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 Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]

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MessageSujet: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Dim 14 Nov - 0:31


« Surperviser l'examen chûnin ? Neeeh... C'est chiant comme travail ça, non ? »

Malheureusement, Tsunade, tout comme la mère de Shikamaru, n'était pas du genre à céder aux pleurnicheries de ce dernier. Elle lui répondit avec un sourire qu'il ne serait pas seul sur le coup, car il devrait collaborer avec l'ambassadeur de Suna, qui arriverait d'ailleurs dans l'après-midi et qu'il devrait traiter avec les égards qui lui étaient dus pour ne pas ternir l'image de Konoha. Et elle ajouta que, surtout, c'était un ordre, ce à quoi Shikamaru répondit par un soupir avant de s'incliner pour quitter le bureau de l'Hokage. L'examen chûnin... Ça n'allait pas être de tout repos. Un test écrit à déterminer, une épreuve de survie, plus des combats éliminatoires... Son propre examen lui revint en tête et il se remémora à quel point tout cela avait été ennuyeux. Enfin, au moins, il n'aurait pas à passer les épreuves une fois de plus, comme ç'avait été le cas pour un tas d'autres shinobis de sa promotion.. Superviser le tout serait sûrement encore le moyen de moins se prendre la tête.

Le reste de la matinée fila paisiblement, et Shikamaru rentra chez lui après être allé chercher quelques papiers dans les archives de la Tour. Il allait lui falloir programmer des réunions avec les autres chûnin et jônin nommés pour surveiller l'examen, quand l'ambassadeur serait arrivé. D'ailleurs... il avait intérêt à ne pas être chiant, celui-là. Si il devait se le coltiner jusqu'à l'examen qui avait lieu au minimum un mois plus tard, autant que ce soit un gars tranquille. Mais connaissant la réputation des types de Suna, il se retrouverait certainement avec un gros bourrin collé aux basques... Les prochaines semaines s'annonçaient particulièrement relous.

Soupirant, Shikamaru se rendit finalement aux portes Sud quand les éclaireurs annoncèrent enfin l'arrivée de l'ambassadeur. Une chambre avait été préparée à la Tour avec tout le confort royal, mais il était chargé de l'y accompagner.

« Bordel... Elle se voit de loin quand même, cette foutue Tour, il pourrait trouver son chemin tout seul. » marmonna le Nara en sortant l'une de ses mains de ses poches pour étouffer un bâillement, alors que les portes apparaissaient devant lui. Le soleil déclinait lentement derrière les arbres et il songeait déjà aux grasses matinées dont il ne verrait plus la couleur d'ici à un bon moment. C'était la responsabilité la plus importante qui lui était confiée depuis qu'il avait acquit son grade, après quelques autres missions de rang élevé ; Tsunade comptait certainement sur son esprit pratique et analytique pour régler toutes les formalités au plus tôt, et il n'en avait pas vraiment le choix avec le délais qui lui avait été alloué. Espérons que l'ambassadeur serait dégourdi, en plus de ne pas être chiant...

Trois silhouettes s'approchèrent bientôt des portes. Deux hommes encadrant une femme. Deux hommes et...
Shikamaru resta un instant interdit. Non... c'était vraiment, elle, l'ambassadeur ?!

« Neh... Bonsoir, Temari-san. »

Alors ça.. Si il s'attendait à la revoir un jour.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 15 Nov - 15:19

Konoha avait ce défaut d’être à trois jours de marche de Suna quand ils étaient leur plus proche allié. La position géographique du village caché du pays du feu avait, en outre, l’avantage – ou au contraire l’handicap – d’être positionné exactement au centre des cartes respectives à tous les pays : de ce fait, les événements majeurs concernant les pays shinobi se déroulaient, la plupart du temps, à Konohagakure par commodité. C’était entre autre là-bas que Temari avait été gradé chûnin, son examen jônin s’étant déroulé quant à lui au pays de l’eau ; une histoire d’anniversaire de création, une connerie de ce style qui lui avait valu plus d’heures de voyage que de temps passé à combattre pour mériter son titre. Au moins Konoha sera-t-il moins humide, songea la jeune fille en hochant la tête tandis que, déjà, le désert disparaissait peu à peu au profit d’une terre qui semblait railler le sable de ses pousses vertes et fières.

Le voyage, fort heureusement, fut remarquablement calme. Les jônin qui l’accompagnaient, garde rapprochée pour l’émissaire qu’elle incarnait alors, étaient amis d’enfance et partageaient bien plus dans le silence qu’en palabres inutiles ; de ce fait, elle n’eut jamais vraiment à s’imposer, à élever la voix, ou même à combler une conversation qui ne l’aurait pas intéressé le moins du Monde. Il y avait, dans le fait de voyager, une sérénité que la jeune fille préférait savourer égoïstement de son côté, dans une ambiance posée. Le seul moment relativement difficile fut la première nuit dans le désert lorsque, tétanisé par le froid glacial un peu trop extrême en cette période de l’année, il fallut se reléguer auprès du jônin malade entre deux heures de sommeil difficile. Autant dire que le jour suivant fut d’une difficulté extrême, et qu’ils eurent la chance insolente de ne croiser aucunes âmes belliqueuses ni de se faire attaquer la nuit durant laquelle ils rattrapèrent tous le sommeil qu’ils avaient en retard, auquel cas Temari n’aurait pas donné cher d’eux : la fatigue avait purement et simplement anéanti l’instinct ninja qui les habitait habituellement. Ils atteignirent cependant Konoha sans encombre malgré cet incident, et ils se permirent de discuter quelques minutes avant d’arriver à destination, lorsque le seul membre de leur trio qui n’avait jamais exécuté de mission au pays du feu se montra curieux des coutumes insulaires.

Les remparts du village caché apparaissaient devant eux lorsque Temari se permit un long soupir soulagé, passant sa main sur sa nuque tout en s’étirant félinement (le charme des filles de Suna, ce genre de choses). Bon Dieu, elle n’avait pas volé un bon fauteuil et une tasse de thé bien chaud. Remuant ses doigts engourdis, la blonde accéléra alors légèrement le pas, sa garde rapprochée l’imitant d’un même mouvement sans sourciller. Ils avaient, de toute façon, tout autant hâte qu’elle d’arriver. Malgré leur condition de shinobi, rares étaient ceux qui appréciaient de voyager, même sur des courtes distances. Et puis, de son côté, Temari regrettait Konoha et son ambiance particulière. Bien que ce dernier n’arrive à la cheville de Suna, si la kunoichi devait choisir sa destination préférée pour les missions, diplomatiques ou non d’ailleurs, elle se tournerait certainement vers le village de la feuille – elle l’avouait d’ailleurs sans rougir, sauf si la personne en face se trouvait, bien évidemment, être Shikamaru Nara. Levant les yeux au ciel avec un petit sourire, la blonde se demanda si elle aurait l’occasion de le croiser, avant de repartir ; malgré tout, il restait d’une compagnie très agréable.

L’ironie cosmique voulut que la réponse lui tomba dessus bien plus rapidement qu’elle ne pouvait le soupçonner.
Shikamaru ? demanda-t-elle rhétoriquement et un peu bêtement, cillant de surprise une seconde avant d’arquer ses lèvres en un rictus un peu moqueur, posant sa main gauche sur sa hanche avec une certaine provocation enfantine.
Voyez-vous ça. Le pleurnichard en personne. Que me vaut l’honneur de cet accueil ? demanda-t-elle, mutine, en s’occupant de combler la distance qui les séparait de quelques pas peut-être un peu trop bondissants pour ne pas être trahir sa joie infinie. Non, laisse-moi deviner. C’est toi, le mec de Konoha qui doit s’occuper de moi et avec qui je dois plancher sur l’examen ?
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 15 Nov - 23:21

Sabaku no Temari. Une fille que le hasard semblait bien décidé à placer sur son chemin à intervalles réguliers. Oh certes, cela faisait maintenant plusieurs années qu'ils ne s'étaient plus croisés, depuis la mission ratée du sauvetage de Sasuke en fait, et Shikamaru se demanda si cet épisode n'avait d'ailleurs pas interféré sur la décision de Tsunade concernant son rôle pour la planification de l'examen ; il chassa pourtant presque aussitôt cette idée de sa tête, réalisant que Tsunade avait certainement bien plus important à penser, et qu'après tout elle n'était pas sensée savoir que c'était la sœur du Kazekage qui serait choisie pour jouer le rôle d'ambassadrice.

Fronçant un sourcil au mot « pleurnichard », il mit un très léger temps avant de se souvenir de quoi il était question. C'était dingue... Même trois ans après, elle allait continuer de l'asticoter sur le sujet ? Il n'eut cependant pas le temps de répondre à sa question que, déjà, la jeune femme devinait la raison de sa présence. C'est ce qu'il aimait, chez elle ; malgré son tempérament enflammé, elle était loin d'être stupide et irréfléchie.

« One point. » répondit-il alors avec un demi-sourire balayant l'expression ennuyée qui l'avait assailli lorsqu'elle l'avait salué. « J'avais peur d'avoir à jouer les nourrices mais.. Si c'est toi, j'imagine que les choses vont être plutôt simples. Et puis, m'occuper de toi, c'est un bien grand mot ! »

On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait changé. Comme eux tous elle avait grandit, bien évidemment, et ressemblait d'ailleurs bien plus à une femme qu'Ino qui, même si elle se vantait du contraire, était résolument toujours une adolescente ; mais il y avait toujours cette même assurance qui habitait son regard, lui conférant cet air noble et fier que Shikamaru n'avait jamais remarqué auparavant chez aucune autre fille et qui, il le savait, n'était pas qu'une simple couverture dissimulant un pan de vide. Au moins, cela excusait un peu les remarques désobligeantes qu'elle lui lançait à tout bout de champ... Ce qui, même trois ans après, semblait ne pas avoir changé. Et, quelque part, ce n'était pas pour lui déplaire.

Les deux ninjas ayant accompagné Temari restaient en retrait, mais étonnement le Nara n'avait aucune envie qu'ils se rapprochent. Ils ne se connaissaient pas réellement et n'avait certes sûrement pas grand-chose à partager, mais Shikamaru avait toujours apprécié sa compagnie à l'époque, après l'épisode de son propre examen. Il l'avait toujours inconsciemment considérée comme étant différente des autres filles, dans la mesure ou son sujet de conversation préféré ne se résumait pas à ce qu'elle porterait pour la fête de ce soir. Mais ça, c'était sûrement parce qu'il traînait beaucoup trop avec Ino.
Levant machinalement une main qu'il passa dans ses cheveux, le shinobi laissa ensuite son regard retomber sur la jeune femme. « On va avoir du boulot. J'espère que le voyage ne t'as pas trop épuisée. »
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Jeu 18 Nov - 14:21

La réaction de Shikamaru à son surnom arracha un discret sourire supérieur à Temari qui souligna son petit effet dont elle était particulièrement fière d’un haussement d’épaules désinvolte. Au fond, pourtant, la jeune fille était aussi mal à l’aise que lui à ce sujet ; lorsqu’elle avait entendu le père de ce dernier remettre littéralement sa progéniture à sa place alors qu’elle venait de se permettre des paroles tout à fait honnêtes et par-là même incisives sur son comportement, elle n’en avait pas mené large. Sur le coup, elle était restée immobile et silencieuse, parce que c’était encore la meilleure des choses à faire. Rétrospectivement, pourtant, avec la maturité qu’elle avait acquise, elle se rendait compte que quelques mots, même vides de sens, n’auraient pas été de trop. Au lieu de ça, elle avait détourné le regard et était resté là, à ses côtés, accentuant le malaise jusqu’à ce que le Nara parte voir Chôji, sans lui accorder un seul coup d’œil. Ce qui était parfaitement logique, elle en avait conscience, mais sur le coup elle n’avait pas pu s’empêcher de le prendre comme une attaque personnelle, un reproche latent qui lui avait fait froncer les sourcils. C’était sans doute pour cela qu’elle se plaisait à répéter au brun son manque de contenance exceptionnel, une vengeance dont il n’aurait jamais vent. Et puis, elle adorait l’emmerder, aussi. Mais ça.

Shikamaru acquiesça à sa dernière question et la jeune fille hocha la tête, comme satisfaite, à la fois par la réponse et la situation. Tu as de la chance que je sois plutôt professionnelle, j’aurais pu profiter de la situation. sourit-elle avec malice, s’imaginant quel délice ce serait d’envoyer son cadet courir à droite, à gauche, pour mieux l’épuiser et admirer l’adaptation forcée de sa fainéantise. Pas sûr que Shikamaru s’y serait plié cependant, et puis Temari, aussi chienne pouvait-elle être, restait une kunoichi sérieuse en mission. Enfin, elle aurait sûrement l’occasion de l’envoyer chercher à bouffer aux alentours de deux heures du matin, parce que tu comprends je ne connais pas Konoha je ne sais pas quelle boutique reste ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mais à part ça elle resterait sage, promis.

En trois ans, Shikamaru aussi, n’avait pas changé. Il avait terminé sa croissance, certes, et ses traits le rapprochaient davantage de son géniteur, plus mature, plus posé, quoiqu’il y subsistait encore une large trace d’ennui perpétuel ; cependant, sa coiffure, son expression, son allure dégingandée.. non, le temps n’avait pas suffi à le faire changer. Heureusement, songea Temari en replaçant une de ses mèches de cheveux récalcitrante dans un élastique. Quelque chose lui disait, cependant, que son esprit tactique, froide lucidité cruelle, devait être plus pointu, plus aigu, et par-là même plus dangereux. Parfois, c’est en connaissant les shinobi que comptait Konoha que la sœur du Kazekage était heureuse de les avoir à leurs côtés. On faisait beaucoup de bruit pour Naruto, mais c’était le village entier qui était à craindre. Shikamaru s’enquit alors de son état et la blonde, hochant la tête avec une certaine condescendance, jeta un bref regard par-dessus son épaule. Les deux autres restaient immobiles, attendant des ordres que Temari ne leur accorda pas. Pas encore. De toute façon, s’ils se mettaient à avancer, elle savait que sa garde rapprochée les suivrait. C’était ça, l’utilité des ANBU. Obéissants et silencieux. Peut-être que je devrais forcer Kankurô à s’engager là-dedans, songea-t-elle en levant les yeux au ciel.

Tu sais, Shikamaru, certains peuvent être tout à fait aptes à vivre malgré un inhabituel manque de sommeil. railla-t-elle en parant ses lèvres d’un rictus goguenard, mais bien vite, elle se fit plus douce. Quoiqu’en disait le concerné, une femme savait reconnaître une attention sincère d’un cadeau conventionnel ; Temari n’était pas encore assez superficielle pour s’outrer de si peu. Je ne te promets pas d’être la plus opérationnelle qui soit aujourd’hui, mais je vais faire de mon mieux. Merci. répondit-elle alors avec un sourire complice, levant les yeux vers la Tour du Hokage qui, plus loin, trônait sur son village comme une ombre protectrice. C’est quoi le programme ?
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Jeu 25 Nov - 20:57

Shikamaru leva les yeux au ciel quand Temari lui lança une pique à propos du manque de sommeil, mais elle lui épargna elle-même une réponse ennuyée en lui faisant comprendre qu'effectivement, la route avait été longue. Quant à profiter de la situation... Cette idée lui arracha un léger sourire ennuyé. Il ne la connaissait pas assez pour savoir si elle en aurait réellement été capable, mais quelque chose lui disait que lui donner une sur-dose de travail inutile serait plutôt du genre à l'amuser. Les gonzesses étaient vraiment toutes des sangsues... Enfin, tant qu'elle ne l'obligeait pas à se lever avant l'aube pour s'entraîner, ce qui ne risquait pas d'arriver, il n'y avait que peu de raisons pour qu'elle fasse de sa vie un enfer. Au moins, elle l'avait largement cerné sur ce point ; le sommeil était quelque chose qui lui tenait vraiment à cœur, et allez savoir pourquoi, il semblait que dans ce village il y avait toujours quelqu'un pour l'empêcher de roupiller aussi longtemps qu'il le voudrait.

« Ma foi, tu peux te réjouir alors, on commencera les premières réunions seulement demain. Tu vas avoir le temps de trouver des idées pour les épreuves, et ce genre de choses. » répondit-il donc à sa question avant de se mettre en route, enfouissant ses mains dans les poches de son short. Lui-même avait déjà largement cogité sur le sujet, et il avait déjà tout un programme à proposer aux autres shonobis chargés de plancher sur le sujet. Depuis sa mission ratée Shikamaru prenait très sérieusement tous les travaux qu'on lui imposait, lui qui, même s'il reconnaissait ouvertement que cela l'emmerdait, endossait facilement les responsabilités qui lui tombaient dessus alors que beaucoup l'auraient sûrement considéré comme étant le moins désigné pour s'en occuper.

« Je dois te ramener à la Tour. Tu vas sûrement avoir droit à un discours de Tsunade... Mais ils t'ont fait préparer une des meilleures chambres, ça compense. » informa ensuite le Nara, semblant rêvasser tout haut d'un lieu où sa mère tyrannique ne l'arracherait pas de la chaleur de ses draps dès que son réveil se serait mis à brailler. Quelle utopie. Il aurait du se faire ambassadeur pour Suna, tiens.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Dim 28 Nov - 21:48

Temari se contenta d’un sourire satisfait lorsque Shikamaru lui assura que les festivités ne commenceraient que le lendemain ; de quoi lui laisser le temps, outre de se remettre de son voyage diplomatique, de se sustenter et de mettre les idées qui avaient commencées à germer dans son esprit à plat. Trouver des thèmes pour les épreuves, comme le souligna le shinobi de Konoha. La jeune fille songeait que sa présence, en outre, saurait ajouter un brin d’exotisme aux idées de Konoha – terriblement conventionnelles – et à celles des autres ambassadeurs qui, Kankurô le lui avait soufflé en guise de boutade avant qu’elle ne parte, étaient exclusivement des hommes. Le caractère autoritaire de la blonde cependant était assez marqué par sa façon d’être pour qu’elle ne craigne pas (presque légitimement) de se faire marcher sur les pieds par cette bande de services trois pièces qu’elle ne se gênerait pas d’écraser si la situation dégénérait. Cela dit, quelque chose lui disait que les choses allaient bien se passer : après tout, le sujet délicat des générations futures avait l’avantage de rassembler jusqu’aux opposants les plus obstinés. L’examen chûnin était, parmi le reste, encore l’événement où les dirigeants se foutaient le moins sur la gueule ; ils ravalaient leurs rancœurs en déversant leurs espoirs de vengeance sur les mêmes gamins qui, quelques heures plus tard, annihileraient leurs velléités vindicatives en leur démontrant que le fairplay était aussi une part de noblesse.

Compte sur moi ! rebondit la jeune femme en s’armant d’un sourire assuré et joyeux, de ceux qu’elle réservait aux occasions positives et agréables. Je ne te retourne pas le conseil, tu m'excuseras : quelque chose me dit que l’esprit qu’on te vante constamment carbure déjà à plein pots. ricana-t-elle ensuite en brassant l’air de sa main, chassant l’image d’un Shikamaru concentré sur le futur de son propre village alors qu’elle lui emboîtait le pas, le duo d’ANBU l’imitant d’un même mouvement dans son dos tandis que leurs regards s’égaraient légèrement sur les étales du village. Temari, si elle le remarqua, ne leur dit rien ; le brun avait beau l’insulter de tortionnaire elle acceptait parfaitement les divagations en territoires alliés.

Une des meilleures chambres, vraiment ? Moi qui pensais déjà devoir réserver un hôtel. répliqua l’interpellée en haussant les épaules, pas réellement flattée. Une chambre à la tour du Hokage sous-entendait une certaine présence constante, que ce soit derrière la porte ou aux étages supérieurs comme inférieurs. L’avantage, avec les auberges, c’est qu’on pouvait être tranquille en assurant sa propre sécurité de manière personnelle : dans un village caché, personne ne lui en voudrait d’encercler sa chambre de pièges artisanaux. Temari, en tant que femme, tenait à son intimité mais, au-delà de ça, choyait la tranquillité paisible que lui octroyait une vie nocturne loin du centre des événements. Elle pourrait toujours négocier avec Tsunade-sama pour le reste de son séjour ; ce n’était pas prioritaire mais la blonde conserva cette idée dans un coin de son crâne. Alors ? Quelles sont les nouvelles ? demanda-t-elle finalement après avoir salué une vieille dame passant le balai devant le palier de sa boutique. Konoha semblait toujours aussi paisible, et cette constatation rasséréna la kunoichi qui, soudainement, se sentit tout à fait détendue.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Mar 30 Nov - 19:07

Elle ne disait pas tout à fait faux, et Shikamaru se permit un sourire discret quand elle vanta son esprit susceptible de tourner déjà à plein régime. Cela faisait plusieurs jours qu'il réfléchissait, effectivement, à l'organisation de l'examen en question, et il avait déjà plusieurs idées plus ou moins intéressantes à soumettre à ses pairs. Il ne doutait cependant pas que la Sunatienne, bien qu'elle eu moins de temps que lui pour y penser, ferait aussi quelques propositions intéressantes. Elle était une exception dans la mesure où, comme elle était de genre féminin, Shikamaru aurait naturellement eu tendance à considérer ses éventuelles idées comme d'emblée inutiles ou de moindre importance ; il lui faisait pourtant totalement confiance, peut-être parce qu'elle avait déjà eu l'occasion de l'impressionner dans sa façon d'analyser les choses.

Étirant paresseusement ses bras, le Nara, saisit l'expression neutre de la blonde quand il lui apprit qu'elle logerait à la Tour, se demandant si c'était parce qu'elle en était blasée, ou parce qu'elle jouait les gonzesses capricieuses. Ino le lui avait bien appris ; les femmes ne sont jamais réellement satisfaites, même quand on leur offre le meilleur. Il ne fit cependant aucun commentaire, de peur de se prendre un coup mal placé.

« Les nouvelles ? Ma foi, on peut dire que depuis trois ans, il s'est passé pas mal de choses. » choisit-il plutôt de répondre en haussant les épaules, premièrement évasif comme si la question l'ennuyait, ce qui était semble-t-il le cas pour 90% des trucs qu'on lui racontait, le pauvre malheureux.

« Les temps sont plutôt tranquilles, ni guerre ni problèmes majeurs, ce qui est une bonne chose contrairement à ce que doivent penser les barbares de Suna... »

Ce n'était qu'une gentille provocation, évidemment, mais taquiner Temari n'était jamais quelque chose à laisser filer, sauf quand c'était véritablement trop chiant.

« Les autres ont fini par passer chûnin eux aussi, sauf Neji qui est jônin à présent. Quant à Naruto, il est toujours en vadrouille aux dernières nouvelles. »

Préférant ne pas citer Sasuke dans son résumé, Shikamaru tourna un moment la tête vers les deux membres de l'escorte, l'air pensif, avant de porter à nouveau son regard vers la jeune femme.

« Et toi ? Depuis quand nomme-t-on des chûnin comme ambassadeurs ? Cela doit faciliter les choses d'être la soeur du Kazekage. »
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Mer 1 Déc - 14:17

Temari ponctua la phrase de Shikamaru d'un rire clair et bref, amusée. Évidemment qu'elle s'y attendait : après tout, Suna aussi avait bien changé en trois ans. Ce n'était pas quelque chose de remarquable au premier abord ; cependant, avec l'arrivée de Gaara au pouvoir, la morale elle-même s'était modifiée en prenant un tout autre revers - ce qui n'était pas pour déplaire à la concernée, entendons-nous bien. Mais au-delà de ça le climat paisible qui caractérisait le village caché du sable avait enfin repris ses droits sur les grains qui parsemaient ses avenues. Tournant la tête vers le brun avec curiosité, Temari attendit donc la suite de ses mots comme dans un enchaînement logique ; s'il paraissait ennuyé en un premier temps la jeune femme avait appris à surmonter l'agacement légitime que sa tronche de loque lui inspirait pour savoir que cette façade dissimulait parfois jusqu'à des émotions beaucoup plus intenses qu'on ne pouvait lui soupçonner. Oh, bien sûr, ça restait Shikamaru ; s'attendre à des effusions de joie, de peine, de colère ou de rancœur de sa part restait du domaine de l'impossible (à part ses sourires paisibles il y avait peu de variations à son masque de blasé permanent) mais avec le temps il y avait des variations qu'on pouvait discerner dans sa voix, sa façon de se tenir. Cette constatation qui, invariablement, la plaçait dans une position de connaissance supérieure, plaça un fin sourire satisfait sur ses lèvres qui se figea aux paroles suivantes de son vis-à-vis. Ah, évidemment... Ce n'était pas parce qu'ils ne s'étaient pas vus depuis trois ans qu'ils allaient se faire des cadeaux et chanter réciproquement leurs louanges, n'est-ce pas ?

L'arrivée de Gaara au poste de Kage a considérablement changé les choses. répliqua-t-elle en reniflant d'agacement, ne pouvant cependant dissimuler l'espèce d'éclat de fierté qui s'empara alors de ses yeux, et pas seulement par la situation que cela lui octroyait. Son frère n'avait jamais été aussi épanoui de sa vie, et c'était tout ce qui lui importait, au fond. Mais dis-toi que mieux vaut nous avoir de votre côté que contre vous... D'ailleurs, le fait que Hokage-sama soit une femme arrange considérablement la donne, quoique tu en dises. taquina-t-elle alors en retour tout en redressant son éventail sur son dos histoire de se redonner une contenance hautaine qui lui saillait à merveilles.

L'énonciation de personnes étrangères dans la conversation, cependant, fit muer son arrogance en surprise sincère. Son étonnement positif, au demeurant, se changea bien vite en expression attérée. Que tout le monde soit passé chûnin était une excellente nouvelle, et une chose dont elle n'aurait jamais douté ; après tout, ils le méritaient largement, la promotion de Naruto était un cru d'exception. Le fait que Neji, cependant, soit gradé jônin alors que son comportement avait tout de reprochable lui paraissait démentiel. Elle n'avait jamais supporté ce type, trop sûr de lui, trop persuadé que ses malheurs le privaient llégitimement de la politesse sociale, trop ignoble envers sa cousine qui n'y était pour rien. Si les adultes supervisant l'événement n'étaient pas intervenus, Temari n'aurait sans doute pas hésité à le faire, à l'époque du premier examen chûnin. Il y avait des choses que sa morale ne supportait pas, et si à l'époque ils étaient venus pour renverser Konoha sous les ordres de leur père, elle restait perméable au pathos extérieur. Ce que Hinata avait pu lui inspirer ne portait pas de qualificatifs comparables.

Eh bien... Félicitations à vous. Je n'en attendais pas moins des shinobi de Konoha. se reprit-elle néanmoins en haussant les épaules, chassant ces vilaines réminiscences de sa tête d'un hochement en signe de dénégation. Le temps était passé et, qui sait, l'eau avait-elle coulé sous les ponts pour Neji aussi - bien qu'elle doutait sincèrement d'une quelconque évolution tant son cas lui semblait désespéré. Je ne suis plus chûnin. Je suis passée au grade supérieur. annonça-t-elle ensuite en bombant légèrement le torse, ne pouvant réfréner sa fierté sans pour autant paraître totalement antipathique ; son sourire mutin lorsqu'elle jeta un coup d'œil à Shikamaru dans la manoeuvre devait y être pour beaucoup. Je suis déçue cependant que tu puisses penser de moi une telle chose. Je ne me permettrai jamais de me servir de Gaara comme tremplin social ou promotionnel... Mais, et toi ? Tu es toujours chûnin, alors ? demanda-t-elle finalement en cillant d'étonnement ; le fait qu'elle puisse être passée jônin avant le Nara était bien sûr d'une saveur certaine mais, quelque part, elle n'y aurait jamais cru. Shikamaru était certainement le plus méritant d'entre tous, et sa valeur le promettait, entre autre, à un rang aussi prestigieux que Hokage - si, bien sûr, monsieur ne trouvait ça pas trop galère.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Jeu 2 Déc - 21:47

« Les femmes ne saisissent jamais le second degré. » répliqua Shikamaru en haussant les épaules, intimement convaincu, de toute façon, que Temari méritait largement son poste d'ambassadrice. Il n'avait pas été témoin des progrès qu'elle avait fait depuis trois ans, mais étant donné qu'elle semblait déjà surpuissante auparavent... les nouvelles ne pouvaient qu'être encore plus positives. Par contre, il n'était pas certain qu'elle soit assez diplomate pour jouer les représententes de Suna dans les pays hostiles, mais ça. Quant au fait que l'Hokage soit une femme... Et bien, il avait fini par se faire à l'idée, quoi qu'on en dise.

« Toujours chûnin, oui. » répondit-il ensuite à sa question. Il n'en éprouvait aucune honte ; le fait que Neji soit déjà jônin à leur âge était un exploi, mais amplement mérité lui aussi, cependant, compte tenu de ses capacités. Shikamaru s'était un jour laissé imaginer ce que donnerait Neji s'il se retrouvait sensei d'une team de trois, comme Gai ou Asuma avant lui ; ses élèves auraient certainement du fil à retordre pour récolter ne serait-ce qu'un compliment de sa part, ça, c'était certain.

S'il avait put entendre les pensées de la blonde au même moment, Shikamaru aurait sans doute fait une syncope. Être Hokage devait être une plaie, et il ne s'en serait certainement jamais senti capable, lui qui avait même eut du mal à prendre les responsabilités adéquates en tant que chef d'équipe pour la première fois. Bien sûr son échec lui avait servit de leçon et il se montrait désormais bien plus prudent dans les manoeuvre sà accomplir, mais avoir encore plus de responsabilités sur les épaules le dégoûterait très certainement du monde des shinobis. Lui qui tenait tant à sa tranquilité avait déjà du mal à trouver une parcelle de calme dans tout ce foutoir, si en plus si se retrouvait à la tête d'un village...

« Tu ne grillerais pas un peu les étapes ? » la taquina-t-il en retour, avant de souligner le fait qu'une gonzesse avait du mérite à se retrouver jônin alors qu'elle n'avait pas encore vingt ans. C'était un compliment, certes à la manière de Shikamaru, mais qui sous-entendait très nettement sa valeur aux oreilles de qui le connaissait un tant soit peu.

« Bientôt tu seras sensei, alors, c'est ça ? Ou même ANBU ? Ou alors peut-être que tu en auras assez et que tu quitteras tout pour fabriquer des éventails artisanaux. Ca ferait un malheur sur le marché à souvenirs de Suna, ça. »
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 6 Déc - 13:02

La taquinerie de Shikamaru lui arracha un haussement d’épaules amusé tandis qu’elle se retenait à grande peine de lui tirer la langue dans un élan de puérilité aiguë. Il y avait des choses qu’elle ne se permettait qu’en présence de ses frères, et ce genre de régressions en faisaient indéniablement partie. Le Nara était déjà une exception en soi sur bien des choses, mais sa fierté empêchait tout à fait la jeune femme de se montrer aussi légère en sa compagnie. Lui tendre des perches, que ce soit sur son comportement, ses paroles ou bien ses actes passés, présents et projetés n’était pas encore dans la liste urgente de ses priorités. Le fait que le shinobi de Konoha ne suive pas sa logique et acquiesce sans chercher à tergiverser sur son grade eut cependant le mérite de la surprendre. La blonde marqua un temps, s’arrêtant une seconde en le dévisageant avant de reprendre son rythme de marche en cillant d’étonnement. Evidemment, Shikamaru était jeune et certainement pas assez axé offensive pour pouvoir se permettre de gravir les échelons aussi rapidement, mais tout était excuse à dispute entre eux, n’est-ce pas ? Il fallait croire que le fait, en trois ans, avait su changer : une histoire de maturité, peut-être, ou un quelconque adage abscons sur la distance et ses méfaits. Sans réellement se l’avouer, Temari se sentit incroyablement accablée par une tristesse sans nom. Un soupir nasal plus tard, et elle se redressait déjà, air de rien. Après tout, quitte à être kunoichi, autant appliquer ce qu’on lui avait appris depuis sa prime jeunesse sur le semblant. Même en temps de repos et en terre alliée.

Je suppose qu’on doit appeler ça du mérite. répondit-elle enfin en haussant les épaules, pas réellement modeste mais pas tout à fait vantarde non plus. Elle n’était pas certaine de le mériter autant qu’elle voulait le faire croire, cependant : la position de Gaara au sein de Sunagakure, peut-être, avait su décider les superviseurs de son examen. Peut-être pas, et peut-être méritait-elle réellement son grade. Le saurait-elle un jour ? Certainement jamais, et elle passerait le restant de sa vie à se poser la question tout en se considérant comme une usurpatrice de bas quartier. Son arrogance naturelle n’était pas qu’une façade, et elle avait réellement confiance en elle, pour tout et toutes choses ; cependant il y avait des évidences qu’elle n’était pas assez naïve pour ignorer.

Shikamaru lui posa alors la grande question existentielle de l’avenir qu’on n’avait cessé de lui ressasser depuis son retour de Kiri. Si elle le savait elle-même, vraiment ; c’était aussi l’une des raisons pour laquelle elle aurait préféré passer jônin à vingt-cinq ans. Au moins aurait-elle eu le temps de se plancher plus sérieusement à la question, comme une nana normale. La dernière supposition du brun eut cependant l’honneur de la faire sincèrement rire : elle lui devait bien une réponse sérieuse pour ça. Bien sûr, et je t’engagerai comme trésorier : un boulot tranquille et pas trop chiant, hm ? plaisanta-t-elle à son tour avant de lever les bras pour s’étendre tout en prenant une expression de réflexion intense et hésitante. J’aime bien ce que je fais actuellement. Être ambassadrice, je veux dire. Les relations humaines, sociales, assurer les privilèges de Suna, ce genre de choses. C’est utile et assez important pour flatter mon ego tout en me forçant à faire preuve de tact en toute circonstance. Une façon de m’assagir pour finir par faire une épouse parfaite et terminer ma vie entourée de deux enfants, un garçon et une fille. psalmodia-t-elle, armée d’un petit sourire en coin désabusé, avant de rajouter avec un brin de sarcasme : Kankurô dit qu’au contraire cette position finira par me rendre encore plus acariâtre. Je compte bien lui faire comprendre ce que j’en pense de retour à Suna.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 6 Déc - 21:15

Shikamaru était loin de soupçonner les vagues houleuses qui agitaient les pensées de Temari simplement parce qu'il n'avait pas joué les provoqués en parlant de son grade. Il avait répondu honnêtement, et ce sans doute parce que même au sein de leur petite guerre personnelle, il n'allait pas s'inventer des projets professionnels dans le vent ; lui, au fond, ce qu'il aurait voulu, c'était une vie paisible. Sa jeunesse naturellement ennuyée l'avait poussé à croire qu'être ninja mettrait de l'action dans ses jours, et c'était sans doute le cas, mais cela lui avait surtout appris que l'action était d'autant plus ennuyeuse que l'inaction puisqu'elle impliquait bien davantage de contrariétés.
Si le Nara avait sut mesurer la peine dans les yeux de la blonde, il aurait légitimement put lui reprocher son comportement de gonzesse.

Quand il fut ensuite question de le hisser au rang de trésorier, Shikamaru ne put retenir un ricanement.

« Compter de l'argent, crois-moi, ça m'a l'air bien plus chiant que le reste. »

Et il ne mentait pas. Il aurait bien extrapolé sur la vision générale qu'il avait du système monétaire, mais il laissa volontiers la Sunatienne expliquer son point de vue sur sa propre situation, parce que, mine de rien, ça l'intéressait. Et pas simplement parce qu'il n'était pas question de fringues.
Temari semblait sincère, et à la réflexion Shikamaru dut reconnaître que c'était un boulot qui lui allait parfaitement bien. Elle semblait définitivement trop expansive pour rester enfermée toute la journée, et voyager pour représenter le village qui avait tant d'importance pour elle et qui, de plus, était à présent gouverné par son propre frère, cela ne pouvait être que fait pour elle. Que Kankurô trouve quelque chose à y redire n'était pas réellement étonnant connaissant le personnage, mais la menace que la blonde promettait d'exécuter n'aurait alors fait que lui donner raison.

« Peut-être qu'il n'a pas tout à fait tord. » plaisanta Shikamaru en haussant les épaules, un sourire aux lèvres lui aussi. Il ne le pensait pas, mais il restait convaincu que Temari ne lui mènerait pas la vie facile pour autant durant sa visite, et puis, quand une femme vous cherche, il n'y a pas de raisons pour que vous n'en fassiez pas autant.

Leurs pas les avaient menés au pied de la Tour, et les soldats en faction devant la porte saluèrent respectueusement Temari avant de lui annoncer qu'elle était attendue. Shikamaru leur décocha un signe de tête mécanique, suivant la jeune femme à l'intérieur et l'accompagnant galamment jusqu'au bureau de Tsunade. Encore heureux que lui n'ait pas à écouter les sornettes d'usage, les « bienvenue à Konoha » et les « la grandeur de nos nations resplendissent dans leur unité »... Les formules démocratiques étaient certainement les choses les plus ennuyeuses du monde.

« Pour souhaiter la bienvenue à quelqu'un on lui paye à manger, on ne le fait pas venir jusqu'à soit pour lui faire un discours. » bailla Shikamaru avant qu'ils n'entrent à l'intérieur, se calant sur les règles de savoir-vivre apprises implicitement à force de côtoyer les Akimitchi.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Jeu 16 Déc - 16:38

Temari leva les yeux au ciel, partagée entre l’amusement et le blasement le plus sincère : compter l’argent, chiant ? Il n’y avait rien de plus facile, surtout pour un esprit comme celui de Shikamaru. Il suffisait de rester assis, de compter, de glander, et de repartir chez soi à la fin de la journée. S’octroyer des siestes lors des moments trop amorphes, pourquoi pas. Sans compter les nombreux congés forcés par les fermetures annuelles des magasins, ce genre de choses. Les périodes de guerre, les nombreuses fêtes, l’affection du patron.. Non, vraiment, la blonde ne voyait vraiment pas en quoi le Konohatien pouvait encore se plaindre. C’était vraiment cracher dans la soupe, ça. Mais peut-être que le beurre et l’argent du beurre lui semblaient trop prenants, du genre : ‘trop galère à garder’. Il y avait des choses que Temari ne cherchait même plus à comprendre, finalement, aussi haussa-t-elle les épaules, pas réellement surprise et ne cherchant plus à tergiverser. Shikamaru finirait handicapé moteur que cela le réjouirait certainement. La jeune femme ne chercha pas à extrapoler à l’handicap mental : ce serait titiller d’un peu trop près sa mauvaise foi exceptionnelle en présence du manipulateur des ombres.

Si Temari laissa entendre un rire clair et enjoué à la remarque de ce dernier, elle n’hésita pas une seconde à lever la main pour lui asséner une tape derrière la tête, juste en-dessous de son catogan, histoire de s’exprimer de manière explicite sans pour autant gaspiller sa salive et son énergie. C’était gratuit, et facile : ils arrivaient à la tour et ce dernier n’aurait donc jamais l’occasion de prendre sa revanche (qu’il n’aurait sûrement pas envisagé, mais admettons qu’un jour il trouve la force nécessaire de lui répondre proprement). L’ambassadrice du village du sable, déjà, reprenait une expression plus sérieuse et un chouïa moins avenante pour faire face aux gardes de la Tour du Hokage, quoique toujours respectueuse. Elle ne comptait pas déclencher un incident diplomatique non plus, et prenait son rôle très au sérieux, même si elle se doutait que de simples chiens gardant une porte ne comptaient pas autant que le pacte reliant Suna et Konoha aux yeux de Tsunade-sama.

Elle répondit à leur salut à demi-mots, les remerciant ensuite de l’information en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule. Sa propre garde rapprochée avait reçu le message et lui emboîtait le pas, aussi pénétra-t-elle dans le hall du Manoir en répondant aux signes de tête que certains ninja lui accordèrent, se montrant même un peu plus expansive envers une jônin contre qui elle avait combattu lors de l’examen deux années auparavant, avant d’emprunter les escaliers pour monter jusqu’au bureau de Tsunade, se stoppant devant la porte. Là, elle se retourna vers Shikamaru, vraisemblablement pour échanger avec lui les derniers usages de base comme ‘merci de m’avoir accompagné jusque là’, ‘on se voit plus tard’, ‘bon courage pour ton discours’. Le brun pourtant la prit de vitesse, et elle lui sourit avec amusement, un peu plus douce que précédemment cependant, prenant (légitimement ?) la remarque du jeune homme pour une invitation détournée. Je te laisse réserver un restaurant pour ce soir, alors. lui souffla-t-elle à voix basse tandis qu’ils entraient dans le bureau, se redressant tout à fait face à la Hokage devant laquelle elle alla s’incliner, abandonnant Shikamaru en retrait pour se concentrer tout à fait sur le rôle qu’elle était chargée d’effectuer pour le moment. Libre à lui de réagir comme il le voulait ; après tout, il pouvait prendre cela comme une plaisanterie mutine comme elle lui en faisait tellement.. Quelque part, Temari se dit qu’elle en serait un peu déçue. La voix de Tsunade, cependant, la ramena tout à fait à l’instant présent.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 20 Déc - 1:07

Shikamaru resta un instant interloqué quand la porte du bureau se referma, fixant le panneau avec incongruité tandis que le silence reprenait ses droits dans le couloir. Puis, un léger sourire s'empara de ses lèvres alors qu'il levait les yeux au ciel, décidant de prendre cela avec amusement. Temari voulait jouer à ça, vraiment ? Il n'avait jamais explicitement dit qu'il voulait lui souhaiter la bienvenue, après tout, c'était une interprétation personnelle de sa part. Mais cela ne le gênait pas outre mesure, après tout le simple fait de l'escorter jusqu'au bureau de Tsunade faisait partie de sa mission, et il allait être payé pour ça ; ce n'était donc pas une question d'argent. En dehors de la thune qu'il prêtait à Chôji de temps à autres pour qu'il s'achète une bricole à manger, ou de celle qu'il avait filée à Kiba et dont il n'avait jamais revu la couleur, Shikamaru était plutôt du genre économe. Son bonheur à lui n'avait rien de matériel, au contraire, en fait. Il était d'autant plus heureux avec le soleil et les nuages pour simple compagnie.

Pensif, le Nara quitta donc la Tour de l'Hokage après avoir laissé quelques instructions aux shinobis de garde devant celle-ci. Quand Temari sortirait de sa réunion protocolaire, ils devraient lui dire qu'il l'attendait chez Ichiraku. Oh, ce n'était certainement pas l'endroit le plus classe pour faire dîner une ambassadrice, mais ils servaient des nouilles excellentes, et cette simple raison avait largement suffit à influencer la décision du chûnin ; loin de lui l'idée de lui jouer une grande cérémonie officielle avec champagne et autres conneries rituelles à la clé.
Prenant le temps de passer prévenir sa génitrice qu'il ne mangerait pas chez lui, Shikamaru se rendit donc jusqu'au restaurant préféré du lointain Naruto après avoir subtilement esquivé Ino qui lui demanda ce qu'il comptait faire de sa soirée. Après coup, il se demanda vaguement pourquoi il ne l'avait pas invitée à le rejoindre, mais il dut bien reconnaître qu'il était plutôt content de partager un moment tranquille avec cette femme de Suna, passablement chiante mais aussi diablement intéressante, pour une femme, s'entend.

Juché sur son tabouret et appuyé négligemment contre le bar, Shikamaru attendit donc patiemment que Temari arrive. La patience était certainement sa plus grande vertu aussi cela ne lui posa-t-il aucun problème, et il sirota son verre tout en écoutant distraitement les autres types venus manger un bol de râmen au même moment ; il était plutôt content d'ailleurs que ça ne soient pas des types de sa connaissance, mais ça.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Mer 5 Jan - 16:58

Le discours de Tsunade, en plus d’être concis, fut relativement court : les deux femmes n’étaient pas intimes, c’était une certitude, néanmoins leur relation n’était pas un exemple de rigueur compte tenu leurs caractères respectifs. La Godaime n’aimait pas la paperasse, s’en vantait ouvertement et était du genre à toujours aller au fond des choses ; en ça, elle partageait un point commun avec Temari et le sourire complice qu’elles échangèrent au moment de se quitter fut, en outre, la preuve la plus probante de cette vérité. La kunoichi de Suna n’en était cependant pas encore à prendre son aînée pour exemple : au contraire, elle la respectait beaucoup pour le chemin que celle-ci avait décidé d’emprunter, car il en fallait indéniablement et qu’elle ne serait jamais de sa trempe. Temari avait des nerfs, mais le métier d’eiseinin n’était pas fait pour elle ; de même, être à la tête d’un village caché lui semblait hors de propos quand on savait l’injustice et l’intransigeance avec laquelle elle pouvait traiter ses frères. Réajustant son éventail sur son dos en sortant de la tour du Hokage, la blonde se surprit à sourire. Oui, Konoha était entre de bonnes mains. Sa réflexion ne put cependant être poussée plus loin que les gardes l’interpellèrent pour l’informer que Shikamaru l’attendait à Ichiraku. Un temps de surprise, une seconde de recherche mentale, et la jeune fille réprima un rire amusé en les remerciant d’un signe de tête.

Vraiment, ce garçon… Se retournant vers sa garde rapprochée, la jeune femme les informa qu’ils pouvaient prendre le reste de leur journée, qu’elle n’avait pas besoin d’eux et qu’ils se revoyaient le lendemain. Les deux membres de l’ANBU acquiescèrent et s’exécutèrent, laissant la jônin seule. Cette dernière prit alors le temps d’épousseter sa tenue, aplatissant les plis avec la paume de sa main, se recoiffant évasivement avant de prendre la direction du centre-ville. Bien sûr, le Nara ne méritait pas un traitement de faveur particulier, mais une femme qui se fait inviter ne devrait jamais bafouer cette distinction en se présentant débraillée à son prétendant.

Temari ne croisa personne de sa connaissance ; tout au plus s’arrêta-t-elle une seconde pour observer une petite fille qui portait des lunettes de soleil et qui ressemblait étrangement à Shino. Un sourire titilla ses fines lèvres alors qu’elle réalisait qu’il existait des membres du clan Aburame capable d’extériorisation, et elle se détourna tout à fait de cette scène puérile pour passer les banderoles d’Ichiraku, se penchant légèrement dans la manœuvre alors que le propriétaire s’empressait de la saluer avec bonne humeur. Répondant poliment à cette attention, l’ambassadrice du village caché du sable survola la salle du regard avant de rejoindre en quelques enjambées précautionneuses Shikamaru au bar, facilement reconnaissable avec sa chère coiffure. Ce dernier sirotait un verre et en s’asseyant à ses côtés la jeune femme n’eut aucuns scrupules à s’en saisir pour en boire une gorgée avant même de lui adresser un seul mot, sans gêne. Le brun avait cette exception de lui faire oublier tout savoir-vivre – enfin, sans sous-entendu quelconque n’est-ce pas. Ce n’était pas parce que son froid esprit analytique avait le don de réveiller une excitation particulière en elle qu’il fallait tout extrapoler à son sujet. Tu m’attends depuis longtemps ? Pardon, nous n’avons pas pu faire plus court. La même chose, s’il vous plaît ! commanda-t-elle alors en désignant le verre de Shikamaru tout en le rendant à ce dernier. Alors, je vois que tu as préféré un repas sympa à un dîner aux chandelles. remarqua-t-elle en regardant autour d’eux avant de lui adresser un sourire, trahissant le fait qu’elle préférait largement cela.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Mer 5 Jan - 23:34

« Pas de problèmes. » répondit-il lorsqu'elle s'excusa de l'avoir fait attendre, et sourit légèrement quand elle reposa son propre verre devant lui. Il aurait put se sentir outré par son geste, mais étrangement il ne trouva pas cela déplacé ; il n'aurait sut dire pourquoi, mais même sans connaître réellement Temari, il lui faisait confiance et se sentait proche d'elle sans avoir besoin de partager de longues et fastidieuses discussions.

« Un repas aux chandelles ? » répéta cependant le Nara en haussant les sourcils, avant de lâcher un petit rire nerveux. « Ah ! C'est plutôt pour les couples, ce genre de choses, non ? Hm. »

S'empressant de reprendre possession de son verre pour le finir d'une traite, Shikamaru en recommanda un autre en même temps que leur repas. Il s'insulta mentalement d'avoir proféré une ânerie pareille, et sans comprendre pourquoi il espérait que Temari ne prendrait pas ça mal ; d'autant plus qu'il ne voulait pas vraiment dire ça, et que.

« En fait, les râmen d'Ichiraku sont vraiment excellents. » tenta-t-il de se rattraper. « Je me suis dit qu'un repas sympa, justement, ça te ferait sûrement plus plaisir qu'un truc trop conventionnel... Avec les heures de voyage que tu viens de passer, j'aurais préféré ça à ta place. »

Les pâtes arrivèrent vite dans de gigantesques bols que la serveuse déposa devant eux, et Shikamaru se rempli la panse avec solicitude tout en discutant de tout et de rien avec la jeune femme, demandant notamment des nouvelles de ses frères et embrayant ensuite sur le tout nouveau rôle de formatrice shinobi de Temari. Au premier abord il avait du mal à l'imaginer donner des cours à des gamins, mais peut-être était-elle capable de se montrer tout à fait patiente. Il lui demanda dans un demi-sourire si elle n'en avait pas déjà tué un ou deux histoire de l'embêter, mais fut interrompu par Ichiraku lui-même qui vint leur offrir une bouteille de sake car, dit-il, ils étaient vraiment adorables tous les deux. Et « il s'y connaissait ».
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Lun 17 Jan - 2:06

Temari, pourtant, ne le prit pas mal. Elle observa Shikamaru, d’un regard pétillant de malice, et, peut-être, de quelque chose d’autre. Elle aurait pu rebondir, peut-être même tendre une perche, laisser tomber l’ironie et la provocation pour se montrer plus sincère, mais se contenta d’accentuer son sourire mutin alors même que le brun s’empressait de changer de sujet entre deux gorgées pour mieux terminer son verre. Alors, conciliante, elle acquiesça et se redressa, répondant à ses questions et discutant avec lui de ce qu’il entendait ou ce qu’il la laissait évoquer, partageant pour la première fois un véritable moment intime sans fard ni artifices. La blonde ne s’en rendit pas vraiment compte, sur le coup ; après tout, elle était trop occupée à dîner en se laissant aller à rire aux blagues que le Nara pouvait faire, qu’elles soient réellement offensives ou non d’ailleurs : elle préférait se dire que l’imaginer en train de dépecer quelques enfants trop coriaces était un hommage dont elle ne devait pas rougir. Au moins cela prouvait-il que même des gamins ne lui marcheraient jamais sur les pieds, n’est-ce pas ?

S’apprêtant à répondre, elle fut coupée de court par Ichiraku qui vient leur offrir une bouteille ; la blonde observa cette dernière, comme dépassée, avant de sourire à l’homme en hochant la tête, déposant ses baguettes pour joindre ses mains et s’incliner brièvement, soucieuse de rester polie et agréable en toute circonstance – Shikamaru étant une exception en soi, mais il le valait bien. C’est l’attention qui est adorable : merci beaucoup. dit-elle simplement avant de se tourner vers Shikamaru pour lui prendre son verre. Je te sers ? demanda-t-elle réthoriquement pour s’exécuter la seconde d’après, lui tendant sa boisson pour reposer la bouteille sans passer par la case ‘me servir aussi’. Après tout, elle était ici en mission, c’était la moindre des choses que de rester sobre, n’est-ce pas.

Tu en penses quoi ? Nous sommes adorables. Bon sang, c’est bien le dernier mot qui me serait venu à l’esprit en croisant ta route. taquina-t-elle en lui lançant un coup d’œil complice, l’observant ensuite pendant quelques secondes en silence, se radoucissant progressivement. C’est vrai, mais Ichiraku n’avait pas qualifié Shikamaru d’adorable. Il les avait désigné tous les deux, et quelque part, cette idée réchauffa le cœur de Temari qui s’en sentit bêtement excitée, à la manière d’une adolescente qui reçoit sa première lettre d’amour. Détournant alors vivement la tête pour fixer résolument son assiette de râmen, elle se remit à manger en silence, troublée comme une débutante qu’elle n’était plus. On avait beau dire, il y avait des domaines dans lesquelles une kunoichi de ce nom ne serait jamais à l’aise. Et comme de bien entendu, c’est avec lui qu’elle devait passer le reste du temps pour le prochain mois. Autant dire qu’elle prenait un bien mauvais départ : elle devait se reprendre. Ou se laisser aller, mais cette alternative était absolument inconcevable.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Mer 19 Jan - 17:51

Shikamaru haussa les sourcils à l'intervention d'Ichiraku, se demandant un instant pourquoi il se permettait d'affirmer une telle chose avant de réaliser qu'il les avait peut-être pris pour un couple, lui et Temari. Après tout elle ne venait pas souvent à Konoha, il n'était pas sensé la connaître ; cela laissa le Nara songeur, et quand la jeune femme lui servit un verre de cette bouteille-cadeau, il acquiésca avant de la remercier polimment. Il n'aimait pas particulièrement l'alcool, pas vraiment pour ainsi dire, son expérience restant assez limitée dans le domaine ; son instinct et ses idées machistes le poussaient pourtant à croire que c'était dans ce genre de situations qu'un homme devait boire, aussi ne fit-il aucun commentaire avant de porter la boisson à ses lèvres. C'était fort, amer, et il n'en avala qu'une infime gorgée qu'il sentit pourtant descendre dans ses entrailles en le réchauffant considérablement. Son père était un grand amateur de sake, c'était sans doute la raison pour laquelle il n'avait jamais ressenti l'intérêt d'y goûter plus tôt ; quoi que, après tout, il n'avait jamais eu de curiosité pour grand-chose.

« Tu en penses quoi ? Nous sommes adorables. Bon sang, c’est bien le dernier mot qui me serait venu à l’esprit en croisant ta route. »

Encore une de ces remarques piquantes dont la Sunatienne avait le secret. Il ne s'en vexait jamais, étrangement, et cette fois-là encore moins que les autres ; peut-être parce qu'il ne s'agissait pas que de lui.

« Et toi, hm ? On qualifie généralement d'adorable une fille posée et polie, alors que tu es la plus insoumise que j'ai jamais vue. »

Insoumise n'était pas vraiment le mot le plus approprié ; Temari n'aurait par exemple sûrement jamais trahi un ordre ou une mission pour son village, mais ce terme qualifiait bien le comportement sincère qu'il lui reconnaissait au contact des gens. Ce n'était pas le genre de filles à faire des ronds de jambes ; elle en venait toujours directement au fait, même quand c'était pour dire des choses pas forcément agréables à entendre. Un grand sens de la justice qui la poussait parfois à enfreindre les règles de la bienséance, en quelque sorte. Et c'était certainement la chose qu'il appréciait le plus chez elle.
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MessageSujet: Re: Scènes de panique tranquille. [PV. Temari]   Sam 19 Fév - 0:27

La soirée que passa fut de celles qui, depuis deux ans déjà, manquaient cruellement à son quotidien. Shikamaru n’en avait sûrement pas conscience mais l’espèce de sérénité qu’il réveillait chez la blonde était de la trempe de l’ataraxie pure et simple. L’osmose était parfaite. La taquinerie la fit sourire, et elle lui lança un regard lourd de sous-entendus, une provocation comme une autre avec, peut-être, une pointe de sensualité, un grand d’espoir latent – non, pas latent le moins du Monde. « Il ne tient qu’à toi de me harnacher, jeune homme. » Elle aurait pu, c’est vrai. Les mots, en tout cas, lui brûlèrent les lèvres ; elle se contenta de les arquer en un sourire sincère, se retournant vers son bol pour mieux le vider. Indomptable.. c’était une façon de voir les choses particulièrement appréciable, aussi termina-t-elle par le prendre pour un compliment, comme souvent lorsque leurs interludes se terminaient dans le silence. Au moins finirent-ils la bouteille, ce soir-là.

La chambre était presque indécence de confort, mais Temari ne put s’empêcher d’avoir froid cette nuit-là.
Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic.
Le programme était chargé et les brainstormings Presque trop nombreux : le ridicule ne tuait certes pas mais trop de bonnes idées doivent tuer les bonnes idées, puisque très vite le Nara fit remarquer la longueur de la liste et lorsqu’il fallut faire un choix les conflits d’intérêt éclatèrent. Chaque pays cherchait à tirer son épingle du jeu et évidemment certains exercices y aidaient plus que d’autres. En soi Temari n’avait pas énormément de temps à elle mais elle profita de son passage au pays du feu pour faire des réserves de graines et envoyer un colis de souvenirs à ses frères restés à Suna. Une âme féminine quelque part au fond de son esprit de tacticienne cruelle et ce n’était pas l’énorme portion de thé qu’elle s’était procurée qui allait la contredire. Outre ses rares sorties personnelles elle revit, en outre, les anciens adolescents devenus grands pour mieux juger de ses propres yeux les dires de Shikamaru – Shikamaru envers qui elle semblait redoubler de mauvaise foi en dehors des heures de travail, mais celui-ci le lui rendant bien son sentiment de culpabilité s’effaçait très rapidement.

Les filles de Suna n’étaient peut-être pas conventionnelles ; Temari faisait fi du conformiste machiste, n’en déplaise à son digne représentant au village caché de la feuille. Toujours était-il qu’elle fut la première des deux à lui proposer un nouveau rendez-vous, moins intimiste cette fois-ci. Tester les épreuves était un devoir qu’ils se devaient de respecter, et lorsqu’elle nargua d’avoir peur de se prendre un piège au travers de la tronche, elle espérait le motiver assez, lui et sa fibre susceptible, pour qu’il le suive à travers le terrain d’entraînement numéro six où l’attendaient des shinobi de Kumo, Kiri et Kusa.
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