelles. Quelque chose lui disait que Temari ne serait pas d’humeur à fouiller la maison pour les checher, aussi descendit-il au salon avec le vain espoir d’en trouver histoire de se débarrasser « des preuves » avant que Gaara n’ait l’idée de lui poser la question fatidique : « à quoi ça sert ? ».

« Je… je vais chercher une poubelle ! » signala-t-il sur un ton faussement enjoué, afin d’éviter à Temari de redescendre comme une furie en imaginant qu’il tentait de fuir.

Gaara avait beau être l’hôte d’un monstre sanguinaire aux pulsions duquel il avait maintes fois répondu, Kankurô ne pouvait s’empêcher, comme son aînée, de le voir encore comme un gamin pur et innocent. Bon, il avait des meurtres de sang-froid à son actif, c’était clair, mais… disons pur et innocent « de ces choses-là ». Arriverait bien sûr un jour où il lui faudrait assumer son rôle de grand frère et lui apprendre la vie, mais il espérait que ce serait le plus tard possible. Gaara… c’était Gaara.
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Mar 4 Jan - 21:21

Gaara n’avait pas conscience du regard et de l’expression de son frère et de sa sœur. Il était tout d’abord plus occupé à se remémorer comment on balayait. Il ne chercha pas plus loin que le maniement de base de l’objet, et ne pensa pas un seul instant à l’organisation pour ne rien laisser derrière lui. Indifférent donc à leur attention, d’ailleurs Kankurô n’avait pas tardé à se bouger aussi, il s’apprêtait à se mettre au travail quand il réalisa une chose. Il s’inquiéta tout de même de ce qui était arrivé au bras de sa sœur. Il pouvait paraître sans cœur, mais comme pour beaucoup de monde et de choses, il y avait des exceptions. On ne faisait pas de mal à sa famille sans prendre d’énormes risques. Et si le responsable était à sa portée, nul doute que celui-ci allait vivre dans la souffrance ses dernières secondes de vie. Quoi qu’il en soit, ils étaient chez eux, dans une situation malgré tout bien moins grave. Il se contenta d’être rassuré en chassant toute envie de venger Temari, et ainsi, le moment attention fraternelle et émotion ne dura pas trop longtemps. Ce n’était pas le genre de la famille. Puis, il ne voulait pas que la blonde s’énerve à nouveau, ce n’était pas conseillé aussi pour quelqu’un de blesser certainement. Il commença alors à l’entrée de l’escalier, ce qu’il ne fallait pas faire, mais pouvait-on l’en blâmer ? Ce n’était pas son domaine, tout comme la découverte de ces fameux « emballages » dont il demanda à ses deux aînés la définition, prêt à en ramasser un.

Gaara était curieux comme tout le monde, un minimum en tout cas, et autant dire que la réaction rapide de sa sœur le perturba. Qu’avait donc de spécial ces emballages ? Le ton de cette dernière alors qu’elle s’adressait à Kankurô lui fit bien comprendre les reproches non formulées et que ce qu’il avait voulu ramasser devait appartenir à son frère. Bien qu’il reste plutôt avec son visage neutre, il eut à peine le temps de poser un regard interrogateur sur le marionnettiste, pensant que celui-ci lui répondrait au moins, mais voilà qu’il se fit encore une fois entraîné il ne sait où par leur sœur. La vision de son frère le pressant de partir n’arrangea rien à sa frustration du moment, plissant légèrement les yeux. Mais qu’est-ce qu’ils avaient ? Ce n’était que des emballages, il n’y avait rien à lui cacher… Ce n’était quand même pas quelque chose de dangereux ? Il fut tout de même pris d’un doute, et par conséquent, encore plus frustré de ne pas savoir. Lui prenait bien plus conscience qu’il n’était plus un gamin, et ce malgré les commentaires négatifs de sa nomination au grade de Kage à un âge bien trop jeune aux yeux de pas mal de gens. Seulement là, il avait le pressentiment que c’était de la surprotection… Néanmoins, il n’en était pas à faire son rebelle et il se retrouva dans une chambre, avec Temari voulant lui expliquer le ménage… Les explications qui ne l’intéressaient pas à cet instant il faut dire. Il ne tint plus quand Kankurô parla d’aller chercher des sacs poubelles en tentant de toute évidence de paraître enjoué, ce qui était davantage louche. Il libéra son poignet de la prise de Temari, câla le balai contre un mur de la chambre, croisa les bras et se tourna vers sa sœur, parlant d’une voix assez forte si jamais Kankurô n’était pas encore descendu et comprenne donc lui aussi son mécontentement.

"Qu’est-ce que vous me cachez ? Ils emballent quoi ces petits sacs plastiques ?"

Sa voix était mêlée d’agacement et de curiosité, et il avait pris aussi la peine de garder une certaine distance avec son aînée, si jamais elle voulait encore le traîner autre part. Il se mit à réfléchir à ce qui pouvait entrer dans les fameux « emballages » et qui ne pourraient pas plaire à Temari. Ce que fumait Kankurô ? ça serait un peu étrange et c’était quelque chose qu’il n’avait encore jamais vu, même s'il songea à des carottes, des bananes et diverses choses de la même forme. Un bruit attira son attention, et il empêcha le balai de finir par terre avec le sable, le ramenant vers lui. Sa réflexion avait été coupée courte, mais de toute façon, il n’avait aucune idée de ce que ça pourrait être. Puis, il était évident que ses aînés n’avaient pas envie de répondre… Il décida finalement bien vite de laisser tomber pour le moment, ne laissant pas le temps à Temari de se lancer dans une réponse. Il avait repris le balai entre ses mains et ne prononça qu’un seul mot.

"Ménage..."

Gaara avait finit par trouver idiot de s’embêter de ça entre eux, mais cela n’allait pas l’empêcher de faire quelque peu la gueule. Plus renfermé et moins bavard, l’ambiance allait être bien plombée pour nettoyer la maison. Son comportement à l’instant démontrait bien qu’il était encore jeune, et qu’il pouvait acquérir plus de maturité. Mais au moins était-il plus ouvert à des choses plus humaines. Il resta alors planté là, attendant les directives de Temari et écoutant vaguement d’une oreille ce que pouvait bien faire Kankurô. A nouveau, il avait hâte de pouvoir retourner à son bureau, où il pourrait se perdre dans ses papiers ou même laisser libre court de sa mauvaise humeur sur le premier qui oserait venir le déranger. C’est que ce n’était pas tous les jours roses de travailler avec le Kazekage. Il n’avait aucun mal à glacer le sang des autres rien qu’avec un regard et quelques mots…
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Dim 16 Jan - 23:15

Du coin de l’œil, Temari suivit Kankurô des yeux lorsque celui-ci se dirigea vers l’escalier, se demandant ce qu’il fichait encore, cet imbécile. Il fit bien de préciser le but de son excursion, sans quoi la blonde l’aurait accusé de désertion, trahison à son peuple, pendaison haut et court sur le champ. Ou castration chimique, histoire de rester dans le sujet ; mais cette solution la priverait de nièces et neveux, ce serait vraiment dommage, pensa-t-elle une seconde en acquiesçant d’un signe de tête. Oui, vraiment dommage. Parce que si elle comptait sur Gaara pour cela.. Non, hors de question. Oh, évidemment, s’il voulait un jour des enfants, elle l’encouragerait dans la manœuvre. Cependant, quelque chose lui disait que l’heureuse élue aurait beaucoup de mal à se faire accepter par la famille – sa mauvaise foi rajouta un ‘surtout par Kankurô’ même s’il apparaissait très clairement qu’elle serait la seule à avoir un problème avec cet inévitable. En parlant du loup, le rouquin se dégagea d’ailleurs pour retourner vers les préservatifs abandonnés, la prenant au dépourvu alors qu’elle restait tout à fait immobile, se contentant de le regarder avec une pointe de peine.

Partagée entre son devoir de tutrice – bien sûr qu’il a le droit à la vérité, puis il a dépassé sa majorité sexuelle après tout, sans compter qu’il avait vu assez de choses dans sa vie pour ne pas être tout à fait bouleversé par si peu – et de sœur aînée – il était hors de question de le pervertir avec des idées aussi malsaines, ils avaient bien assez de Kankurô pour penser aux choses illégales et déplacées, autant le conserver autant que possible, sans compter qu’il avait vécu assez de choses horribles pour en rajouter davantage ! – la blonde soupira en levant son bras valide pour se gratter la nuque. Elle n’imaginait pas son retour de mission aussi pénible…

Gaara… commença-t-elle alors, agençant un geste envers son cadet qui l’interrompit cependant, reprenant son balai pour mieux aller s’enfermer dans sa chambre, plantant Temari dans le couloir qui ne sut si elle devait s’offusquer ou laisser couler. Compréhensive malgré tout, elle choisit la seconde solution et tourna les talons à son tour pour suivre le rouquin, jetant un coup d’œil à son balai pour à sa chambre. Bon, ce n’était pas vraiment catastrophique : un peu de bordel vestimentaire, de la poussière, mais rien de bien folichon. S’approchant de son benjamin pour passer maternellement une main dans ses cheveux, elle lui expliqua d’une voix posée comment faire le ménage, insistant bien sur les règles fondamentales de-haut-en-bas et de-l’intérieur-vers-l’extérieur avant de lui murmurer qu’elle revenait. Quittant l’antre du jinchûriki pour revenir dans le couloir, la jeune femme jeta un coup d’œil dans l’escalier, entendant Kankurô se battre avec le plastique en bas, avant de prendre l’initiative d’entrer dans la chambre de ce dernier. Radoucie par Gaara, elle s’était décidée à l’aider un peu et à mettre la main à la pâte. Elle n’était pas certaine que le marionnettiste soit tout à fait d’accord, mais après tout il n’allait pas s’en plaindre, elle allait lui faire gagner du temps. Ensuite, elle irait s’occuper du salon et de la cuisine – avec leurs aides, bien entendu, il ne fallait pas charrier.

Poussant la porte que le châtain avait tenté de garder hermétiquement close depuis son arrivée, Temari marqua un temps lorsque l’odeur de beuh froide (une effluve largement écœurante si vous voulez son avis) titilla ses narines, réprimant un soupir et une pointe de nausée pour mieux entrer dans la caverne de la Bête. Et si le rouquin avait encore la décence d’être passable, Kankurô atteignait largement le catastrophique. La blonde songea à lui accorder un trophée pour cet exploit, enjambant une caisse qui se trouvait là – sûrement un truc pour ses marionnettes, qui d’ailleurs étaient les seules choses bien rangées dans cette pièce – pour atteindre le centre. Bon. Au moins, la fenêtre était ouverte, remarqua la jeune femme avec satisfaction. Elle s’apprêtait à aller jusqu’au lit de son cadet lorsque son pied fit craquer quelque chose. Quelque chose qui ne résista presque pas sous sa plante, mais assez pour lui donner un frisson désagréable. Hésitation. Puis, lentement, elle plia le genou pour relever la jambe, ses yeux se dirigeant vers la source de ses problèmes. Une traînée de.. de sang ? et un cadavre plus tard, Temari sentit ses poils se hérisser. Kankurô… Oh, c’est pas vrai. KANKURÔ !

Il le savait pourtant. Oh oui, qu’il le savait, que peu de choses la dégoûtait mais que les cafards, elle ne supportait vraiment pas !
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Sam 22 Jan - 21:39

Kankurô mit un moment avant de trouver les fameux sacs poubelles. Il était persuadé qu'il y en avait dans la cuisine. C'était forcément là qu'ils étaient habituellement. Et pourtant... que dalle. Les avaient-ils déplacés dans l'idée de faire de la place pour autre chose (au hasard, des cartons de pizzas vides) ? Ou n'y en avait-il simplement plus en stock ? Pendant un petite minute, la bonne et la mauvaise conscience de Kankurô se tapèrent sur la gueule afin de savoir si, dans le cas où il faudrait sortir acheter de nouveaux sacs poubelles, il devait se porter volontaire ou non. Il aurait été injuste de laisser Temari s'en charger. Même Gaara, d'ailleurs. Il prouverait en s'en chargeant qu'il faisait preuve de bonne volonté. Oui mais, ce serait également le moyen idéal pour s'éloigner des lieux pendant, disons... une petite heure ? En traînant bien en route... Kankurô secoua la tête, ouvrit le placard qui donnait sous l'évier et se pencha. Petit un : Temari ne le laisserait pas quitter la maison avant qu'elle soit aussi propre qu'au premier jour, même pour un acte aussi charitable que le réapprovisionnement en sacs poubelles. Petit deux : il venait d'en trouver. Le problème était réglé. Il se débattit un instant avec pour réussir à en arracher un, puis à l'ouvrir, et enfin à y balancer tout ce qu'il y avait dans son seau et aux alentours. Il se surprit à apprécier ce geste. Il y avait quelque chose de satisfaisant dans cette action qui consistait à jeter sans distinction tout ce qui se trouvait à sa portée, c'était... un peu dégoûtant, certes, mais pas déplaisant. Ce bref sentiment de satisfaction s'envola lorsqu'il entendit Temari hurler une nouvelle fois son nom. Et son mal de tête revint au galop. Kankurô remonta l'escalier en traînant un peu les pieds. Il comprit de quoi il en retournait en voyant la porte de sa chambre ouverte et marqua un temps d'arrêt... avant de grimper prestement les dernières marches.

« Tu es entrée ! » s'exclama-t-il, sur un ton dépité et légèrement accusateur.

Dieu savait ce sur quoi elle avait bien pu tomber. Les pires scénarios s'échafaudaient déjà dans l'esprit de Kankurô (parce que non, les capotes usagées n'étaient pas la seule chose qu'il redoutait). Il entra dans la chambre, et... Oh, bon. Ce n'était qu'un cafard. ... Euh. Je veux dire, c'est... c'est dégoûtant ! Proprement dégoûtant ! Voilà ce qui arrive quand on laisse traîner des restes de nourriture dans sa chambre ! Non mais. Franchement. Kankurô grimaça en voyant la petite tache sous le pied de Temari. Elle l'avait écrasé... Et si ça se trouvait, il y avait un nid. Pourvu qu'il n'y en ait pas dans la caisse, songea-t-il. Il n'avait pas envie de retrouver des insectes entre les rouages de ses marionnettes. Il posa le seau qu'il tenait en main et fixa le sac poubelle qu'il tenait dans l'autre main puis le cadavre du cafard. On ne pouvait pas le laisser là, il fallait... le jeter. Ah non. Pas question de le prendre comme ça. Même lui était d'accord pour trouver ça franchement dégueulasse. Vivant, il aurait sûrement tenté... Mais mort... il y en avait partout. Malgré qu'il ait promis de ne pas se servir de ses pouvoirs de marionnettiste pour nettoyer, il songea que Temari ne lui reprocherait probablement pas cette exception et se pencha au-dessus de la scène de crime afin de faire disparaître rapidement le corps. Un fil de chakra et un geste de la main plus tard, le cadavre disparaissait au milieu des autres déchets que renfermait le sac poubelle. Kankurô se redressa et jeta un regard autour de lui. Le mieux, c'était sûrement de débarrasser les sachets de nourriture (périmée) et tout le reste, afin d'y voir plus clair et de... savoir s'il y avait d'autres indésirables. Il se demanda s'il y avait une bombe insecticide dans le placard magique de Temari. En tout cas, c'était à lui de régler le problème.

« Va aider Gaara, plutôt. Je vais m'en occuper », marmonna-t-il même si l'idée ne l'enchantait guère.

Il se pencha au-dessus de la caisse qui contenait son matériel de marionnettiste. C'était le dernier endroit où il avait envie de trouver des cafards, ce serait donc le premier qu'il vérifierait. Mais avant de partir à la chasse aux indésirables, il fallait qu'il pose la question qui lui trottait dans la tête depuis que Gaara s'était montré trop curieux :

« Euh... qu'est-ce qu'on fait si jamais il... tu sais. S'il pose encore la question. »

Et par "la question", il entendait "LA question". Il grimaça un peu, signe de son malaise. Si aborder le sujet avec Temari ne l'enchantait guère, c'était toujours mieux que de le faire avec Gaara... à fortiori s'il n'y était pas préparé. Or, demander l'avis de sa sœur était la meilleure manière d'y parvenir. Kankurô était toujours plus rassuré quand il avait l'approbation de Temari. Bien sûr, il avait un peu peur qu'elle lui dise de se démerder tout seul, vu que c'était de sa faute si Gaara s'intéressait soudainement à ce genre de choses – même si c'était sans le savoir. Cependant, le marionnettiste comptait sur le soutien mutuel de son aînée. C'était le moment ou jamais de montrer que les Sabaku no avaient le sens de la famille, malgré ce qu'on pouvait bien raconter sur la dureté naturelle des ninjas de Suna. Et puis... leur petit frère passait bien avant les reproches mutuelles... Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Okay, ça va être un bain de sang.   Ven 18 Fév - 22:05

Gaara n’aimait pas vraiment les cachoteries, estimant qu’il n’y avait aucune raison de le tenir à l’écart de certaines choses, ou tout du moins, de ne pas lui expliquer ce qu’était telle chose et ce qu’elle pouvait avoir de dangereux. Heureusement, il n’avait pas décerné la pointe de peine dans le regard de leur aînée, pour ne pas se poser plus de questions que cela une fois l’intervention, bien tombée, du balai qu’il avait rattrapé. Il n’avait pas envie de se prendre plus la tête avec tout ça maintenant, le ménage, c’était déjà beaucoup, et c’est donc avec tout son courage caché derrière son masque imperturbable, et toute a mauvaise humeur au passage, qu’il coupa court... Parce qu’à son âge, il en était encore à faire quelque peu la gueule d’être laissé dans l’ignorance. C’est comme ça que Temari eut droit à un énorme vent, tandis que le jeune kazekage était déjà dans sa chambre, s’arrêtant en plein milieu de la pièce et attendant que sa sœur aînée vienne lui dire comment il devait faire. Il ne songeait pas un seul instant que cette dernière pourrait être offusquée de son virement soudain, mais en même temps, qu’est-ce qu’il en aurait à faire ? En dehors du peu de bordel qu’il avait laissé (à côté de celui de Kankurô), il ne se sentait pas le moins du monde coupable d’énerver la blonde à nouveau comme ça. Mais tout finissait bien en somme, car Temari finit par le rejoindre dans la chambre.

Gaara accorda un rapide regard à Temari, à la main passée dans ses cheveux avant de suivre les yeux tout signe que pouvait faire cette dernière en même temps qu’il mémorisait ses explications. Bon, toujours de haut en bas, ranger avant aussi, pour ne pas resalir après. Il devrait s’en sortir normalement. D’un imperceptible hochement de tête signifiant qu’il avait tout compris, il attendit que Temari sorte de sa chambre pour poser contre un mur le balai et commencer à ramasser ses habits, séparant les sales et les propres. Il avait eut le temps de ranger ses vêtements propres dans son armoire, et il était en train d’entasser son linge sale dans le couloir, en l’attente de savoir où le mettre, quand il entendit leur chère sœur aînée gueuler bien fort à nouveau après Kankurô. Qu’est-ce qu’il se passait encore ? Le rouquin continua tout de même à sortir son linge sale de sa chambre jusqu’à voir son frère se pointer enfin pour visiblement paniquer en comprenant que Temari était entrée dans sa chambre. Et à nouveau, sa curiosité le chatouillait… Laissant en plan son ménage, il avait déjà finit de ranger au moins, il s’approcha silencieusement de l’entrée de la chambre de Kankurô, se postant pile dans l’angle de l’embrasure de la porte, restant ainsi des plus discrets.

Gaara plissa le nez à l’odeur qu’il pouvait déjà percevoir, et il croisa les bras en observant son frère ramasser un cafard écrasé par terre avec dégoût. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire là cette bestiole ? Il lui suffit alors de parcourir des yeux la pièce pour comprendre que c’était plus une déchetterie qu’une chambre, et la présence de l’insecte s’expliquait de suite. Voilà ce qui avait donc tant déplu à leur sœur. Il avait plus de chance avec sa chambre, et quelque peu fier de lui, il commença à se détourner pour revenir vers sa chambre, s’attendant à un possible de retour de Temari, puisque Kankurô l’invitait à l’aider lui plutôt. C’est là qu’il entendit alors son frère parlait à nouveau de lui et d’une question qu’il avait posé. Il n’en avait pas formulé beaucoup, et avec l’épisode précédent, il comprit de suite qu’il s’agissait encore de ces fameux emballages. Mais c’était quoi à la fin ? C’était lui qui allait s’énerver maintenant. Se doutant bien que son frère ou sa sœur allait bien finir par le repérer tout de même pour ne pas avancer leur discussion sur leur sujet, il ne se retint pas de manifester son mécontentement de cette ignorance. Il revint finalement sur ses pas, pour s’arrêter en plein milieu de l’entrée, son regard un peu plus dur que d’habitude mais sa voix toujours aussi inexpressive.

"Quelle question ?"


Le jeune Kazekage, entre temps, avait libéré de son sable, le faisant alors se balader partout dans la chambre de Kankurô, pouvant ainsi repérer tous les cafards qui étaient présents dans la pièce. Il put en estimer une bonne dizaine au total. Indifférent à la possible tension de Temari et son frère, à sentir le sable passer prés d’eux, et à le voir lever sa main, il fit que le sable s’entoura autour des cafards localisés, provoquant déjà un bruit d’insecte cherchant à fuir. Et l’instant d’après, il referma sa main. Plusieurs craquements désagréables, et dégoûtants, résonnèrent autour d’eux. Lentement, il rabaissa son bras le long de son corps, reprenant la parole.

"Le problème des cafards est résolu."


Au moins, il n’y aurait plus d’excuses d’un souci d’hygiène urgent à régler. Il croisa ses bras, dans son attitude habituelle, et il resta totalement muet, attendant une réaction de leur part, et surtout, une réponse maintenant. C’est qu’il en avait marre aussi de finir en girouette, à insister, puis non, et pour finir, à revenir quand même à la charge. Il n’était du coup pas prêt de lâcher le morceau comme ça maintenant. Le sable était revenu à lui, mais il ne poussa pas néanmoins son aide jusqu’à ramener les cadavres des cafards pour les mettre dans la poubelle. Non… Il laissait cette tâche à Kankurô, pour son grand plaisir… S’il avait droit en tout cas à des langues de bois. Par contre, si on l’informait bien, il ferait peut-être l’effort d’enlever ce passage ménager à son frère.


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