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 Mission diplomatique à Suna

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Arame Ishii

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MessageSujet: Mission diplomatique à Suna   Mar 2 Nov - 17:44

Arame avait marché exactement sept jours avant d’enfin apercevoir le village caché du sable, Suna. Le pays de la cascade et le pays du vent n’étaient pas les plus proches des pays, et de ce fait, le voyage avait été plutôt long pour le ninja de Taki. Il lui avait d’abord fallu un jour pour atteindre la frontière qui séparait le pays de la cascade et le pays du feu. Arame était habitué au pays du feu, car il s’y rendait souvent. Bien qu’officiellement, le village caché de la cascade n’admettait aucun rôle autre que les rangs de shinobis habituels, Arame se proposait bien souvent pour les relations avec les autres pays. En effet, cela tenait à cœur au descendant Ishii, car la diplomatie était la chose essentielle pour que Taki reste en dehors de tout conflit. En effet, le gouvernement du village originel d’Arame n’admettait aucune hiérarchie, tous les ninjas s’y trouvant égaux, simplement déterminés par leur niveau, de genin à jônin. La seule exception à la règle concernait les deux oinins du village, qui depuis quelques années déjà, étaient sur les traces de l’unique traître au village caché de la cascade, Kakuzu.

Donc Arame, qui se proposait souvent pour les missions diplomatiques, avait traversé plus d’une fois la végétation forestière du pays du feu. La seule différence avec le pays de la cascade était que ce dernier était bien plus humide, ce qui lui offrait un paysage garni de bassins, de marécages et de grands lacs. Le pays du feu était plus sec, mais offrait malgré tout un climat tempéré qui permettait d’atteindre un juste milieu entre humidité et sécheresse. Arame appréciait ce pays, et le privilégiait pour son voyage jusqu’à Suna, car les déplacements y étaient beaucoup plus faciles, et les campements plus simples à installer. Ainsi, le ninja avait traversé sans trop se presser, mais sans trop se prélasser non plus les forêts abondantes du pays du feu, s’arrêtant chaque soir pour « camper » grâce à son Mokuton, Sichuuka no Jutsu ce qui lui permettait de passer une nuit sereine dans une maison confortable.

Trois jours plus tard, il avait atteint le pays de la rivière, où il n’avait fait que passer. Le pays de la rivière n’était qu’un pays sans importance, qui faisait à peu près la même taille que le pays de la cascade, mais où il ne s’y trouvait aucun village caché ninja. La végétation était similaire à celle du pays du feu, et la faune y était identique. Cependant, dans la partie sud-ouest du pays, la sécheresse se faisait de plus en plus sentir, et au fur et à mesure que l’on s’approchait de la frontière qui séparait les villages du vent et de la rivière, les arbres se raréfiaient, l’air se faisaient moins chargé en humidité, et le vent aride du désert frappait de plus en plus fort. Arame avait fait une pause juste avant de poser le premier pas sur la terre aride du pays du vent, bien que le soleil soit encore haut dans le ciel. En effet, habitué à l’humidité de Taki, le shinobi redoutait plus que tout l’aride terre du pays de Suna.

Une fois la nuit passée au calme dans sa maison de bois, Arame avait pris son courage à deux mains et avait affronté le climat sec et brûlant du désert de Suna. L’organisme du ninja n’était pas du tout habitué au vent chaud qui desséchait son corps à une vitesse impressionnante, ni au sable dont les grains venaient frapper la peau nue du shinobi. Mais ce dernier dut faire face à ce climat difficile pendant deux jours avant, enfin, d’atteindre son but, Suna. Le ninja était à court d’eau, et était particulièrement fatigué, dans la mesure où il n’avait pu utiliser sa technique de la maison aux quatre piliers, et avait dormi à même le sol, dans une petite tente protectrice. Presque toutes les techniques d’Arame n’avaient aucun effet sur ce sol aride dénué d’eau, et il se retrouvait dénué de toute force. Ce n’était vraiment pas l’endroit pour un combat déterminant. Il pourrait à la limite utiliser ses techniques Suiton, mais son Mokuton et son Doton se trouvaient complètement atrophiés par la nature du sol, et rien que sa technique de la terre fertile lui demanderait certainement une quantité impressionnante de chakra.

Et c’est dans cet état que put enfin se présenter le ninja de Taki au village caché du sable. Il marqua un temps face à l’immense faille qui servait d’entrée au village. Il fallait avouer que l’architecture était assez impressionnante, et que réussir à dresser un tel village au milieu d’un désert avait dû représenter un effort considérable. Arame savait reconnaître le talent des autres, et eut le souffle coupé face à cette grande ville, bien plus grande que Taki. Ce n’était pas la première fois qu’il venait à Suna, mais à chaque fois, il en était impressionné. Chaque année, le village de la cascade venait renouveler ses arrangements diplomatiques. L’an passé, Arame était occupé ailleurs, et n’avait pu, il n’avait donc jamais eu affaire au nouveau Kazekage dont on lui avait parlé, Gaara. Le Ishii redoutait un peu sa visite, car on lui avait dit que ce dernier était froid, et sec. Mais Arame partait avec une bonne impression, afin de ne pas paraître désinvolte auprès du Kazekage.

Il arrivait souvent que des situations délicates soient mises en place à cause du système gouvernemental un peu particulier de Taki, et c’est pour cette raison qu’Arame préférait aller faire la diplomatie lui-même car ne dit-on pas que rien n’est fait mieux que par soi-même ? En passant la faille, la première chose qu’aperçut Arame était deux hommes encadrant l’entrée. Le ninja de Taki se dirigea vers l’un des deux, et se présenta rapidement et obtint rapidement pour réponse qu’un certain Baki l’attendait dans le poste de garde derrière. Arame se présenta à nouveau, et Baki lui fit un petit signe de la tête. Ils avaient déjà eut affaire l’un à l’autre, à voir s’il s’en souvenait, car la dernière fois remontait à deux années. Baki lui serra la main, et l’enjoignit de le suivre. Arame ne broncha pas, il était enfin arrivé à destination, ce n’était pas le moment de ne douter de quoique ce soit. Il suivit le ninja de Suna qui lui lança en cours de route : « Les nouvelles sont-elles bonnes à Taki ? »

Peu de ninjas de Suna avaient affaire à des shinobis issus du village caché de la cascade, mais Baki se souvenait apparemment, bien que vaguement, d’Arame, ou du moins avait compris qu’il s’agissait de la visite diplomatique de Taki. Arame, pas très enclin à discuter et rompu par son long voyage, lui lança « Comme d’habitude, plus ou moins. » Mais il se força à ajouter un sourire à sa phrase pour ne pas avoir l’air agacé de Baki. La traversée du village se fit sans encombres, même si les habitants détaillèrent tous le visiteur, qui avait un teint de peau inhabituel, et qui était vêtu différemment des ninjas habituels de Suna, dont le visage était souvent recouvert d’un voile blanc, pour se protéger du soleil, de la chaleur, et du sable.

Arame n’était pas à l’aise, car si quelque chose venait à mal tourner, il n’était vraiment pas en position de force, et ses techniques s’avéreraient inefficace. De toute façon, il avait bien l’intention que tout se passe bien. Ils pénétrèrent finalement dans la tour centrale du village caché du sable où l’attendait très certainement le Kazekage. Ils montèrent des marches, et arrivèrent devant un bureau fermé que Baki désigna comme le bureau de Gaara. Baki frappa, entendit une réponse, ouvrit la porte, et annonça Arame. Ce dernier retint son souffle, il allait enfin rencontrer ce fameux Gaara. Dans sa tête, il se prépara, et attendit que le Kazekage ne l’invite à entrer.
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Sabaku no Gaara

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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Mer 3 Nov - 0:39

Suna, on pourrait penser que Gaara ait pu avoir des ressentiments envers cette ville à la longue. Il était vrai qu’avant, enfant plongé dans la noirceur de sa folie, il avait songé plusieurs fois à laisser Shukaku y faire de grands dégâts, mais il était bien surveillé. Et puis maintenant, il était différent, il savait qu’il était, se différenciant pleinement du démon scellé en lui. Il vouait un amour profond pour l’endroit où lui et sa famille vivaient. Ses habitants avaient pris une toute autre importance pour lui, il voulait conquérir toute la confiance et la reconnaissance de ces derniers. Changer leurs regards pour que tout ce qui l’entoure devienne bien plus beau et continue de donner un sens à son existence. Il se rendait compte maintenant à quel point il tenait à cette ville à l’architecture se mêlant si bien au climat. Il était bien évidemment habitué à la chaleur continue, au point que lors de ses déplacements dans d’autres pays, il se montrait davantage frileux. Et encore, le pays du feu, ça pouvait aller, même si l’humidité, ce n’était pas du tout son truc. Il y avait de quoi attraper facilement un rhume. Enfin, ici, eux, ils avaient le vent, mais il était principalement chaud, le jour… La nuit, c’était autre chose, c’était la dégringolade. Logique, c’était un désert après tout…

Gaara sortit de la demeure Sabaku, appréciant de ne sentir qu’une légère brise aujourd’hui. Le village était fort bien placé d’ailleurs, à l’abri derrière les grandes falaises. Il était donc très rare qu’une tempête de sable les atteigne avec force. Il prit alors tranquillement le chemin habituel pour rejoindre la tour dominant le village. L’aube perçait juste la noirceur du ciel et les rues étaient vides, ce qu’il appréciait grandement. Il pouvait s’attarder dans ce silence agréable, observant les détails des rares décorations apportées aux bâtiments couleurs sable. En tout cas, aucune fleur, pas de végétation, il n’y avait que la serre où quelques plantes arrivaient à survivre. La végétation riche des autres pays étaient très enviable, mais ils avaient ici la fierté de savoir se débrouiller malgré l’environnement hostile. Il aimait se rendre dans la serre de temps en temps, surtout quand il avait besoin de réfléchir et qu’il fuyait la tour bien trop bruyante. Il fallait dire qu’il entendait le moindre bordel dans le couloir derrière la porte de son bureau, et il était souvent dérangé aussi. Et ce matin, malgré l’heure matinale, il y avait déjà bien du monde à la tour, pour ne pas changer…

Le Kazekage salua poliment de plusieurs signes de tête les shinobis qui soient arrivés ou rentrés chez eux après leur veillée de nuit. Enfin, plusieurs, pas assez non plus pour attraper un torticoli, et puis, il faisait tout ça en discrétion, comme à son habitude. Il évita de justesse Kankurô qui faillit lui rentrer dedans en sortant d’une porte sans regarder trop où il allait. Les deux frères se fixèrent, l’aîné baillant à s’en décrocher la mâchoire, marmonnant de façon presque incompréhensible un « J’vais dormir, bonne journée ». Enfin, Gaara n’eut pas de mal à comprendre à la gestuelle du marionnettiste à qui il conseilla de justement ranger le bordel qu’il avait laissé hier dans le salon s’il ne voulait pas avoir droit à un réveil brutal de la part de Temari. Après cet échange familial, le jeune rouquin monta jusqu’à son bureau pour faire son travail habituel, le courrier, puis aussi récupérer ses parchemins pour le moment où les équipes défileraient dans son bureau pour avoir leur mission assignée. Il savait aussi que c’était le moment où Taki enverrait son habituel représentant, pour la rencontre diplomatique annuelle. Il allait avoir du pain sur la planche pour un moment. Tant mieux, il ne s’ennuierait pas de cette façon.

Une heure après être resté dans de la paperasse, ce fut le défilé des équipes devant Gaara, qui leur donna à chacune un ordre de mission. Tout cela lui prit également une bonne heure, même un peu plus. Entre les discussions essentielles pour le déroulement et quelques réclamations, comme toujours, mais il avait bien appris à gérer et à s’imposer sans trop de brutalité. Il ne pouvait pas non plus faire le bonheur de tout le monde, mais il faisait au mieux. Il ne fit pas de pause d’un long moment par la suite, et il ne releva les yeux d’un des dossiers de la pile, apportée par la chûnin lui servant d’assistance aujourd’hui, que quand Baki annonça le représentant de Taki après avoir eut son autorisation d’entrer. Le jeune homme s’arrêta alors d’écrire, relevant la tête pour observer son ancien sensei et il hocha de la tête.

"Vous pouvez entrer."

Gaara reposa sa plume, et referma son dossier qu’il mit de biais sur la pile trônant à droite de son bureau. Il appuya son dos contre le dossier de son fauteuil, ses bras posés sur les accoudoirs et il fixa de suite de son regard neutre l’homme qui entra dans son bureau. Il marqua un léger temps, un de ses sourcils se haussant à l’apparence du représentant de Taki. Il n’avait jamais eut l’occasion d’en croiser de ce genre et c’était assez perturbant, il était vrai que ces gens-là étaient plutôt à part. Il n’en laissa rien paraître pour autant, et se releva pour saluer comme il se doit la personne. Il avait été bien informé sur leur façon de procéder, à savoir qu’ils étaient tous égaux, et donc qu’ils n’avaient pas de chef désigné.

"Bonjour, asseyez-vous je vous prie… Baki, une chaise."

Le Kazekage attendit que son ancien sensei apporte une chaise qu’il plaça devant le bureau. Il s’assit à son tour, s’interrogeant mentalement sur le genre de personnage qu’il avait devant lui. Plus âgé que lui évidemment, il restait sur ses gardes sur le comportement que pourrait adopter ce dernier en conséquence. Il fit signe à Baki de sortir et prendre son poste devant la porte avant de marquer un temps. Une traversée du désert, ce n’était pas une partie de plaisir surtout pour ceux qui n’y étaient pas habitué, et il se dit que ce serait la moindre des choses de donner de l’eau au représentant de Taki. Il s’adressa alors précipitamment au jûnin qui se dirigeait vers la porte.

"Ramène-nous de l’eau fraîche, s’il te plaît, Baki."

Gaara suivit des yeux son ancien sensei qui disparut derrière la porte, avant de reporter son attention sur son vis-à-vis, laissant planer quelques secondes, avant de s’adresser de nouveau à lui.

"Vous êtes ?"
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Arame Ishii

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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Jeu 4 Nov - 0:50

L’émissaire de Taki prit une longue inspiration, et franchit l’encadrement de la porte en entendant la voix particulièrement grave et traînante du Kazekage qui l’attendait dans son bureau. Le bureau n’était pas particulièrement spacieux, et la décoration ne faisait nullement preuve d’une richesse, ou d’une quelconque audace d’un point de vue décoratif, mais était, tout au contraire, d’une simplicité déconcertante. Les murs étaient fait de la même matière que tout le reste du bâtiment, cet espèce de sable solidifié qui permettait à la ville de tenir debout. Le regard du shinobi se porta alors sur le bureau où s’entassaient des piles de dossiers et d’autres feuilles, qui offraient une ouverture en son centre afin de laisser apparaître le visage du fameux Kazekage. Arame ne put s’empêcher d’être surpris face à l’enfant qui se levait pour saluer convenablement le diplomate. En effet, le plus puissant des ninjas de Suna avait à peine la moitié de l’âge du descendant Ishii, et avait un visage tellement enfantin, surligné par une chevelure inhabituelle dont la couleur rouge accentuait l’effet de surprise d’Arame que ce dernier parvint à cacher la déformation de son visage en se rappelant les bonnes manières, et en s’inclinant pour saluer le responsable du village caché du sable.

Le haussement de sourcil n’avait pas échappé à l’œil aguerri du ninja à l’écoute de la nature, mais ce dernier ne le releva nullement. En effet, il s’attendait bien à être regardé à Suna, aussi bien à cause de son apparence physique que par son accoutrement. Premièrement, les longs cheveux noirs et fins d’Arame avaient de quoi déconcerter tous ces habitants du village du désert habitués à des cheveux plutôt courts pour les hommes. Ensuite, ses vêtements de ninja, habituels dans la grotte de Taki, passaient vraiment pour un déguisement dans ce village. En effet, s’il portait un pantalon qui n’avait rien d’extravagant, et de couleur marron, son torse était exposé à l’air libre, Arame ne portant qu’une peau de bête qui lui couvrait les épaules et tombait jusqu’au milieu de ses cuisses. Si le ninja laissait ainsi les coutures de son buste, ce n’était pas pour attirer toutes les chuunins qui traînaient dans les rues, mais par simple habitude, car, en effet, dans son village natal, le shinobi n’était vêtu que d’une sorte de pagne couvrant une grande partie de ses jambes. Mais pour une mission diplomatique, le ninja n’avait pas voulu passer pour un sauvage, et avait fait un effort vestimentaire, effort auquel il commençait à avoir l’habitude de se soumettre, étant souvent en déplacement dans d’autres villages.

Le cinquième Kazekage invita le diplomate à s’installer, ordonnant à ce fameux Baki de lui apporter une chaise. Ce dernier semblait être aux ordres du jeune garçon, d’au moins quinze ans son cadet. Voilà une situation qui parut bien étrange à Arame, dans le village duquel la seule hiérarchie qui existait était l’âge, et qui n’avait pas l’habitude qu’un enfant puisse-t-être le supérieur d’un adulte. Le spécialiste Mokuton inclina la tête pour remercier respectueusement le prénommé Gaara, sans laisser échapper ne serait-ce qu’un souffle. En effet, par politesse, et par pure considération, Arame attendait que son interlocuteur ne l’invite à parler avant de prendre la parole. Le visiteur prit donc place sur la chaise que lui apporta l’homme, et attendit un peu. Le soulagement put certainement se lire sur son visage alors que le maître du lieu enquit son adjoint de leur apporter de l’eau fraîche. Tout d’un coup, l’envoyé reprit conscience de la déshydratation dont souffrait son corps. Il alla même jusqu’à lâcher un sourire, commençant à se décontracter un petit peu dans son siège.

Le dénommé Baki ferma la porte d’un claquement, et Arame, qui n’avait pas quitté le Kazekage du regard, le vit reporter son attention sur lui, et la question qui suivit rompit le silence. Arame s’était préparé à cette question, et n’hésita pas un instant en répondant, pressement et d’une voix assurée : « Ishii Arame, émissaire de Taki, village caché de la cascade. » Là, le dit ninja marqua une pause, réfléchissant à la meilleure façon d’introduire la conversation, avant d’inspirer, et de se lancer, toujours d’une voix posée, sûre.

« Vous devez très certainement être informé de ma visite. Vous n’aviez pas affaire à moi l’an passé, mais je viens aujourd’hui en qualité de représentant, afin de régulariser les relations qu’entretiennent Taki et Suna. »

Par régulariser, Arame entendait en fait « discuter de détails insignifiants pendant minimum une heure ». Mais cela ne dérangeait pas le ninja excessivement, dans la mesure où il n’avait que rarement affaire à des papiers, et qu’il aimait ça, finalement. Arame sortit de son sac une pile de papiers bien moins conséquente que celles qui ornaient le bureau du Kage, mais qui contenait tout ce qui était nécessaire à cette petite réunion. Il défit la pochette, et en sortit la première page, qui était un rappel de tout ce dont il devait s’entretenir avec le garçon.

« Bien, donc… je vous propose de commencer tout de suite avec l’accord diplomatique de l’an passé que Taki aimerait renouveler avec Suna, à ce détail prêt que le conseil du village aimerait une modification de cette ligne là… » et en disant ces mots, Arame avait sorti l’arrangement écrit. Après avoir tourné quelques pages, il reprit en indiquant un paragraphe précis : « Ici, et qui stipule donc que Taki enverrait quelques uns de ses meilleurs ninjas en cas d’attaque, et réciproquement. Nous aimerions ajouter, si vous n’y voyez aucun inconvénient, qu’en cas de besoin, Taki puisse quérir votre aide en cas d’inondation, car avec les périodes difficiles du printemps, il devient difficile de gérer absolument toutes les inondations sans aide externe. »

Le village caché de la cascade avait bien sûr prévu une contrepartie à cette close du contrat, mais Arame attendit d’abord la réaction de son jeune interlocuteur, car en tant que bon négociateur, il avait appris à ne sortir ses atouts de sa manche qu’après demande. Ainsi, si le garçon aux cheveux rouges acceptait sans rien avoir à offrir de plus pour Taki en échange, l’envoyé ne broncherait pas, et ne parlerait pas de cette aide potentielle. Dans tous les cas, il savait qu’en cas de besoin extrême, Taki était prêt à envoyer des réserves de nourritures, autant que possible à Suna le plus rapidement possible, et ce même si ce n’était pas nécessairement indiqué sur l’accord. Certaines choses n’avaient en effet pas besoin d’être écrites.
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Sabaku no Gaara

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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Lun 8 Nov - 22:47

Rencontre fort étonnante que voilà… C’est ce que pensa Gaara, bien que sa surprise ne puisse se remarquer bien longtemps sur son visage. Et c’était certainement au mieux, il n’était pas là pour mettre mal à l’aise l’ambassadeur de Taki. Cependant, avant de se relever pour le saluer, ses yeux de jade avaient imperceptiblement dévié sur le torse dénudé de l’homme. Le soleil, à Suna et surtout dans le désert, était connu pour ses rayons agressifs. Et c’est bien pour s’en protéger que les shinobis de Suna n’adoptaient pas de tenues découvrant de bonnes parcelles de peau, il était bien mieux d’éviter de terribles coups de soleil, et de jouer sur des tissus légers. Un voile s’ajoutait parfois, protection du visage, contre le soleil mais aussi en cas de tempêtes de sable, évitant ainsi de se retrouver à en avaler. Il ignorait certes comment s’était déroulé le voyage de l’étrange homme devant lui qui le salua à son tour respectueusement, mais il avait l’air de s’en être bien sorti pour quelqu’un qui n’était pas habitué à de telles conditions climatiques. Et heureusement, un shinobi se devait d’être capable de s’adapter à toute situation… Comme de se retrouver face à quelqu’un de bien plus jeune que soit mais à un grade supérieur. Ils étaient pour ce coup-là à égalité, chacun se gardant d’avoir un comportement impeccable. Aucun commentaire, le jeune Kazekage enchaîna en proposant à son invité de s’asseoir sur la chaise apportée par Baki.

Gaara n’en restait pas moins prudent, il n’en était pas à accorder une grande confiance envers le brun aux cheveux longs, qui pourrait vouloir profiter du jugement si commun sur la jeunesse… Lui-même avait le bon sens de ne pas profiter de sa propre position pour donner des ordres à tout va, mais dans cette circonstance, il se devait de faire appel à Baki pour des petites tâches que l’on pourrait qualifiées d’ingrates. Enfin, pas tant que ça, car, au final, elles s’avéraient utiles, il suffisait de porter son attention sur le visage de l’ambassadeur de Taki, où se devinait un soulagement accompagné d’un sourire. Le pays de la Cascade ne manquait pas d’eau et ses shinobis ne devaient guère être habitués à s’en restreindre grandement. Ainsi, ils allaient pouvoir se lancer dans une discussion sur de bonnes bases. Une fois seuls, il fit ce qu’il devait faire, inviter l’ambassadeur à prendre la parole et à se présenter. Le silence adopté par ce dernier ne lui avait en rien échappé, ce qu’il appréciait, il avait déjà connu quelques cas, qui, à peine arrivés, partaient dans un long discours, comme s’ils étaient chez eux… Un manque de savoir-vivre qu’il ne tolérait que de la part d’une, voir deux personnes précises, qu’il n’avait pas vu depuis un moment.

Le Kazekage, de nouveau bien installé dans son fauteuil, ses bras croisés sur ses cuisses, ses mains jointes, écouta attentivement l’ambassadeur parler. Il mémorisa de suite son prénom et nom, c’était bien la moindre des choses, bien qu’il restait totalement stoïque, attendant la suite. Il était réservé et préférait parler que quand cela était réellement nécessaire. Il n’avait pas non plus besoin de prononcer des mots pour se montrer toujours présent et impliqué, seul son regard suffisait. Evidemment qu’il était au courant de la visite annuelle établie entre leurs deux villages, il aurait montré sinon bien plus d’empressement à demander le pourquoi de la présence du dénommé Arame plutôt que de suivre un protocole de mise en diplomatie. Là, il n’y avait pas d’urgences particulières, apparemment. Il esquissa un léger mouvement de la tête en même temps qu’il baissa les yeux vers la liasse de papier que sortit son aîné. Organisé, il avait déjà fait en sorte que le dossier sur Taki soit à portée de main, à savoir dans le petit placard de son bureau, afin de l’avoir sous la main durant la période estimative de la visite annuelle. Cependant, il préférait laisser terminer son rapide exposé à l’ambassadeur avant de s’emparer à son tour du dossier qu’il avait sur le sujet.

L’attention de Gaara s’amplifia en apprenant que le conseil de Takigakure désirait opérer une modification dans leur accord diplomatique. Il s’était redressé très légèrement, pas qu’il ait besoin de voir de suite ce qu’il y avait d’écrit sur les papiers d’Arame. Il avait pris le soin de relire il y a peu le fameux accord, et de bien retenir chaque point énoncé dedans, sans entrer non plus dans les plus infimes détails. Il reconnut donc sans mal le passage cité par Arame pour ne pas contester son existence. Son visage ne laissa absolument rien transparaître quand l’ambassadeur exprima leur souhait d’obtenir également de l’aide lors des inondations. Oh ce n’était pas que c’était en soit un grand problème. Il était clair que le pays de la cascade avait un climat n’aidant pas, un trop plein d’eau. Et c’est également aussi un avantage de bien s’entendre avec ce pays, car, eux, pouvait être amené à manquer d’eau. Ils avaient déjà connus des sécheresses par le passé. Autant dire que le Kazekage y voyait là une occasion pour compléter plus utilement l’accord que ce soit pour les deux camps. Il laissa un silence planer dans son bureau, réfléchissant à la façon d’aborder les choses, puis hocha presque imperceptiblement de la tête.

"Ce n’est pas impossible, et cela correspond un peu au sujet que je voulais aborder avec vous…"

Gaara ne se fit pas plus précis car Baki venait de frapper à la porte et il l’autorisa à entrer, profitant que ce dernier leur apporte un pichet d’eau et deux verres pour se pencher à droite de son fauteuil pour ouvrir le placard de son bureau et en sortir son dossier sur Taki. Ce dernier n’était pas volumineux, car il contenait tout ce qui était d’actualité et dont il avait besoin. Par contre, dans les archives, c’était tout autre chose. Il prit entre ses mains l’exemplaire du dernier accord signé entre leurs villages et posa son regard sur le verre d’eau que Baki lui servit, après l’avoir fait en premier pour Arame.

"Merci Baki."

Le jûnin ressortit de lui-même ensuite, de retour à son poste derrière la porte, et Gaara reprit alors leur discussion, histoire de laisser l’ambassadeur de Taki de profiter de son verre d’eau. Il tourna les pages jusqu’à arriver au fameux paragraphe, qui serait donc à modifier.

"Suna peut en effet venir en aide à Takigakure lors d’inondations importantes, que ce soit par envoie d’hommes ou la création de camps de fortune aux frontières pour les évacués. Bien sûr, tout cela dépendra des situations diplomatiques avec les autres pays."

Le Kazekage prit un parchemin vierge et sa plume, les paroles, c’était bien beau, mais il trouvait tout aussi de bien de résumer sur le papier les différentes modifications à faire, importantes ou pas, avant d’établir officiellement à l’écrit le nouvel accord. Il enchaîna tout en commençant à écrire la référence du paragraphe et ce qui venait d’être dit.

"En contrepartie, nous pouvons convenir que Takigakure apporte son soutien lors des grandes sécheresses pour ravitailler en nourriture mais également en eau Suna. Ces dernières sont rares mais peuvent avoir de graves conséquences. Nous en arriverons à un donnant-donnant qui va de soit mais mis par l’écrit. Si on entrait dans les détails ?"

Gaara avait relevé son regard pour le plonger dans celui d’Arame, maintenant sa plume à un petit centimètre au-dessus du parchemin. Il ne perdait pas de temps contrairement à d’autres, et il attendit donc que l’ambassadeur de Taki reprenne la parole.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Ven 12 Nov - 20:40

L’eau glissa abondamment dans la gorge d’Arame, réactivant à la fois ses sensations gustatives, la fonction de ses glandes salivaires et les muqueuses de son œsophage. En effet, depuis son arrivée à Suna, et sans trop y faire attention, l’indien s’était totalement déshydraté, et l’eau parut pour lui avoir le même goût que le plus excellent des mets. C’est rare d’apprécier à sa juste valeur le goût de l’eau, mais c’est pourtant essentiel. L’eau, c’est la vie, c’est un liquide si précieux que chaque homme devrait pouvoir se sacrifier pour la protéger, cette ressource si courante et pourtant si estimable. Arame se déconnecta presque de la réalité en vidant son verre d’une traite, mais parvint malgré tout à garder une oreille distraitement concentrée sur les propos du Kazekage qui lui faisait face. Il fit preuve d’une grande impolitesse en reposant son verre, vide, après seulement trois gorgées, mais il n’avait su contenir cette soif qui l’avait assailli en voyant entrer le dénommé Baki, muni d'un plateau.

Le dirigeant du village caché du sable répondait donc par la positive à ce besoin d’aide qu’avait Taki en cas d’inondations. Mais ce fut sans aucune surprise que l’ombre du vent lui demanda une contrepartie. Avec satisfaction, le ninja de Taki écouta son cadet lui quérir exactement ce qu’il avait prévu de proposer. De la nourriture et de l’eau, rien de plus facile pour le pays de la cascade, régulièrement inondé, et dont, de ce fait, la production en riz n’en était que décuplée. En effet, si ce pays avait trop d’eau pour lui seul, et la laissait se faire absorber par la terre, les plantations de riz s’avéraient certainement les plus productives d’entre tous les pays. Le riz est une plante qui nécessite énormément d’eau, et c’était exactement ce dont le pays de Taki débordait.

Scrutant le regard entouré de noir du jeune garçon, qui maintenait sa plume à quelques centimètres du parchemin, Arame n’hésita pas une seule seconde en lui répondant : « Cela sera avec un plaisir immense que Taki fournira l’eau et la nourriture dont Suna aura besoin. Nos pays sont clairement opposés en matière de climat, et vos sécheresses doivent être d'autant plus contraignantes que nos inondations, et de ce fait, le village de la cascade comprend votre besoin, et y répondra, quand le besoin s’en fera sentir, avec la plus grande rapidité permise par la distance séparant nos pays. » Il accompagna sa phrase d’un sourire, et reprit également la plume qu’il avait posé quelques secondes auparavant, s’étant lui-même permis, plus tôt dans la discussion, de sortir parchemins et plume afin de rédiger tout ce qui serait nécessaire. Les grattements des plumes résonnèrent un instant, alors que l’émissaire et le Kazekage griffonnaient les changements qu’il faudrait effectuer au pacte qui liait les deux pays.

La discussion entra donc dans les détails, alors qu’Arame prit la parole le premier en évoquant le fait que la saison des pluies diluviennes approchait, et que leurs météorologues spécialisés annonçaient des inondations particulièrement meurtrières. En effet, le village caché de la cascade avait dû se résoudre à cette nécessité, que de prévoir le temps un maximum de temps à l’avance, pour prévenir les dégâts que pouvaient produire ces inondations. Ainsi, il prévenait le village caché du sable qu’ils auraient besoin de leur aide assez rapidement, afin que le Kazekage ne tombe pas de haut en recevant un appel d’aide quelques semaines après leur entretien. Il évoqua également les quantités de riz que pourrait fournir au maximum les paysans du pays de la cascade, de quoi nourrir environ la moitié de Suna pendant le temps de la sécheresse, ce qui représentait tout de même une quantité considérable pour le petit pays qu’était celui de la cascade.

Ainsi, à mesure que la conversation avançait, les parchemins des deux interlocuteurs se remplissaient d’informations écrites à l’encre, et d’un coup d’œil discret, Arame nota que le Kazekage était bien plus organisé que lui. En effet, le ninja originaire de Taki avait une légère tendance à ajouter des notes dans chaque coin, si bien que son parchemin, griffoné de toutes parts, avait tendance à passer pour un brouillon, mais le ninja s’y retrouvait parfaitement, et reprendrait très certainement ses gribouillis plus proprement dans la soirée. Finalement, lorsque le Kazekage et Arame achevèrent leur discussion, ce dernier la conclut de la façon suivante : « Je vous propose de reprendre chacun de notre côté cet accord, et de le revoir demain ensemble, afin d’en perfectionner les détails. »

Ainsi, et grâce à la conclusion de cette partie de la conversation, le ninja de Taki introduisait adroitement le destin de sa propre nuit, s’il allait falloir qu’il campe en dehors de Suna, où si le maître du village caché du sable lui accorderait de passer la nuit dans un lit confortable. C’était une manière de demander, moins directement « Vais-je dormir à Suna ? », car même si la discussion diplomatique était loin d’être finie, Arame espérait bien avoir une proposition du Kazekage de dormir là.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Dim 14 Nov - 0:30

Suna et Taki avaient tout pour s’entendre, chacun ayant ce dont peut avoir besoin l’autre. Et il valait mieux céder quelques concessions à un village shinobi qui pourrait devenir un ennemi dangereux profitant de mauvaises conditions climatiques. C’était déjà arrivé dans le passé… Une attaque contre Suna qui subissait une forte sécheresse et se retrouvait avec des moyens fortement restreints. Oh bien sûr, le jeune Kazekage n’allait pas rappeler cela et autant profiter que ce soit l’ambassadeur à l’étrange apparence qui démarre dans la réclamation d’aide supplémentaire. Bien qu’il ne toucha pas à son verre pour sortir ses papiers par préférence, le soulagement de pouvoir s’abreuver d’eau de son vis-à-vis ne lui échappa pas, tout comme la vitesse à laquelle il vida son verre. Gaara n’en tint pas compte cependant, il n’était pas à s’embêter avec d’aussi futiles détails, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas si sa sœur avait été là. Avec elle, c’était une toute autre histoire. Dès que quelque chose n’allait pas, elle ne manquait pas de le dire, même si c’était rien d’importante. Peut-être juste le plaisir de pouvoir pousser une gueulante, qui sait…

Après avoir exposé à Arame la façon dont il voyait les choses, le rouquin proposa d’entrer dans les détails, ne se mettant bien sûr pas encore à écrire. Une façon d’attendre donc de voir si l’ambassadeur de Taki acceptait ce qu’il venait de demander en échange ou non. Il était juste confiant au sujet de ce fameux verdict pour prendre les devants. Totalement imperturbable, Gaara se rendit compte de l’expérience qu’avait l’homme devant lui dans sa façon de parler et de songer à souligner tout de suite que cela s’adapterait bien sûr au temps qu’il faut venir d’un village à l’autre. Pour lui, ceci faisait des détails, mais c’était une manière plus diplomatique de répondre contrairement à lui qui était certainement plus bourrin en la matière. Et le tout en faisant déjà des efforts pour ne pas se contenter que du minimum de paroles, et ajouter un ou deux petits mots en plus de ce dont il se serait contenté auparavant. Là, par exemple, il aurait pu montrer un signe d’ouverture sur l’extérieure au sourire de l’ambassadeur, faire une bonne petite phrase pour enchaîner comme son vis-à-vis. Mais non, fidèle à lui-même, il prononça un seul mot d’une voix monocorde. « Bien »… C’est toujours un plus au moins, quand on sait qu’il pouvait se faire silencieux, sans même un hochement de tête et se mettre à écrire. Ce qu’ils finirent par faire tous les deux bien évidemment, tout cela ponctuait de moments où ils parlaient des détails, histoire de se mettre d’accord sur ces derniers ainsi que sur la formulation, s’en suivant alors un silence troublé par le grattement des plumes sur les parchemins.

Gaara ne montra aucune surprise quand Arame lui fit part de l’annonce de pluies diluviennes par leurs spécialistes, il terminait le paragraphe en cours de son écriture penchée et assez petite, pas au point de ressembler à des pattes de mouche cependant. On pouvait aussi facilement confondre ses « e » avec ses « s », mais pas grave, il n’y avait aucune mère poule derrière lui pour lui ordonner de faire attention. Ce n’est qu’une fois finit qu’il daigna rassurer l’ambassadeur de Taki au sujet de la saison difficile à venir pour le pays de la Cascade. Il expliqua qu’il ferait déjà en sorte de prévoir une équipe disponible à l’approche de la saison, il était bien mieux en fait de ne pas être pris de court pour respecter ses engagements. Il nota précisément dans l’accord les informations données en ravitaillement de la part de Taki. Il précisa bien évidemment que ce n’était qu’un ordre d’idée à adapter aux situations du moment. Il n’était pas en droit d’exiger à tout prix une quantité exacte, rien que les chiffres donnaient par Arame lui avaient fait lever les yeux vers lui, surpris. Ils étaient si loin de ça à Suna… Les grands repas, les festins, tout ça, ils n’en faisaient pas tous les jours…

Enfin, le Kazekage fut content d’arriver à la fin de l’accord, le tout sans la moindre rature, les paragraphes organisés, prendre son temps qu’une fois sûr avait un certain avantage. Il jeta un rapide coup d’œil à ce qu’avait fait Arame mais il s’abstint de tout commentaire, roulant précautionneusement le parchemin qu’il rangea dans le placard de son bureau, avec l’ancien modèle. Il se releva de suite après, pas mécontent, depuis ce matin, il était resté assis.

"Faisons comme ça. Un appartement a été mis à disposition pour votre visite annuelle…"

Gaara passa derrière son fauteuil pour aller récupérer sa fameuse gourde qu’il hissa sur son dos. Un réflexe depuis son plus jeune âge, rassurant et indispensable pour lui. Il s’était retrouvé qu’une seule fois à sortir de la demeure Sabaku sans, et il était aussi rentré devant l’horrible sensation de vide dans son dos. C’était avant que le kanji amour ne soit sur son front, car plus jamais il n’avait oublié de garder avec lui sa gourde. Après avoir bien serré la ceinture l’aidant à la porter, il reprit la parole tout en contournant son bureau.

"Je vais vous y conduire…"

Le Kazekage s’arrêta devant la porte, le temps de voir si Arame avait finit de ranger toutes ses affaires pour pouvoir le suivre, avant de l’ouvrir, passant alors devant un Baki toujours à son poste. Il échangea un simple regard à ce dernier qui leur emboîta le pas pour les accompagner, ayant déjà récupérer les clés auprès de Shani, la responsable des logements, qui était indisponible. Marcher faisait du bien, et Gaara se stoppa une fois sorti de la tour, fermant un moment les yeux à la brise chaude balayant doucement l’allée principale du village. Voir ainsi ses paupières totalement maquillées de noir pouvaient perturber, mais elles étaient surtout là pour masquer ses cernes marquées, ne pas dormir avait forcément des conséquences à ce niveau-là.

"Vous trouverez dans cette allée de quoi vous ravitailler au besoin… "

Gaara se contenta de cette phrase informative envers Arame avant de s’engager dans la foule de la fameuse allée. Ignorant les regards curieux, ses bras toujours croisés, il entendit alors Baki renseigner plus précisément sur où trouver dans l’allée tel magasin. C’était bien de ne pas avoir à demander pour que celui-ci s’en charge. Le Kazekage se retrouva à se contenter d’écouter et de répondre par monosyllabe qu’en cas de nécessité, ou sauf si le sujet se révélait plus important à ses yeux. Il ne s’inquiétait pas de l’avis que pourrait avoir Arame des étalages des magasins alimentaires, peu fourni et avec surtout les denrées caractéristiques à leur pays. Par contre, son regard dévia vers un groupe de jeunes genis, se pensant sûrement à l’abri des regards et qui montraient l’ambassadeur de Taki du doigt. Il était vrai que l’apparence de ce dernier devait grandement attirer l’attention, et c’est inconsciemment qu’il accéléra un peu le pas, un filet de sable allant bousculer un des genin qui s’étaient mis en tête d’enlever son haut pour mimer l’étranger. Rappel à l’ordre certes un peu brutal mais efficace…
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Dim 14 Nov - 17:47

Arame se leva également, content d’entendre qu’il n’allait pas passer la nuit allongé dans le sable glacé du désert. Il rangea dans sa besace le parchemin préalablement roulé qui contenait tous les accords dont avaient pu discuter le Kazekage et le ninja de Taki, et l’accrocha à son épaule. Il observa discrètement, du coin de l’œil, le jeune garçon prendre sur son dos une imposante gourde pour laquelle il prit le temps de fixer la ceinture qui soutenait son poids. L’émissaire ne put s’empêcher de se questionner sur la nature de ce que contenait cette gourde et à quoi elle pouvait lui servir. Ce n’était certainement pas de l’eau, car le frêle garçon qu’il était n’en avait pas besoin d’autant, alors que cachait la surface d’argile de la gourde ?

Lorsque le Kazekage annonça à Arame qu’il allait le conduire à son appartement, celui-ci ne put que lui emboîter le pas sans discuter. Baki les suivit également. C’était très certainement le garde du corps du Kazekage, ou son servant. Le ninja de Taki suivit les deux autres de Suna jusqu’au bas de la tour, ayant pris le temps d’apprécier l’architecture intéressante du bâtiment, finalement, pas si éloignée de celle de ceux de Taki, incrustés à même la roche. Des grains de sables vinrent piquer le visage d’Arame alors qu’ils franchirent la porte de la tour, ce qui l’obligea à s’essuyer les paupières d’un revers du bras. Le soleil ardent réchauffa soudainement son torse, l’air chaud étrangement exclu du bâtiment par un astucieux système d’aération. A l’aller, Arame avait été obligé de se couvrir le torse une fois, alors que les rayons du soleil étaient particulièrement puissants. Aujourd’hui, elle provoqua juste une bouffée de chaleur dans le corps du ninja.

Un coup d’œil permit au shinobi du pays de la cascade de confirmer ce que venait de lui souligner le Kazekage, l’allée débordant d’étalages plus ou moins remplis de nourriture, vêtements, et autres objets de la vie courante. Baki se montra plus précis, en expliquant au visiteur où il pourrait trouver de la nourriture, où étaient les outils ninjas, où se situait la principale source d’eau… Arame retenait toutes les informations données par l’homme en acquiescant, jetant un regard sur la direction indiquée par l’homme, et en lui répondant par un « D’accord. » ou une autre formulation similaire. Les étalages n’étaient pas vraiment remplis, et Arame sentit bien que Taki leur serait d’une grande aide. Il embraya la discussion sur l’architecture de Suna qui l’intéressait vraiment beaucoup, expliquant qu’il trouvait très intrigante la façon dont le village caché s’adaptait au désert, mais il n’osa pas demander le secret de la composition des murs, ayant peur d’offenser l’habitant.

Alors que le shinobi de Taki était absorbé dans sa conversation avec Baki, il remarqua du coin de l’œil des genins jouant, et un filet de sable en renversant un qui imitait évidemment Arame en enlevant son haut. En premier lieu, le ninja ne comprit pas d’où venait ce sable qui avait renversé le gamin, mais après quelques instants de silence, et voyant la tête baissée du garçon aux cheveux rouges, il comprit. Il rattrapa Gaara en se mettant à son niveau, et lui dit : « Vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi. Je n’ai que faire des regards de genins. Vous pouvez les laisser jouer ainsi s’ils le veulent… »

Mais Arame ne pouvait se douter que l’avis était loin d’être partagé avec le Kazekage qui avait un passé inconnu pour l’indien. Après une pause, il ajouta : « J’ai appris à faire abstraction des regards des autres. Seul le mien m’importe. Si quelqu’un ne m’est pas amical, je ne présente pour lui que de l’indifférence. J’ai peu d’amis, mais ils comptent pour moi. » En fait, par « peu », Arame en comptait un. La personne qui était son contraire, son complément, Tetsura. Son ami d’enfance, avec qui il s’était tout de suite mal entendu, et avait ressenti une colère sourde en apprenant qu’il devrait faire équipe avec lui. Mais aujourd’hui, tout au contraire, les deux étaient de vrais amis, et si Tetsura parlait pour deux, s’il riait pour deux, Arame se taisait pour deux et observait pour deux.

Arame se rendit compte qu’il s’était un peu permis de faire une leçon de morale au Kazekage, et s’empressa d’ajouter : « Avec tout le respect que je vous dois bien sûr. » Et il continua à avancer en silence, sans un mot de plus pour ne pas s’enfoncer, attendant malgré tout une réaction de la part du jeune homme dont les yeux entourés de noirs avaient quelque chose d’effrayant, et de mystérieux à la fois. Il semblait comme le porteur d’un lourd secret, d’un fardeau éternel, comme s’il traînait derrière lui le lourd boulet de son passé.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Mar 16 Nov - 21:08

Gaara était tellement habitué à sa gourde qu’il ne songeait même plus à la perplexité des gens qui le rencontraient pour la première fois. Puis, en tout bon shinobi, il n’allait pas expliquer comme cela, même à un allié, à quoi elle lui servait. Ils se retrouvèrent donc dehors, passant devant quelques jônins et anbus travaillant dans la tour, et avec Baki les accompagnant. Là où d’autres kage auraient largement vanté les astuces et la beauté de leur village caché, le jeune Kazekage n’en fit rien. Si Arame était intéressé pour en savoir un peu plus, il y avait des livres relatant des astuces de Suna, mais il était vrai que c’était sans de réelles informations bien croustillantes. Après, il n’empêcherait pas une discussion à ce sujet entre Baki et l’ambassadeur de Taki. Son ancien sensei, faisant aussi partie de sa garde rapprochée avec son frère et sa sœur, comblait le silence du rouquin avec de bonnes informations. Le sujet de l’architecture n’amena pas non plus à un intérêt plus important le Kazekage qui remarqua tout autre chose. Même les gamins de Suna étaient à manquer de respect, on les disait durs, certes, mais bien plus critiques et intransigeants. Autant dire qu’un des genin n’allait pas passer une occasion de faire rigoler ses copains en se moquant ainsi d’Arame.

Tout aussi intransigeant, Gaara utilisa le sable pour rappeler à l’ordre le gamin irrespectueux. Ce dernier lâcha d’ailleurs un léger cri de surprise, relâchant son haut et quand il aperçut le sable revenir vers la silhouette du Kazekage, il baissa la tête honteusement et recula d’un pas, on ne savait jamais. Le genin se détendit qu’une fois le rouquin un peu plus loin dans la rue, devenant alors l’origine de l’hilarité de ses copains, directement concerné, et il trouva ça bien moins drôle. Gaara avait continué d’avancer, sachant pertinemment qu’il n’y aurait pas de récidives de la part du gamin. Cependant, il ne s’attendait pas à ce que l’ambassadeur de Taki lui fasse la remarque que ce qu’il avait fait n’était pas nécessaire. Peu à peu, il ralentit un peu son allure, et il tourna son regard d’un bleu vert marine vers Arame. Il laissa un petit silence plané, comme s’il pesait le pour et le contre si ça valait la peine de parler. Puis, d’une voix des plus monocordes, il prit finalement la peine de parler en un soupir.

"Le respect est une chose primordiale à apprendre tôt…"

Une façon de montrer qu’il n’était pas d’accord sur ce point là. Si déjà à son âge, un gamin fait ça, il y avait des chances que plus tard, il fasse de même malgré qu’il soit amené à côtoyer d’autres shinobis à la culture différente. Gaara était intransigeant aussi envers les gosses. Et ce même s’il savait qu’il n’y avait rien de bien méchant derrière… La méchanceté pouvait quand même vite arriver… Sans montrer le moindre signe d’agacement écouta les paroles de morales d’Arame, son regard finissant par se fixer à nouveau devant lui. Faire abstraction des autres ? Oh ça il savait parfaitement le faire, mais cela n’enlevait rien à ses principes qu’ils avaient depuis sa rencontre avec Naruto Uzumaki. Il n’allait donc pas répondre à cela, estimant qu’il n’y avait là aucun besoin. Il se contenta d’un simple hochement de tête quand l’ambassadeur de Taki s’excusa un peu de sa morale. Baki s’était fait silencieux lui aussi, s’inquiétant un peu de la réaction que pourrait avoir le jeune Kazekage.

"Je suis rassuré que vous ne l’ayez pas mal pris…"

Gaara se contenta de cette phrase, signe qu’il ne se renfermait pas à ruminer quoique ce soit, et juste l’essentiel pour faire comprendre qu’il n’avait pas fait le sourd, et qu’au final, le message était passé. Arame n’était pas à s’offusquer de cela, mais rien n’assurait que ça n’aurait pas été le cas avec un autre ambassadeur. Baki reprit alors la conversation de lui-même sur un autre sujet, à savoir l’avantage de cette sorte de canyon dans lequel se trouvait Suna, offrant une bonne protection des tempêtes de sable, fort dévastatrices chez eux. Le jeune Kazekage s’arrêta alors devant un bâtiment de deux étages, avec sur le devant, une librairie. Il entra dedans, une clochette se faisant entendre en passant le pas de la porte. Et non, il n’allait pas faire ses courses, puisque Baki invita Arame à entrer avant lui. Une femme d’environ cinquante ans apparut alors du couloir partant derrière le magasin. Celle-ci sembla comprendre de suite en voyant Gaara qu’elle salua poliment. Celui-ci se contenta d’hocher de la tête et récupéra les clés que la libraire lui tendit après les avoir récupérées sous le comptoir.

"Vous serez au calme ici…"

Le rouquin s’avança alors dans le couloir du fond qui déboucha sur une court intérieure, avec, en face d’eux une simple porte, et une grande fenêtre sur sa droite donnant sur un salon. Baki lui avait enchaîné en expliquant qu’ici, l’avantage était d’être prés de la grande allée et des commerces, mais aussi d’avoir la première façade de la maison amortissant le bruit extérieure. Gaara avait ouvert la porte, donnant sur un couloir, avec un escalier au fond, pour l’appartement à l’étage, et une porte sur la droite permettant d’accéder à celui d’en bas. Montrant sans un mot une clé bien rouillée à l’ambassadeur de Taki, il ouvrit la porte de droite et invita d’un geste de la main Arame à passer le premier.

"Je vous en prie…"

L’appartement en question comportait une chambre, assez spacieuse, une salle de bain et des toilettes séparées. Et il y avait ensuite le salon/cuisine… A savoir une kitchenette avec une table et quelques placards, toujours bien si jamais le séjour était amené à s’allonger. A partie salon, elle, comportait deux fauteuils et une table basse. Le décor était composé que de quelques peintures de paysages typiques et de sculpture qui avait l’air d’être fait de la même matière que les murs. La végétation y était par contre totalement absente.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Sam 20 Nov - 2:01

Arame n’eut aucune difficulté à comprendre que son espèce de leçon de morale avait été de trop. Si, premièrement, le Kazekage n’était apparemment pas de son avis, le ninja de Taki se rendit vite compte que la discussion prenait une tournure de leçon similaire à celle d’un sensei envers ses genins. C’est pour cette raison qu’il s’excusa, un peu trop tardivement, de sa démarche, et la réponse que lui apporta le maître de Suna fut rassurante pour Arame. Cependant, elle parvint également à faire frissonner sa colonne vertébrale de tout son long. En effet, l’air et le ton inexpressifs de son interlocuteur étaient effrayants, et Arame n’arrivait pas à déterminer si ce dernier était honnête, ou s’il était bien plus énervé qu’il n’en avait l’air. Ces yeux vagues, ce sourire inexistant, ces fossettes invisibles, ces traits indéformables effrayaient le ninja de Taki au plus haut point. C’était comme si le jeune homme portait une carapace immuable derrière laquelle il se cachait, afin que l’on ne le voit pas.

En l’occurrence, derrière sa face immobile, cachait le Kazekage son cœur, ses sentiments, ses pensées. Pour Arame, cela était simplement impossible. Il préférait autant que son entourage sache ce qu’il pense, même si cela venait à le blesser. Cela ne semblait pas le cas du jeune homme à la chevelure rougeoyante. Il était évident que les avis d’Arame et du maître de Suna divergeaient sur de nombreux points. La discussion reprit entre Baki et Arame, à propos de l’astucieuse ouverture de Suna qui permettait une défense bien plus active. Cela rappela au ninja de Taki son propre village, quasiment imprenable, tout d’abord du fait de sa position secrète, et ensuite de par la seule entrée, large, qui permettait au village d’avoir un avantage considérable sur l’assaillant en cas d’attaque. Sauf si cet ennemi était amené à faire s’effondrer la grotte, ce qui était un point faible de Taki assez important.

Arame continua de suivre le Kazekage qui pénetra dans une librairie où les livres s’entassaient les uns à côté des autres. D’un coup d’œil global, le ninja passa en revue les reliures de cuir des ouvrages plus ou moins finement travaillés. Son regard s’arrêta sur « Végétation du désert de Suna – Volume 1 » et continua ensuite jusqu’à « Histoire de Suna », avant de s’échapper jusqu’à « Le genjutsu, ou l’art de maîtriser les illusions ». Mais l’ouvrage de cuir aux dorures réalisées avec application et qui attira le plus Arame fut « Qu’est-ce que la pensée, de la flore aux êtres humains ? » par G. Takano. Le ninja nota son emplacement dans un coin de sa tête, se disant qu’il reviendrait le lire plus tard, car c’était certainement, comme d’habitude, un ramassis de mensonges. En effet, généralement, les auteurs de ces ouvrages ne comprenaient strictement rien à la complexité de la pensée florale, totalement différente, de celle des êtres humains. Ce n’était d'ailleurs pas une pensée à proprement parler, mais plutôt un flux continu et infini de sensations et d’émotions tellement complexe qu’un livre ne pouvait le résumer. Arame avait déjà eu l'idée d’écrire un livre, et il comptait bien le faire, quand il aurait du temps, et que l’âge ne lui permettrait plus de courir les monts et les vaux.

Il s’engagea à la suite du Kazekage, jusqu’à une petite cour tranquille sur laquelle donnait l’appartement où il allait loger. Il suivait sans réfléchir le Kazekage et son acolyte, et débouchèrent ainsi dans un trois-pièces confortable. Arame fit le tour du propriétaire du regard, appréciant les toilettes, la cuisine et la décoration qui remplissait l’espace. Cependant, Arame ne put, dans son observation, rater l’absence évidente de végétation. Il déglutit, en songeant qu’il ne pourrait tenir une semaine complète loin de toute plante, et toussota, avant de lancer : « Je vous remercie pour cette offre, Taki et moi-même vous en seront éternellement reconnaissant. » Là, il marqua une pause, avant de reprendre : « Excusez-moi, mais y a t il un jardin, ou quelque chose de ce goût dans cette ville ? Non pas que cet appartement m’ennuie, loin de là, il est même au-delà de mes espérances, mais parce que j’aimerais vraiment voir la rare végétation de Suna… »

Il escomptait surtout pouvoir toucher, sentir, échanger, un minimum, avec son élément pendant son séjour.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Dim 21 Nov - 16:22

Gaara était un cas à part, comme beaucoup le disait, et justement, son côté imperturbable en dérangeait plus d’un. Un facies inexpressif n’aidait en rien ceux qui avaient l’habitude de s’assurer que l’expression de leurs vis-à-vis allait de pair avec leurs paroles. C’était le cas de la libraire, qui aimait pouvoir lire comme dans un livre ouvert ce que ressentait les autres, tout savoir ou deviner rien qu’à telle mimique du visage. Avec le Kazekage, il n’y avait rien à faire, tout était d’une neutralité, comme une véritable statue. C’est ce qui expliquait pourquoi elle se contentait de se montrer polie et de passer les clés, plutôt que d’être aussi bavarde qu’à son habitude. Le jeune rouquin avait conscience qu’un petit sourire, ne serait-ce que de temps en temps, rassurerait mieux les personnes autour de lui, mais en réalité, il n’y avait que deux personnes qui avaient l’honneur d’avoir droit à quelques expressions révélatrices, Kankurô et Temari… Même Baki n’avait pas plus de chances d’Arame, mais ce dernier était parfaitement habitué au cas de son élève, contrairement à l’ambassadeur de Taki. Mais au moins, son ancien sensei savait que, même si le Kazekage n’était pas d’accord sur certains points, il était sincère dans ses paroles.

Gaara s’arrêta alors une fois arrivé devant l’appartement du rez de chaussée et il laissa bien évidemment l’honneur à Arame d’entrer le premier pour découvrir les lieux. Suivant des yeux les allées et venues de l’ambassadeur, il s’avança au milieu de la pièce principale, les bras toujours croisés. Certains pensaient que c’était une façon de se sentir plus sûr pour le Kazekage, peut-être… A vrai dire, le concerné voyait ça comme une habitude acquise depuis longtemps, et plutôt que d’avoir les bras pendants ridiculement le long du corps, ils étaient bien mieux ainsi, calés confortablement. Il était bien comme ça. Baki, lui, s’était écarté vers la fenêtre du salon, observant alors la petite cour intérieure. Les deux shinobis de Suna posèrent en même temps leurs regards sur Arame quand celui-ci fit part de son contentement du confort qui lui était offert. Bien sûr, ils n’avaient pas du tout songé que l’absence de végétation serait en quelque part gênante. Il y avait bien sûr des cactus en temps que plante décorative du coin, mais ce n’était pas forcément apprécié. Donc la neutralité était presque de mise. Et dans une situation, comme là, où l’invité demandait à voir de la végétation. Le jeune Kazekage sentit le regard de Baki se tourner vers lui, comprenant parfaitement que c’était à lui d’informer l’ambassadeur.

"Nous n’avons pas de jardins ici, on peut ajouter un cactus dans l’appartement si vous le désirez."

Gaara estima qu’il n’y avait aucun besoin de préciser que les cactus étaient vraiment la seule végétation de leur désert. C’était des plus logiques après tout. Par contre, il laissa un petit silence planer, réfléchissant au pour et au contre. A Suna, ils avaient une serre, où, grâce à des systèmes de répartition d’eau, ils arrivaient à maintenir différentes espèces de plantes. Certes, en petite quantité, l’ordre était plus de songer à la variété, il était bien mieux d’avoir un peu de tout, que trop d’une seule plante et l’absence totale d’une autre. La serre servait bien sûr avant tout à la confection d’antidotes aux poisons qui étaient bien répandu dans le monde shinobi. Manquer de matière première pour les antidotes serait une faiblesse exploitable par les ennemis. Taki n’était pas un ennemi, et là, il ne s’agissait en rien de révéler leurs secrets d’antidotes, ni du fonctionnement exact de leur système d’irrigation. Et puis, la serre était rarement déserte de jour, et l’entrée était surveillée la nuit. Le Kazekage releva ses yeux d’un vert marine vers l’ambassadeur de Taki, tout en lui donnant les clés de l’appartement.

"Vous n’êtes pas habitué à l’absence de végétation ?"

C’était bien plus une constatation qu’une question de sa part. Gaara imaginait bien que Taki devait avoir une végétation abondante, loin de manquer d’eau. Sûrement encore plus verdoyante que celles de Konoha que Suna pouvait déjà bien envier. Mais leur désert avait aussi ses avantages, et ils y étaient attachés, car ce dernier faisait partie intégrante de leur culture. Vraiment, le jeune rouquin se sentait… bien… oui, maintenant, c’était le cas… dans son village. Enfin, il enchaîna sans attendre de réponse à ses paroles précédentes.

"Nous avons une serre, ici, je vous la ferais visiter demain. Elle vaut le détour en connaissance de notre climat."

Gaara se détourna ensuite vers la porte. Au moins, il n’était pas de ceux qui s’attardaient au point de pouvoir devenir gênant. Non, il faisait parti de ceux qui s’éclipsent les premiers, une fois qu’ils avaient fait ce pourquoi ils étaient venus. Baki lui emboîta bien sûr le pas, en gardant une certaine distance, de quoi ne pas qu’ils se percutent quand le Kazekage se retourna à nouveau vers Arame. C’était déjà arrivé que quelqu’un qui le suivait de trop prés reçoive un coup de la jarre qu’il portait sur son dos.

"Vous pouvez soit garder les clés avec vous durant votre séjour, soit les déposer et les récupérer à chaque fois auprès de la libraire, elle habite au-dessus de son magasin."

En effet, en regardant dans la cour intérieure, on pouvait voir un escalier donner accès à l’appartement se trouvant au-dessus de la librairie.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Mar 23 Nov - 1:24

Un cactus, voilà qui était mieux que rien. Arame n’avait jamais vraiment eu affaire aux cactus, et c’était pourtant certainement l’unique végétation qu’abritait le désert du pays du vent. Cela lui aurait d’ailleurs suffi amplement, si le Kazekage ne lui avait pas proposé de visiter les serres du village caché du sable. Pour le ninja de Taki, un passage par cette recomposition artificielle de la serre paraissait essentiel. Arame n’avait pas pris la peine de répondre à la question du roux dont le ton correspondait en fait plutôt à une constatation, qui était bien sûr vraie. Le désert paraissait si morne, si glauque pour lui, qui habitait un pays où tout n’était qu’eau, végétation et vie… Ici, c’était tout le contraire, le soleil frappait le sable et la roche, sans permettra à une petite pousse de percer. Et les seules qui poussaient dans ce milieu aride étaient les cactus, qui paraissaient si agressifs pour Arame.

« Avec plaisir, maître Kazekage, je vous serais gré de m’y conduire ! »

Sur ces mots, Arame s’inclina légerement par respect, et suivit du regard le pas traînant du jeune garçon qui sortait de la pièce. Un coup d’œil vers l’extérieur permit au ninja de Taki de se rendre compte qu’il avait encore du temps avant la fin de la journée, et qu’il pourrait ainsi visiter Suna, ses recoins, ses boutiques, sa culture. Baki suivit son maître, et Arame regarda un instant les clés qu’il tenait dans la main, comme pour réaliser ce que lui expliquait le garçon. Arame préférait autant les garder sur lui, afin d’être sûr de ne pas les perdre, ce qui serait contraignant. Dans sa tête, le ninja planifiait déjà sa soirée dans sa tête. Premièrement, il irait se balader dans l’allée principale, pour voir les boutiques. Ensuite, il irait acheter un cactus décoratif qu’il pourrait ramener à Taki, pour le montrer à Tetsura, et puis pour garder un petit souvenir. Enfin, il pourrait déguster une spécialité locale, dans un restaurant, avant de rentrer par la librairie, où il emprunterait un ou deux livres.

En voyant le Kazekage partir, Arame se secoua intérieurement pour oublier ses projets un instants, et lança vivement au Kazekage, en avançant jusqu’au pas de la porte : « Maître Kazekage… Merci pour tout. » Il marqua une pause, afin de laisser l’effet de son remerciement se faire, et reprit : « Et… Demain, à quelle heure dois-je me présenter à votre tour ? »

En effet, le lendemain était un autre jour, et Arame n’était pas à Suna en tant que touriste, c’est pourquoi il se devait de remplir ses devoirs, qui, le lendemain, consisteraient en premier lieu en une visite de la serre, ce qui n’avait rien de très contraignant. De même, il espérait que le Kazekage n’était pas un homme qui se levait tard, car sinon, Arame aurait à attendre, ayant l’habitude de se lever extrêmement tôt. En effet, le ninja avait un mode de vie très sain, et à Taki, il avait l’habitude de se lever avec le soleil, afin de profiter pleinement de toute la journée. Arame dormait peu, mais il n’avait étrangement pas besoin d’énormément de sommeil, si bien qu’il se défoulait en se levant tôt, pour remplir toute sa journée. De toute façon, il ne se faisait pas trop de soucis, car au vu des cernes du Kazekage, ce dernier ne devait certainement pas dormir beaucoup non plus.

Une fois la réponse du Kazekage obtenue, Arame le salua une dernière fois, et ferma la porte pour souffler un peu. Cela lui permit de visiter plus en profondeur l’appartement, qui s’avérait être muni de tout le confort dont il avait besoin. Arame but un peu dans la cruche qui avait été préparée, et ne resta pas plus de cinq minutes pour déposer ses affaires, passer aux toilettes et remplir sa gourde, avant de rouvrir la porte pour sortir lui-même, car Suna et ses secrets l’attendait. Il ferma la porte, et partit à la rencontre de la culture du pays du vent, le cœur léger et l’esprit sain.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Ven 26 Nov - 22:35

Gaara ne fut absolument pas étonné que l’ambassadeur de Taki accepte de visiter la serre, l’inverse aurait été surprenant. Il se contenta d’un hochement de tête, certifiant donc que cela serait dans leur programme demain, avant de décider de s’en aller. Il n’y avait guère de raisons pour lui de rester et il n’en cherchait pas d’ailleurs. Mais avant tout, il expliqua à Arame les différentes façons dont il pouvait gérer les clés qui lui avaient été confiées. Bien sûr, il était parfaitement compréhensible que ce dernier préfère les garder avec lui, plutôt que de dépendre de la libraire. Mais certains aimaient le côté rassurant de ne pas avoir des soucis de responsabilité s’ils avaient perdu les clés. Le jeune Kazekage s’avança ensuite dans la cour, jusqu’à ce que l’étrange brun aux cheveux longs ne lui adresse ses remerciements, il se retourna alors juste de biais vers ce dernier. Et vint évidemment la question de l’heure à laquelle il se reverrait demain. Ah il était vrai qu’il n’avait pas trop l’habitude d’être face à quelqu’un ignorant qu’il ne dormait jamais, mais il n’allait pas non plus souligner ce point. Il se contenta pour ne pas changer d’une simple réponse.

"Je serais dans mon bureau dès l’aube… Venez dans la matinée."

Gaara adressa un dernier regard à Arame, avant de sortir de la demeure avec Baki. Le jônin lui se montra un peu plus… chaleureux… si on pouvait dire… dans son aurevoir en souhaitant une bonne visite à l’ambassadeur de Taki si jamais il sortait. Les deux shinobis de Suna retournèrent quant à eux à la tour du Kazekage, le plus âgé faisant part de ses impressions au plus jeune au silence de plomb. Tout reprit son cours habituel, son travail administratif, qui, parfois était vraiment des plus ennuyeux, ou d’autres fois, plus… intéressant et malheureusement plus compliqué aussi, ça allait très souvent de pair. Les problèmes du village n’étaient pas rien. Etre Kage, il n’avait jamais vu ça comme quelque chose de facile, il avait pu avoir un très vague aperçu déjà du rythme de vie que cela imposait à son père. Il avait ainsi su endosser très vite ses nouvelles responsabilités malgré son jeune âge. Et le soutien qui lui avait été proposé par ceux du conseil n’avait pas été nécessaire. De plus, le jeune Kazekage se doutait bien que ces derniers espéraient ainsi pouvoir le manipuler…

La nuit était tombée depuis longtemps quand Gaara quitta son bureau, mais ce n’était pas pour rentrer chez lui. De toute façon, Kankurô était en mission et Temari en déplacement à Konoha. Il espérait d’ailleurs que tout se passait bien pour elle, et que l’examen chûnin se préparait rapidement. Ce serait peut-être une bonne occasion d’un déplacement pour lui, selon quelle serait la situation du village à ce moment-là bien sûr. Et il ne serait question que de la dernière épreuve. Le rouquin était monté jusqu’au toit, pour s’y asseoir alors tranquillement, son regard se perdant dans le ciel totalement découvert et donnant une vue imprenable sur les étoiles. Si nombreuses, et si scintillantes. Il se plongea dans ses propres souvenirs de l’examen qu’il avait passé à Konoha, des rencontres faîtes et de Naruto. Il ne pouvait pas prétendre à avoir autant de liens que ce dernier, mais au final, à travers chacun d’eux, peut-être que cela finissait en une multitude comme ce ciel étoilé. Naruto…Temari…Kankurô…Konoha… Neji… Lee… Ce Arame… Certains lui reprochaient de privilégier leurs relations avec les autres, que Suna devrait compter que sur elle-même. Comme avant… Et pourtant, leur village avait retrouvé de la force, remonté la pente. Ce qui risquait certes de leur apporter peut-être des ennuis, mais justement, c’était une façon de mettre à profit leur puissance bien moins démunie. Leurs alliés en faisaient partis, et c’est aussi peut-être ça qui maintenait la paix. Un équilibre créé par leurs différents liens. Non vraiment, il n’avait aucun doute sur la façon dont il avait décidé de diriger Suna et sa politique. Peu importait les mauvaises langues, il y était si habitué… Gaara resta ainsi plusieurs heures, se forçant malgré tout à penser à des choses moins… prenantes… pour s’accorder une sorte de repos, en dehors du sommeil qu’il s’interdisait.

Le jeune Kazekage revint cependant une bonne heure avant l’aube dans son bureau. Il s’occupa d’abord des nouvelles de la nuit, il n’y avait pas grand-chose à dire, la routine. Il se débarrassa de quelques tâches administratives avant de se relancer dans la lecture de l’accord travaillé hier avec l’ambassadeur de Taki. Il nota sur une feuille à côté quelques petites modifications qui seraient à faire, non pas dans le contenu, mais surtout dans la formulation, pour que ça soit encore plus clair et précis que dans la première ébauche. Il se fit apporter un bon thé, breuvage délicieux et ayant une bonne propriété pour lutter contre la fatigue. Sa consommation était parfois très importante, trop souvent même. Il goûta à peine une gorgée du thé aromatisé à l’orange que le garde, un homme brun de quarante ans ayant pris la relève de Baki pour la journée, annonça l’arrivée d’Arame. Il songea en reposant sa tasse de thé qu’il n’avait pas pris de petit déjeuner, tant pis, il n’avait pas spécialement faim et autant profiter de l’absence de Temari pour ne pas se faire tirer les oreilles. Après avoir donné son autorisation pour que l’ambassadeur entre, il fixa de suite des yeux ce dernier.

"Bonjour, asseyez-vous quelques instants."

Gaara remit comme il faut devant lui l’accord qu’il avait relu, plaçant à côté la feuille comprenant ses notes. Juste 5 lignes, il n’y avait là rien d’impressionnant.

"Je voudrais parler, avant d’aller à la serre, des modifications dans la façon de présenter certains paragraphes que je souhaiterai faire."

Notons qu’il ne prenait pas la peine contrairement à d’autres de s’assurer que son invité avait passé une bonne nuit. Il ne voyait pas ce qui aurait pu de toute façon déranger Arame. A part les moustiques, ou autres visites d'animaux du désert pouvant parfois s'aventurer dans le village...
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Jeu 2 Déc - 0:57

La grande rue de Suna débordait d’activité, les passants, tous vêtus de longs voiles blancs et autres vêtements adaptés au climat désertique discutaient, échangeaient, achetaient et vendaient. Taki était un village bien plus calme, où tout le monde se connaissait, et tout se faisait silencieusement. Ici et là criaient et apostrophaient à la volée les passants. Les odeurs se mélangeaient dans les narines d’Arame, et chaque fumet faisait frétiller ses narines d’une façon différente. Le ninja était complètement perdu. A la lumière du soleil, il fit quelques pas, et un groupe de jeunes filles passa et elles gloussèrent à son niveau en rougissant furieusement. Arame crut qu’elles se moquaient de lui, n’ayant pas vraiment conscience que son torse hâlé à l’air libre pouvait surprendre des villageois non habitués. La première direction qu’il prit fut celle du gros homme qui lui lança d’une voix tonnante : « Hé étranger ! Tu veux goûter des spécialités d’ici ?! » Arame acheta donc, sous les phrases commerciales de l’homme, beaucoup plus de gâteaux et pâtisseries de la région qu’il n’en avait besoin, et en repartant, un petit sac à la main, il se promit de ne plus se laisser arnaquer ainsi.

Le second étalage qui attira son attention était celui d’un vendeur de cactus en pots. Arame prit le temps de choisir un bien rond et dont les épines ne s’étaient pas encore développés, afin de pouvoir le ramener à Taki sans encombre. Il obtint du vendeur de le déposer à la librairie, et Arame put continuer son chemin, sur lequel il croisa un petit groupe de genins jouant, ceux-là même qui s’étaient moqués de lui un peu plus tôt. Arame s’approcha, et en le voyant, tous s’enfuirent. Tous sauf le petit qui avait tenté de retirer son haut pour imiter la tenue vestimentaire du ninja du village caché de la cascade. Ce dernier ne comprit pas tout de suite pourquoi tous ses amis s’enfuirent, tournant le dos à Arame, et quand il l’aperçut enfin, il était bien trop tard pour courir. Ses jambes se mirent à trembler, ce qui n’échappa pas à Arame qui le fixa dans les yeux. Le petit semblait apeuré, et Arame continua malgré tout à plonger son regard dans ses yeux dont la pupille se dilatait à vue d’œil. Un instant passa, pendant lequel le jônin réfléchit à ce qu’il allait faire. Il prit alors le sac rempli de pâtisseries, en sortit une de son autre main, et tendit le sac au garçon. Il partit sans un regard de plus.

Le ninja avança, en croquant dans la pâtisserie, laissant le goût sucré se répandre dans sa bouche. La consistance était sableuse, similairement au désert de Suna. Mais les saveurs s’associaient bien, et Arame ne regretta nullement son achat. Ses pas le menèrent jusqu’à une petite boutique apparemment pauvre, dans laquelle il entra sans raison judicieuse. C’était une vieille dame, assise derrière un comptoir branlant, qui l’accueillit d’un reniflement et d’un regard mauvais. Ses yeux roulèrent dans ses orbites osseuses alors qu’Arame fit le tour de la boutique. Les étagères étaient vides, les présentoirs poussiéreux et les murs étaient recouverts d’un épaisse couche de crasse. Le ninja fit quelques pas, avant que son regard ne soit attiré vers un petit bocal contenant des graines de nature inconnue. Sa question quant à leur nature resta en suspens, avant de n’obtenir pour toute réponse un grincement de la petite vieille. Il l’ouvrit, en pris une poignée qu’il glissa dans un sachet vide qu’il emportait toujours avec lui, « au cas où », et déposa une pièce sur le comptoir de la vendeuse qui ne bougea pas. Il sortit rapidement, pour fuir au plus vite l’ambiance glauque qui régnait dans le magasin. Il aurait tout le temps d’examiner et de tester ces graines de retour à Taki.

Le soleil était déjà bas dans le ciel teinté d’orange, et Arame retourna à la rue principale où les boutiquiers rangeaient leurs étalages, afin d’y trouver une auberge, ou un restaurant. Il en trouva un où lui furent servi les plats typiques de Suna, plutôt épicé pour le plat principal, et particulièrement rafraîchissants pour l’entrée et le dessert. Le ninja apprécia le mélange de saveurs qui s’offrit à son palais, et savoura chaque bouchée. Il remercia particulièrement le cuisinier, et reprit la route de la librairie. La vendeuse qui était sur le point de fermer, le salua d’un sourire, et accepta avec joie qu’Arame emprunte un livre pour la nuit, car après tout, « Il ne servira à personne ! » Il saisit le livre à propos de la notion de pensée associée à la flore, remercia chaleureusement la vendeuse, et prit la route de son appartement. Il se coucha rapidement, et entreprit de lire le livre. Muni d’un carnet et d’un crayon, il notait ce qui l’intéressait. Quelques heures plus tard, il posa le livre qu’il avait fini de survoler, et qui, comme il l’avait prédit, le dégoûta profondément. Les gens qui écrivaient ce genre d’ouvrage n’avait aucune idée de ce qu’était le mode de pensée végétal. L’idée d’écrire un livre envahissait de plus en plus Arame. Il s’endormit rapidement.

Les rayons du soleil matinal vinrent balayer le visage d’Arame qui se leva rapidement pour aller se laver. Il s’habilla comme la veille, d’un simple pantalon, et attacha son équipement, avant de prendre la route de la tour principale. Sur la route, il s’acheta un simple fruit qu’il mangea, avant de passer la porte, saluant le ninja de faction à l’entrée qui le reconnut. Arame toqua à la porte du Kazekage qu’il salua gaiement et respectueusement à la fois en entrant. Le ninja prit place, et sortit également la feuille de parchemin où étaient grattées les quelques lignes résumant l’accord arrangé la veille.

« Très bien, débutons par ceci. Voulez-vous commencer ? »
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Lun 6 Déc - 16:31

(Je me suis permis d'avancer un peu, à toi de me dire si ça ne te convient pas^^)

La joie dans le salut d’Arame n’échappa pas à Gaara qui, pourtant, lui rendit son salut toujours aussi neutre. Mais que l’ambassadeur soit de bonne humeur lui faisait quelque peu… plaisir… Oui, c’était le mot. C’était certainement le signe que ce dernier avait passé une bonne nuit à Suna et qu’il n’y avait absolument rien sur quoi se plaindre. Donc, cela allait dans le sens de ses pensées précédentes, renforçant encore plus son goût pour ne parler que si c’était utile. Il passa ainsi de suite aux choses sérieux, désirant avant tout terminer de régler certains points de l’accord avant de passer à ce qui serait plus du divertissement. Une fois sûr d’avoir toute l’attention d’Arame -il faut dire que le rouquin n’aimait pas se répéter, il était très mauvais de mettre à l’épreuve sa patience quand on était pas quelqu’un de très proche, comme sa famille et un ou deux amis qui étaient déjà en soit des exceptions -, il se lança dans ses explications. Il allait de suite au concret et ne rentrer dans les détails qu’à la demande du brun, jusqu’à ce qu’ils se soient à nouveau bien mis d’accord pour pouvoir rédiger enfin un exemplaire définitivement adopté. Plume en main, le Kazekage avançait vite, les lignes se suivant rapidement sur son nouveau parchemin, se référant aux corrections qu’il avait noté sur ce qu’ils avaient fait hier. Il était minutieux comme il le fallait pour ne pas avoir besoin de recommencer. Au moins, ça donnait une bonne impression en tant que kage.

Gaara reposa sa plume et il termina tranquillement son thé, dorénavant froid, mais c’était très loin d’être gênant à Suna. Il laissa ainsi tout le temps à Arame de finir de son côté, sans le presser bien évidemment. Il avait tourné un peu son fauteuil, pouvant ainsi regarder silencieusement, par la fenêtre, le soleil encore bas dans le ciel, mais qui déjà avait certainement chassé toute trace de fraîcheur dehors. Aucune trace de nuage, comme d’habitude, pas d’oiseaux voletant… Les seuls qu’ils apercevaient de temps en temps ici étaient souvent des vautours ou alors leurs propres messagers. Il reporta son attention vers l’ambassadeur de Taki et une fois que tous deux avaient un exemplaire officiel chacun, il sortit alors le sceau avec le symbole de Suna, le même que sur les bandeaux d’allégeance.

"Nous passons à la signature ?"

Gaara attendit la confirmation que tout était bon de la part d’Arame, avant d’apposer le sceau à la fin de l’accord qu’il avait écrit lui-même et ajouter sa propre signature. Une signature longue et certainement très difficile à copier au vu des arabesques autour de son nom. Il passa ensuite son parchemin à l’ambassadeur de Taki pour qu’il puisse le signer à son tour pour son village qu’il représentait. Et bien évidemment, il fit de même sur l’exemplaire écrit par le brun, le relisant avant tout de même. Il avait certes envie que le sujet de l’accord soit clos mais il faisait attention à ce qu’il n’y ait pas d’entourloupes. On ne savait jamais, il ne pouvait pas non plus totalement faire confiance comme ça, c’était logique, avec les responsabilités qu’il avait sur ses épaules. Les deux exemplaires signés, le Kazekage se releva pour aller ranger celui pour Suna dans un placard sécurisé. Un document officiel n’avait pas à traîner n’importe comment. Une fois les mains libre, il alla récupérer sa gourde remplie de sable tout en levant les yeux vers Arame.

"Je vais vous faire visiter notre serre…. Mais si vous voulez déposer vos affaires à l’appartement, on peut s’y arrêter, c’est sur le chemin."

Gaara n’aimait pas s’encombrer inutilement d’affaires, et il n’hésitait pas à faire des détours rien que pouvoir s’en débarrasser. Alors autant dire que les rares fois où il accompagnait Temari aux courses, ou quand il se retrouvait forcer à aider au rangement, il faisait un peu… la tronche… s’il finissait avec plein de sacs, ou un gros tas de linges dans les bras pendant que sa sœur étendait le tout sur le fil à linge. A croire qu’il était vraiment mal à l’aise dès qu’il n’avait plus les bras libres ou qu’il ne pouvait pas les croiser. Enfin, pour ne pas changer, il ne s’attendait pas à un refus d’Arame sur le fait de sortir, et il avait déjà ouvert la porte. Il n’avait pas besoin de la réponse immédiatement, et il ne jeta un coup d’œil derrière lui pour s’assurer que l’ambassadeur le suivait que quand il arriva à l’escalier. Il descendit ensuite pour arriver au coloir de rez de chaussée où il y avait plus de vie. Les shinobis de poste s’occupaient des tâches matinales et saluèrent leur kage ainsi que le brun qui ne passa pas encore une fois inaperçu, surtout chez certaines kunoichis. Leurs gloussements étaient tels qu’il était impossible de savoir si c’était de la moquerie ou une marque de contentement purement féminin. Le rouquin les ignora complètement, il faisait toujours ça dès que c’était quelque chose qu’il trouvait inintéressant et qu’il ne comprenait pas.

Dehors, le soleil tapait déjà fort, Gaara cligna un peu des yeux le temps de s’habituer à la luminosité et s’engagea dans la rue principale du village. Il resta bien silencieux jusqu’à ce qu’ils n’arrivent à trois maisons avant la librairie où était logé Arame. C’est là qu’il se décida à faire un petit effort, ouvrant enfin la bouche depuis la sortie de son bureau.

"La rue à droite après la librairie mène à l’hôpital. La serre y est juste à côté."

Il n’alla pas jusqu’à expliquer que l’emplacement avait été choisit pour pouvoir permettre aux eiseinin d’avoir rapidement sous la main de quoi faire des antidotes et sans devoir traverser tout le village. C’était évident, et un jônin pouvait parfaitement en faire le lien. Le Kazekage ralentit sa marche si jamais Arame avait décidé donc d’en profiter pour déposer ses affaires et l’accord, préférant attendre dehors plutôt que d’entrer dans la librairie. Autrement, il continuait son chemin en donnant l’impression d’être dans sa bulle sans faire attention à ce qui se passait autour de lui.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Jeu 16 Déc - 23:50

Les deux diplomates parvinrent assez rapidement à trouver un terrain d’entente, et l’accord se rédigea dans la plus grande entente, et avec une certaine vitesse. Arame recopia rapidement le traité, et ils passèrent ainsi à la signature, lancée par un acquiescement d’Arame à son interlocuteur. Si l’apposition du Kazekage était preuve d’un talent calligraphique, si les courbes des lettres s’étendaient, celle d’Arame, tout au contraire, était brute. Si les lettres s’enroulaient sur elle-même dans la signature du roux, celles-ci n’étaient même pas reconnaissables chez le ninja de Taki. Une sorte de gribouillis, voilà ce qu’était la signature d’Arame. Le temps avait peu à peu érodé les lettres de son nom, si bien qu’aujourd’hui, on ne distinguait plus les nombreux i de son nom de famille entre eux. Pendant que le Kazekage rangeait son exemplaire dans un meuble, Arame roula le sien avec soin et le rangea dans la sacoche de sa ceinture.

L’envoyé s’empressa de se lever à la proposition du chef de Suna, un sourire aux lèvres. Il n’attendait que ça depuis la veille, de visiter la serre, et il emboîta le pas de son guide avec empressement. Le ninja apprécia la proposition de son interlocuteur, à laquelle il répondit par un simple « Volontiers. » qui suffisait amplement. Le soleil matinal était déjà vif et puissant, et ses rayons réchauffèrent rapidement le torse bronzé d’Arame. Il inspira un instant, et suivit le pas traînant du Kazekage. Au niveau de la librairie, le ninja d’affinité Mokuton pénétra sans un mot dans la librairie, et s’empressa de rejoindre son appartement. Là, il décrocha sa ceinture garnie de sacoches, en sortit un kunai qu’il glissa dans une poche cachée de son pantalon, et ramassa le livre encore ouvert qui traînait sur son lit. Il en avait apprécié la lecture, et il profitait de son passage pour le redéposer à la librairie. Il jeta un coup d’œil au cactus, qu’il arrosa légèrement tout en se pressant de sortir pour ne pas faire trop attendre le Kazekage.

En sortant, la libraire était en arrière-boutique, et il déposa donc le livre sur le comptoir, avant de sortir. Le Kazekage était toujours là, et l’attendait. Le ninja posa une main sur sa poche, comme pour se rassurer qu’il n’était pas nu, défensivement parlant, car un ninja doit savoir être prêt à réagir en toute situation. Arame et son guide reprirent donc la route de la serre, passant juste à côté de l’hôpital où servaient certainement les plantes. Cet hôpital était d’une taille assez importante, comme ceux de Konoha ou des autres village cachés qu’il avait eu l’occasion de visiter. A Taki, aucun batiment n’était réellement attribué à l’hôpital. Une imposante maison, que les ninjas de là-bas appelaient la « maison de soin » servait à ça, mais l’harmonie dans laquelle vivaient les shinobis du village caché de la cascade n’avait pas besoin d’attribuer un rôle à chaque personne, et les ninjas spécialisés en soin allaient généralement d’une maison à l’autre, et dans les cas les plus graves, veillaient sur les patients de la maison de soin. Mais cela était également dû à la taille bien inférieure de Taki, comparée à celle de Suna, ou Konoha.

Les pas des deux hommes les menèrent enfin à la serre, qui était d’une superficie étonnante, et dont les parois semi transparentes laissaient apparaître de la verdure, inhabituelle dans le désert de Suna. Arame en comprit de suite les fonctionnements et les mécanismes. En effet, premièrement, sa forme arrondie permettait une conservation de la chaleur, ses parois transparentes, un filtrage des rayons du soleil pour recréer un climat tempéré. Arame ne mit pas longtemps à reconnaître le matériau hermétique dont étaient formées les parois de la serre. Arame suivit son guide jusqu’à l’entrée de la serre, où il ralentit le pas, avant de s’arrêter complètement. Il n’osait pas pousser la porte, peut-être que certaines normes d’hygiène, ou de sécurité, avaient été mises en place, et Arame ne voulait pas déranger son hôte. Il attendit ainsi que le Kazekage ne le précède, même si son regard ne pouvait se défier des amas verts qui emplissaient l’espace intérieur. La végétation le manquait plus qu’il ne pouvait l’avouer.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Ven 17 Déc - 19:44

Tout s’était bien passé et il n’y avait plus aucune raison pour qu’un évènement vienne gâcher la visite de l’ambassadeur. Les accords faits, Gaara avait donc invité Arame à le suivre pour se rendre à la serre tout en lui expliquant qu’il pouvait se délester de ses affaires sur le chemin. Et c’était en même temps une histoire de bon sens, à ne pas s’encombrer et éviter ainsi que quoique ce soit arrive à l’exemplaire de l’accord. Pour la peine, il s’était fait un tout petit peu plus bavard qu’à son habitude durant le chemin. Voyant Arame entrait alors dans la libraire, le jeune Kazekage décida donc de l’attendre dehors. Il ne craignait pas le soleil de Suna, que ce soit parce qu’il y était habitué mais aussi parce que sa tenue évitait que sa peau soit agressée par ses rayons. Et encore, l’astre du jour n’était pas si brûlant que ça à ce moment de la journée. De plus, il faudrait vraiment une exposition prolongée pour en subir des conséquences visibles. Souvent, les étranges s’attendaient à trouver ici que des personnes bien bronzés, avec un tel soleil. C’était oublié que ce dernier était trop fort pour se laisser aller au plaisir du bronzage… enfin, façon de parler, Gaara avait entendu Temari en parler avec un visiteur. Lui, il n’en avait rien à faire du bronzage, il n’y voyait aucun intérêt et sa peau pâle en témoignait. Il resta ainsi prostré à côté de la porte, bras croisés, fixant un point devant lui, sans porter la moindre attention à la foule. La rue principale était pourtant de plus en plus animée maintenant, les étalages se vidant peu à peu. Il n’avait pas bougé d’un millimètre quand Arame finit par revenir. Rien ne semblait montrer qu’il avait remarqué que l’ambassadeur avait mis un peu plus de temps qu’il le fallait pour poser ses affaires et il reprit sa route sans un mot.

Gaara jeta un coup d’œil vers l’hôpital quand ils passèrent devant, comme pour s’assurer que rien d’étrange ne s’y déroulait. Un hôpital était indéniablement un des bâtiments les plus importants d’un village, un lieu protégé et gardé précieusement, car c’est là que la santé des shinobis était préservée. Il contourna le grand bâtiment par la gauche, s’engageant alors dans un petit chemin s’éloignant un peu vers l’arrière et la serre apparut devant eux, quelque peu dissimulée entre d’autres maisons autour. Il était ainsi difficile de tomber sur elle par hasard. Le jeune Kazekage ignorait qu’Arame avait des connaissances sur les serres en plus des plantes, et il estima inutile de parler du fonctionnement même de la construction de la serre, de plus, ce n’était pas du tout son domaine. Il savait des choses grâce à son rôle de kage, mais autrement, il n’était pas du genre main verte et à porter un intérêt particulier à tout ça en dehors de l’utilité. Par contre, il avait bien compris que c’était le cas de l’ambassadeur de Taki qui fixait déjà l’intérieur de la serre en attendant qu’il entre en premier. Heureusement, ce dernier était sérieux et se tenait bien, sinon, il aurait pu avoir la vague image d’un enfant impatient de voir quelque chose lui plaisant.

Gaara lui jeta un coup d’œil avant de pousser les portes pour entrer dans la serre, laissant l’ambassadeur le suivre de lui-même. Il crut tout d’abord qu’il n’y avait personne, ce qui ne l’arrangeait pas du tout. Il préférait qu’un des responsables de la serre soit présent pour s’occuper lui-même de présenter, et de parler des plantes. Il commença à décroiser ses bras, comme un signe qu’il allait faire un effort social et non rester dans son silence. Il s’arrêta dans son geste, ayant cru entendre des pas, se retournant vivement vers Arame, regardant cependant derrière celui-ci. Mais personne. Il reporta alors son attention sur l’ambassadeur, résigné mentalement avec un soupir retenu qui ne se devinait même pas à son expression. Il fit signe à Arame de le suivre, s’avançant dans l’allée la plus grande de la serre, aux diverses plantes se trouvant de chaque côté. La chaleur y était humide, et il trouvait celle de dehors, sèche, plus supportable. Il s’arrêta prêt d’une plante dont il avait oublié le nom mais qu’il reconnaissait bien en l’associant à son utilité. A ses souvenirs, Kankurô l’utilisait pour confectionner le poison de ses marionnettes.

"Vous avez ici une plante connue pour son utilisation dans les poisons. Vous pouvez approche,r regarder et toucher, tant que vous ne prenez rien…"


Voilà, ce qu’il avait dit, c’était déjà bien. Il allait ainsi laisser Arame se promener et découvrir tout seul, il se plaça un peu en retrait, histoire d’avoir quand même toujours un œil sur ce qu’il faisait. Les plantes étaient rares ici et donc davantage protégées et gardées. Lui aussi avait son regard se baladant un peu, toujours par curiosité, il lui semblait justement que les spécialistes de la serre avaient réussis à faire pousser et tenir quelque chose de nouveau ici. Il cherchait donc ce que ça pouvait être, restant bien attentif quand même au cas où l’ambassadeur lui poserait une question. C’est là qu’il vit une caisse blanche légèrement entrouverte qui n’était pas là d’habitude, dans un coin légèrement plus frais, avec un système permettant d’avoir des plantes préférant plus de fraîcheur. Il n’y avait pas cette caisse avant. Il eut le vague souvenir de la discussion qu’il avait eut sur cette nouvelle plante, qui aimait le renfermé… Le Kazekage s’approcha alors de la dîte caisse et l’ouvrit pour alors se retrouver face à de fins champignons noirs poussant dans une terre tout aussi noire qu’eux. Des champignons… Au nom compliqué qu’on lui avait dit, il n’avait pensé qu’à une plante… A quoi pouvaient bien leur servir ces champignons ? Gaara essaya de se rappeler si on le lui avait dit, apparemment non. Trop dans ses pensées, il ne faisait plus vraiment attention à Arame si jamais ce dernier lui parlait.


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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Ven 7 Jan - 15:36

Arame ne se fit pas attendre pour emboîter le pas de l'éminent Kazekage qui, depuis la veille, était son guide dans Suna. Le climat changea brusquement lorsqu'Arame pénétra dans la serre. L'air était en son sein aussi humide qu'il était chaud à l'extérieur, et le système de climatisation y créait une ambiance fraîche, plutôt rafraîchissante en comparaison à l'effet des lourds rayons de l'astre brûlant sur la peau matte du Ishii. Au contraire, des gouttelettes de condensation vinrent rapidement se former sur son torse, sous l'effet du changement de température et de taux d'humidité. En même temps qu'Arame reprenait ses marques dans un climat plus proche de celui du village de la cascade, les muscles de ses joues se détendirent, en même temps que la tension du plissement de ses yeux se réduisait. En effet, la luminosité extérieure, considérablement diminuée par l'effet teinté des vitres de la serre permettait au visiteur d'ouvrir ses yeux de façon normale, sans craindre, ni d'être ebloui, ni d'y recevoir quelque grain de sable.

Arame contemplait tout autour de lui en faisant ses premiers pas dans la serre, comme un enfant qui découvrirait le repère caché de son grand méchant préféré. Le calme qui y régnait donnait à la salle une ambiance assez étrange, tant vie et silence se côtoyaient dans un sublime paradoxe. Lorsque le Kazekage se retourna pour lancer son regard cerclé de noir dans le dos d’Arame, celui-ci crut d’abord qu’ils étaient suivis, mais un léger tour de la tête contredit cette hypothèse. Le Kazekage, de son visage inexpressif, l’enquit de le suivre d’un signe, ce qu’Arame s’empressa de faire en le suivant dans l’allée, apparemment la plus grande. Les plantes s’entremêlaient, et la diversité végétale qui s’étendait de part et d’autres de l’allée donnait à la serre une ambiance magique.

L’émissaire prêta une vive attention à la voix traînante et monotone du Kazekage. Mais sa tentative d’explication n’alla pas aussi loin qu’Arame ne l’aurait souhaité. Il se contenta d’une phrase, suivie de recommandations, ou plutot d’interdictions. L’Ishii se doutait bien que le mystérieux jeune homme avait tenté un semblant de visite guidée, mais s’était finalement résigné. Tant pis, il ferait sans les précieuses explications de quelqu’un de qualifié en la matière. Le ninja de Taki remercia vivement Gaara, et commença en s’approchant d’un arbre dont le tronc prenait une place assez importante, et au pied duquel poussaient de minuscules petites fleurs immaculées. La mousse avait évidemment été retirée du tronc par les botanistes, ce qui donnait à l’arbre une allure presque artificielle.

Sans se préoccuper du regard du Kazekage, Arame s’agenouilla devant l’arbre, et, doucement, approcha sa main des racines de l’arbre. Il eut un temps d’arrêt, puis acheva son mouvement en effleurant, du bout de son index droit, la base du tronc. Arame se retint d’abord un peu, avant de se laisser déverser dans l’arbre. Il s’ouvrit tout entier au vieil arbre, qui se laissa faire. Arame sut tout en un éclair. C’était un vieillard. Très jeune, on l’avait arraché de son habitat naturel, extrêmement loin d’ici, pour venir le replanter dans un environnement artificiel, où il était maintenu en vie par des systèmes qui modifiaient le climat. Il avait appris à vivre ici, et il savait qu’il n’avait pas été amené ici pour ses fruits, qui, par le passé, étaient certainement les plus beaux de toute la forêt. Non, on l’avait amené ici pour les minuscules fleurs blanches, résultats de la chute de ses fruits. Et chaque année, à la même époque, on venait les lui arracher, lui retirer ses enfants, pour « soigner ». Détruire pour soigner. La souffrance, la douleur, se déversèrent dans le cœur d’Arame comme un torrent se jette dans un fleuve, ou comme ce même fleuve se jette dans l’océan. Arame lutta, et dans un ultime effort, parvint à s’arracher à l’étreinte douloureuse de l’arbre.

Le ninja retira ses doigts d’un coup sec, et se les frotta de l’autre main, comme s’il avait été brûlé. Il n’avait pas l’habitude de cette souffrance, lui qui côtoyait plutôt des arbres épanouis dans un environnement qui leur correspondait. Alors, Arame se rapprocha un peu plus de la base de l’arbre, et posa sa main sur la terre humide, juste à côté des petites fleurs blanches. Insufflant son chakra dans le complexe réseau du sol, il se concentra un instant. Il sentit ses réserves de chakra diminuer un peu, mais pas suffisamment pour le fatiguer. Il chuchota alors de la voix la plus basse possible : « Voilà tout ce que je peux faire pour toi, mon ami. » Et sur ces mots, il se releva vivement, et s’empressa de se retourner, pour vérifier que le Kazekage n’avait pas assisté à cette scène, incompréhensible vue de l’extérieur.

Mais si tel était le cas, alors le roux le cachait, car il semblait s’intéresser à autre chose. Arame le rejoint rapidement, et, d’un coup d’œil par-dessus l’épaule de celui-ci, il vit une boîte contenant des champignons. Encore nerveux, Arame se permit, surprenant d’une façon impolie le Kazekage : « Quel est le but de ces champignons ? »
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Lun 10 Jan - 19:52

Gaara avait donc décidé de prendre sur lui, à devoir être seul pour servir de guide dans la serre. Il avait pourtant compté au départ qu’un des responsables des lieux soient présents pour pouvoir ainsi afficher tout son savoir-faire à l’ambassadeur de Taki. Tant pis, Arame allait peut-être être déçu mais bon, être kage ne voulait pas dire qu’on connaissait tout de tout. Et les plantes, tout ça, ce n’était pas dans ses intérêts. Il se contenta alors de faire part d’une de ses maigres connaissances en botanique, liée aux poisons de son frère. Et par conséquent, le jeune kage resta quelque peu perplexe sans le montrer au vif remerciement du brun aux cheveux longs. Peut-être qu’être juste en présence de végétation suffisait amplement à ce dernier. Ce qui l’arrangeait indéniablement, il n’aurait pas à se prendre la tête et pouvait ainsi retourner dans son mutisme habituel. Le silence reprit place, faisant davantage ressentir la chaleur humide de la serre. Il aurait finit par avoir hâte de ressortir d’ici si plusieurs choses n’avaient attiré son attention. Tout d’abord l’étrange comportement de l’ambassadeur de Taki. Que pouvait-il bien faire avec ce tronc ? Il ne comprenait pas du tout mais il surveilla un peu l’étrange moment au cas où Arame serait tenté de toucher aux fleurs blanches à la base du tronc. Mais très vite, sa curiosité le fit chercher la nouvelle plantation dans la serre dont on lui avait parlé.

Gaara les trouva, dans une caisse blanche… Des champignons aussi noirs que la terre dans laquelle ils vivaient. Il se mit à réfléchir quelle pouvait être l’utilité de ces champignons ? Car ils en avaient une, c’était certain. Ils ne seraient pas cultivés autrement ici. La serre n’offrait pas tant de place pour pouvoir se permettre de faire pousser des plantes à un seul but décoratif… si on partait de l’idée que des champignons pouvaient servir de décoration. Par logique, ils diraient que ces derniers devaient être venimeux et donc servir à la confection d’un puissant poison. Il se rappelait alors d’une de ses premières visites à la serre. Un vieux eisenin avait parlé d’un des premiers champignons cultivés ici, expliquant qu’une personne désirant se suicider en douceur pouvait les utiliser, car, celui qu’il tenait en main était apparemment de très bon goût en omelette mais était un véritable poison provoquant une crise cardiaque. Voilà comment mourir rapidement et s’être régalé d’une bonne omelette. Le Kazekage n’y avait pas vu un grand avantage pour le suicide mais plus pour l’assassinat, en offrant un repas à la cible… Après tout, des champignons cuits ne se reconnaissaient pas forcément. Il était donc difficile d’identifier ceux venimeux… Le meilleur moyen d’éviter un empoisonnement de la sorte était bien sûr de ne jamais manger de champignon… Ce qu’il appliquait lui-même, en dehors des repas préparé de sa sœur évidemment…

Gaara était plongé dans ce souvenir, en tout cas suffisamment pour ne pas se focaliser plus que ça sur la présence d’Arame. Et quand ce dernier parla, il le surprit vivement, faisant même réagir le sable qui se mit à voleter sous forme de petits nuages autour du jeune Kazekage faisant face au Takien. Il posa son regard sur ce dernier, le sable commençant à revenir dans sa jarre, quand la réponse à l’ambassadeur leur fit en partie donner. Le sable avait bousculé plusieurs champignons, et tous réagirent de suite comme une défense collective. C’est ainsi que le rouquin se retrouva entourer d’un nuage gazeux noir libéré par les spores des champignons. Il eut le pur instinct de retenir sa respiration, et ne cherchant pas à comprendre, il se déplaça rapidement sans rien pouvoir voir jusqu’à l’autre bout de la serre, le nuage gazeux ne s’étendant que sur un bon mètre 50. Bien sûr, il comptait sur Arame pour avoir le même réflexe, sinon, il pourrait toujours le récupérer à l’aide du sable. En espérant que ce gaz ne soit pas d’une toxicité mortelle. Des pas se firent alors entendre derrière lui, la personne en poste pour la serre revenant en courant.

« Kazekage-sama ! Ne vous en approchez surtout pas ! Ces champignons libèrent un gaz paralysant ! »

Le jeune Kazekage suivit des yeux le shinobi qui fit tourner de suite une manivelle précise pour ouvrir légèrement une des vitres de la serre, pour faire se propager et disparaître dans l’air le gaz. Bon, paralysant, ça va, ce n’était pas si dangereux que ça… tant qu’il y a un remède ou que ce n’est que temporaire comme effet. N’empêche, comment ça avait pu arriver ça ? Il n’était pas maladroit, et donc loin d’être une catastrophe ambulante. Cependant, il se rappelait de la surprise provoquée par l’ambassadeur de Taki, et étant le plus proche des champignons, c’est lui qui avait du faire quelque chose qu’il ne fallait pas faire. Cela ne faisait pas de lui le responsable pour autant, à ses yeux. Gaara s'exprima d'un ton légèrement interrogatif.

« Arame-san ? »

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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Ven 14 Jan - 21:27

L’intervention d’Arame surprit apparemment suffisamment le Kazekage pour créer la panique dans la serre. Sans que le ninja n’y comprenne quoique ce soit, en un instant, l’ambiance calme et sereine de la serre se transforma en un chaos total. En un instant, Arame se retrouva dans un nuage noir, et n’y voyant plus rien, il eut le réflexe de s’étaler au sol, afin de ne pas respirer ce gaz. Il crut d’abord à une attaque, et il roula sur le côté, prêt à se défendre. Mais sortant du nuage, et une fois debout, en position de combat, il se rendit compte qu’ils n’étaient nullement attaqués. D’une oreille distraite, Arame entendit un botaniste parler d’une voix vive au Kazekage. Le Takien était de l’autre côté du nuage noir, si bien qu’il ne voyait pas ce qui se passait du côté du Kazekage, et si ce dernier avait réussi à sortir du nuage. Ainsi, c’étaient les champignons qui avaient réagi ainsi. Mais pourquoi ? Arame avait-il fait quelque chose de mal ? Il ne s’en souvenait pas, il avait juste surpris le Kazekage. Bien sûr. Les petits nuages de sables qui s’étaient soulevés à la question d’Arame avaient bousculé des champignons. Ils devaient en tout cas être particulièrement dangereux pour réagir ainsi, au quart de tour, et d’une façon assez violente.

Au dessus d’Arame, les vitres s’ouvrirent, laissant le gaz dangereux s’échapper par cette ouverture. Arame contourna le nuage, et rejoint le Kazekage qui, à son grand soulagement, était debout, sain et sauf. A sa question, Arame fit remarquer sa présence, alors qu’il le rejoignait : « Je suis là. » Il marqua une pause, souffla en contemplant le gaz qui montait vers le ciel, et lança sans réfléchir : « Je crois que c’est votre sab… » mais il s’arrêta net. Sa position de diplomate ne lui permettait pas de faire une quelconque reproche au Kazekage, et il se reprit bien rapidement.

« Je n’aurais pas dû vous surprendre, je suis désolé. »

Là-dessus, Arame baissa la tête, laissant ses longs cheveux noirs glisser pour descendre vers le sol. C’était à la fois une remise en question, et une marque de respect. Mais alors qu’il fixait les carrelages blancs, il commença à les voir tournoyer. Il crut d’abord à un effet d’optique, à une ombre, mais les carrelages continuaient de s’entremêler. C’était impossible. Du genjutsu ? Ca n’en avait pas l’air. Il releva vivement la tête, mais tout tournait autour de lui. Il sentit chacun de ses muscles qui commençaient à s’engourdir, et même ses paupières semblaient s’alourdir. Ses pensées étaient confuses, il n’arrivait pas à se concentrer sur ce qui lui arrivait.

« Je… »

Il essayait de se reprendre, mais impossible. Il avait respiré malencontreusement du gaz, et même si c’était une faible dose, il semblait être particulièrement puissant. Au loin, il entendit le Kazekage, ou peut-être le botaniste, dire quelque chose, mais c’était comme s’il se trouvait très loin déjà. Sa vision s’obscurcit alors que ses membres se raidissaient. Ses jambes se dérobèrent, et il s’effondra au sol alors que ses paupières se fermaient. Pourtant, ses réflexes ne l’avaient pas trompé, et il avait été suffisamment rapide, c’était impossible que…

Tout devint noir devant Arame.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Lun 17 Jan - 21:07

Gaara avait appris aujourd’hui qu’il ne fallait surtout pas sous-estimer des champignons. Même quand on ne les mange pas. Bien sûr, à l’instant présent, il n’avait pas de suite fait le lien et il avait tout d’abord pensé à sortir du nuage de gaz, certes à l’aveuglette, mais un shinobi de son niveau pouvait largement se débrouiller et réussir. Il n’avait sentit quant à lui aucune menace, ce qui avait davantage augmenté sa perplexité. Ce n’était pas une attaque, en tout cas humaine. Car un des botanistes finit par arriver, en lui disant de ne pas s’approcher du nuage de gaz. Ça, il l’avait deviné tout seul, mais il craignait cependant l’effet que pouvait avoir ce gaz. Etait-il mortel ? Et qu’en était-il d’Arame ? Il fut déjà rassuré sans le montrer le moins du monde en apprenant que ce gaz était paralysant. C’est qu’il n’avait pas manqué de songer à l’éventualité de la mort de l’ambassadeur de Taki… Qui était venu en mission diplomatique. Nul doute que cela aurait créé un conflit entre leurs villages si jamais le village caché de la Cascade refusait de croire à un accident… Parce que bon, dire que c’était une attaque de champignons, il avait le pressentiment que ça passerait moins bien. Quoique… Ils avaient des preuves matériels, hein… Pour leur faire tester les champignons s’ils veulent… Il n’avait pas à chercher plus loin, et il regarda tout d’abord le botaniste ouvrir une fenêtre avant d’appeler le brun, histoire tout de même de s’assurer qu’il n’était pas paralysé.

Le rouquin posa son regard inexpressif sur Arame qui le rejoignait justement, et il en profita pour croiser ses bras comme d’habitude. L’incident allait être que du passé maintenant. Il jeta un rapide coup d’œil au botaniste qui s’approchait prudemment de la boîte des champignons pour la refermer, avant de se tourner totalement vers l’ambassadeur de Taki qui avait commencé à parler avant de se reprendre. Oh il se doutait bien de ce qu’avait sûrement voulu dire en premier le brun mais il n’était pas du tout à se soucier de ça… Tout comme ses excuses. Il se contenta d’hausser vaguement les épaules, comme quoi, maintenant qu’il n’y avait plus de conséquences, ce qui avait pu se passer exactement ne l’intéresser pas plus que ça. Le jeune Kazekage écouta le botaniste dire qu’ils penseraient à mettre un écriteau alertant du danger la prochaine fois. A se demander pourquoi ils ne l’avaient pas fait plus tôt ? Enfin, entendant le « je » d’Arame, il se retourna vers ce dernier.

"Oui ?"

Gaara remarqua de suite que quelque chose n’allait pas, à l’expression de l’ambassadeur, et l’instant d’après ce dernier s’écroulait par terre. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Il n’avait pourtant pas respiré du gaz puisqu’il avait pu venir jusqu’à eux en marchant ? Mais le botaniste en savait plus que lui et se précipita de suite aux côtés du brun, palpant alors les bras puis les jambes de ce dernier.

"Il a du en respirer en petite quantité quand il est passé à côté ! On a mis au point un antidote, il est à l’hôpital, je vais le chercher !"

Le jeune Kazekage stoppa le botaniste en lui disant que le mieux était plutôt de transporter Arame à l’hôpital. Ce dernier hocha de la tête avant de regarder avec une certaine insistance et crainte son supérieur. Gaara comprit le message, et il manipula du sable pour le glisser sous l’ambassadeur de Taki, le portant ainsi jusqu’à l’hôpital. Le botaniste partit chercher l’antidote dans la réserve avec un eisenin tandis que Gaara suivit un autre pour déposer Arame sur le lit d’une chambre. Il se tint dans un coin de la pièce, toujours les bras croisés, observant l’eisenin administrer à ‘laide d’une piqûre l’antidote au brun. On l’informa que ce dernier agirait d’ici 5 minutes sur le cerveau puis les sens, par contre, il fallait compter deux bonnes heures pour que tout engourdissement disparaisse. Fièrement, l’eisenin expliqua qu’ils avaient confectionné le plus puissant des antidotes au gaz des fameux champignons. Bien prétentieux, mais le jeune Kazekage pouvait être fier de ses shinobis. Et même s’il n’aimait pas attendre, il resta. C’était son rôle de kage…. Il se posta alors à l’entrée de la chambre, pour observer les allées et venues des personnes, sans se soucier de perturber un peu tout le monde avec sa présence.
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MessageSujet: Re: Mission diplomatique à Suna   Mar 25 Jan - 19:14

Lorsqu’Arame rouvrit les yeux, il fut prit d’un vertige lui transmettant ainsi un mal de crâne qui fit vriller la voix de l’eisenin dans sa tête. Mais rapidement, sa vision se stabilisa, son oreille interne reprit ses repères, et il sentit le goût âpre de sa salive dans sa bouche. Le plafond qui s’arrêta de tourner, au dessus de sa tête, était fait de cette matière propre à Suna, d’un brun léger. Son regard détailla la pièce. Une plante verte était posée sur une table, près d’un orifice rond dans le mur qui servait de fenêtre. Dans le coin à sa gauche, Arame vit une armoire, puis une chaise où étaient posées certaines de ses affaires. Il sentit alors un grand manque, au niveau de sa ceinture : le poids rassurant de ses affaires de ninja ne se faisait plus sentir, ce qui obligea Arame à se redresser vivement dans son lit, par reflexe. Le ninja n’avait pas été recouvert des couvertures, et alors qu’il était assis sur le lit, le médecin bondit et le força à se rallonger.

Il n’arrivait pas à savoir depuis combien de temps il était tombé dans cet évanouissement. Il ne se souvenait qu’avoir respiré de ce gaz malsain, et que tout était devenu noir. Voilà peut-être deux jours qu’il était dans ce lit, ou peut-être cinq minutes. Il comprit qu’il n’était pas en état de discuter face au ninja-médecin, et se laissa faire par celui-ci. Ses muscles engourdis ne lui permettaient, de toute façon, pas de se débattre. Il laissa le médecin lui administrer une dose, surement pas la première, de ce qui était très certainement un antidote.

« Cela fait longtemps que je suis là ? »

Mais alors qu’Arame avait prononcé ces quelques mots, sa langue lui parut d’une lourdeur infinie. Il entendit vaguement le médecin lui dire de ne pas parler, avant de sombrer dans un profond sommeil. Ce n’était peut-être pas un antidote, mais un somnifère. Lorsqu’il se réveilla pour la seconde fois, le soleil avait descendu dans le ciel, et cette fois, Arame sentait chaque douleur de son corps, et non pas cet étrange engourdissement qui l’envahissait au réveil précédent. Il n’y avait personne dans sa chambre, et Arame, après quelques instants, parvint à se remettre debout. Il était maintenant tout à fait guéri. Il se leva, et remit ses chaussures ninjas, bien qu’elles l’inconfortaient, avant de s’emparer de sa ceinture garnie de sacs pour ses kunais, ses shurikens, et l’attacha autour de son pantalon. Le poids de la fiole de l’eau de Taki le rassura, et il eut un sourire en se regardant dans le miroir.

Il prit son temps, soufflant, avant de se diriger vers la sortie. Il n’espérait pas y voir le Kazekage, il irait certainement lui rendre visite dans son bureau un peu plus tard, il ne voulait pas l’incommoder plus que ça, déjà que l’émissaire s’était montré ridicule en s’évanouissant en pleine mission – simple – diplomatique. Il poussa la porte, et jeta un regard dans le long couloir. A gauche, il était désert, sauf une infirmière qui le traversa, apparemment pressée. Au moment de regarder à droite, Arame eut un mouvement de sursaut. Le Kazekage se tenait là, bras croisés, affublé de son visage inexpressif. Arame se força à sourire, avant de s’incliner.

« Vous n’auriez pas dû rester, maître Kazekage, j’aurais pu venir dans votre bureau plus tard. »

Arame marqua une pause, mais pas suffisamment longue pour permettre au Kazekage d’intervenir.

« Vos eisenins font un travail remarquables. Et vos botanistes également… » Il eut un petit rire. « Je vous ai déjà bien assez embêté, je ne voudrais pas vous incommoder plus longtemps. Je pense repartir dans la soirée. De toute façon, tous les accords que nous avions à voir ont été vu, et je ne voudrais pas m’empoisonner à nouveau. Je m’en excuse sincèrement, d’ailleurs. »

Arame vérifia qu’il n’avait rien oublié. Il acheva sa tirade, qu’il avait faite à une vitesse extraordinaire, par une petite révérence, à nouveau, avant d’attendre la réponse du Kazekage.

Effectivement, Arame ne repartit pas plus tard que dans la soirée. Après avoir remercier mille fois la libraire, les médecins, s'être excusé auprès des botanistes, et après les quelques politesses dûes aux Kazekage, Arame reprit la route du village de Taki. En tout cas, il n'était pas prêt d'oublier sa visite. Et d'ailleurs, il allait peut-être faire un détour par Kusa... Il n'avait jamais vu encore le pays de l'Herbe...
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